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Lambert Ringlage › Pearls

5 titres - 71:53 min

  • 1 Far Away 15:27
  • 2 Rainbow 14:00
  • 3 Pearls 12:30
  • 4 Mysterious Fog 15:27
  • 5 Dreamland 14:29

line up

Lambert Ringlage : Keyboards, synthétiseurs, percussions électroniques & FX

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Un petit rendez-vous doux, teinté de nostalgie musicale. Ça vous tente? C’est ce qui vous attends avec Pearls de Lambert Ringlage. Fondateur de Spheric Music, Lambert était avant tout un musicien très avant-gardiste, qui créait une musique électronique au début des années 80. Paru initialement en 1990 Pearls est une réédition de la cassette, avec en prime Dreamland qui figurait sur la cassette Dreaming. Une musique onctueusement mélodieuse, qui repose sur de doux mouvements synthétiques qui se déplacent avec souplesse et délicatesse. Après une intro psycho cosmique statique, Far Away se développe sur une belle mélodie, style berceuse, qui se métamorphose en ligne principale séquentielle. Cette douce séquence progresse harmonieusement sur une basse ondulante et des percussions sobres. La ligne de basse joue un rôle prépondérant, aidant aux subtiles modifications dans les tons. Les strates synthétiques survolent chaleureusement Far Away, parsemant l’atmosphère de brefs, mais délectables, solos de synthé, agrémentés de chœurs discrets, donnant une aura intimiste à Far Away. Un superbe titre qui a des odeurs de déjà entendu, comme quoi il a eu son influence dans les modes à suivre. Un étonnant mouvement staccato s’organise autour de l’introduction de Rainbow pour former une séquence hypnotique très harmonieuse. Suaves, les notes voltigent entrecroisant leurs résonances pour insuffler un tempo vrillant, recouvert de superbes strates séquentielles bouclées sur des percussions sobres. Le mouvement progresse avec des passages plus soutenus par des riffs d’un clavier agressif, pimenté de solos de synthé très élaborés. Il y a de belles passes de synthétiseur dans ce titre. Après un petit arrêt atmosphérique Rainbow repart de plus belle avec sa séquence initiale, plus animée mais toujours saupoudré de merveilleux solos à faire rougir Keith Emerson. Un très bon moment. Pearls déploie cette même énergie séquentielle. Derrière un piano mélodieux, des accords de synthé défilent à grande vitesse sur un mellotron ouateux, divisant une sphère musicale en deux formes; flottant et frénétique. Vers la 4ième minute, une quiétude s’installe sur des effets sonores d’une jungle surréaliste. Un lent mouvement se dandine et s’éclairci sur des notes qui forme un étrange ballet musical d’une souplesse harmonieuse. La séquence vrille avec agressivité, à mesure de sa progression, pour clore sur un tempo lourd aux grosses riffs agressives. Une atmosphère feutrée, avec des pulsations brumeuses, ouvre l’intriguant Mysterious Fog, un titre tout à fait prédestiné. Hypnotique, le tempo tourbillonne avec une atmosphère lourde, enrobé de strates synthétiques et d’effets sonores vaporeux. De notes spiralées serpentent une mélodie minimaliste sur de faibles percussions claquantes et de belles couches synthétiques orchestrales, qui donnent à Mysterious Fog une ambiance lugubre sur un fond très harmonieux. De fines notes limpides dansent sur un rythme scintillant, enveloppé d’un synthé mellotronné aux formes, et couleurs, aussi variées qu’animées pour introduire Dreamland. Une séquence, très mélodieuse, sculpte le paysage sonore. Elle évolue, à l’ombre d’un mellotron qui emprunte différentes formes flûtées, en modifiant son tempo et sa structure symphonique minimaliste en crescendo, avant de s’éteindre dans les douces atmosphères flottantes et ses souffles mellotronnés. Pearls est une perle de MÉ, style Berlin School, oubliée dans les labyrinthes intemporels. C’est une superbe collection qui renferme une panoplie d’idées musicales qui ont inspirées des artistes comme Software, Jiannis, Keller & Schonwalder et toute cette génération d’artistes Allemands qui ont germés au début des années 90. Un opus à la fois progressif et mélodieux qui bourré de strates mellotronnées à faire rêver et à faire frémir. Lambert, un nom qui semble oublié et qu’on aurait intérêt à redécouvrir.

note       Publiée le samedi 7 octobre 2006

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Phaedream › mardi 10 octobre 2006 - 01:16  message privé !
avatar
Et que veux dire ; CHRISTOPHE !!!...???
Note donnée au disque :       
Aiwass › samedi 7 octobre 2006 - 16:43  message privé !
CHRISTOPHE !!! (Désolé mais il fallait que quelqu'un la fasse)