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Oxbow › Let me be a woman

cd • 8 titres • 51:38 min

  • 1Sunday
  • 2Gal
  • 3The Virgin Bride
  • 41000
  • 5Me and The Moon
  • 6The Stabbing Hand
  • 7Acker sound / Read all Over
  • 8The Stabbing Hand (with Kathy Acker)

line up

Dan Adams (basse), Greg Davis (batterie), Eugene Robinson (voix), Niko Wenner (guitares)

remarques

chronique

Styles
blues
hardcore
rock
Styles personnels
noise

Réedité chez Ruminance (un label français !), "let me be a woman", l'album du "vrai" Oxbow, tel que nous le connaissons aujourd'hui, 4 ans à accoucher, dans la douleur, après les hésitations parfois hasardeuse et incohérente de "Fuckfest" et "King of the jews". "Sunday", le premier titre, pourrait résumer la quintessence d'Oxbow à sa propre existence: des guitares noises et rugueuses qui tissent des toiles de blues sans même en avoir l'air, dans une répétitivité toute transcendantale, supporté par la frappe lourde du batteur et le chant halluciné d'Eugène. Beaucoup plus homogène qu'auparavant (même s'il se disperse de temps en temps dans des chemins qu'il ne maitrise pas tout à fait), le disque s'évertue à repousser les limites du "conte illustré dont vous êtes le héros". Car Eugène est bel et bien le maitre de cérémonie, contant des atrocités type torture ("Gal") dont la musique se greffe petit à petit, en accélération évoquant un "Heroin" du Velvet pour la forme, en beaucoup plus sauvage, pour arriver dans une sorte d'apothéose sanglante, de magma guitaristique et de frappe tendiniteuse. Vient poindre là bas un chef d'œuvre, "1000", qui ravira les fans de Neurosis (dont Oxbow est devenu une indéniable inspiration) par son côté progressif / montée en puissance / je hurle à en mourir / je t'assomme à coups de gros accords bien puissants à l'unisson avec la batterie et la basse, histoire de s'assurer que ta gueule se colle bien sur le sol, déviant sur une mélodie finale mélancolique type anti happy end… D'une lourdeur exemplaire, oppressante, avec un Eugène qui s'assume totalement, des riffs qui trouvent leur place et un batteur qui ose enfin les cabrioles, "let me be a woman" souffre malheureusement d'une fin longue au possible (le problème de la réédition), chiante, avec cet orgue inutile sur plus de 10 min, et ce morceau "Stabbing hand" (déjà long) réinterprété inutilement avec Kathy Hacker…

note       Publiée le vendredi 22 septembre 2006

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schockraum › vendredi 22 septembre 2006 - 20:21  message privé !
le second meilleur qui nik tout. Vla ta pelletée de riffs qui te colle en effet bien "la gueule sur le sol". Cet album, nik sa mère ! 5 BIG BALLS !
Note donnée au disque :