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Tangerine Dream › Logos Live

  • 1982 - Virgin, TAND3 7243 8 39445 2 1 (1 cd)

3 titres - 50:15 min

  • Logos| 44:39
  • Dominion| 5:26

enregistrement

Enregistré le 6 Novembre 1982 au Dominion Theatre à Londres

line up

Christopher Franke (keyboards & synthétiseurs), Edgar Froese (keyboards & synthétiseurs), Johannes Schmoelling : Keyboards & synthétiseur

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Logos est tout un opus! Une œuvre complète et sans faille enregistrée lors de la superbe et étonnante tournée de 81/82. Une tournée électronique où Tangerine Dream, alors dans la foulée de son apprentissage numérique, stigmatisait nos oreilles avec un maillage de structures expérimentales et progressives qui regorgeait de ces passages toujours aussi mélodieux uniques à la signature du Dream. Et c’est la force de Logos; des rythmes et ambiances qui changent constamment d’orientations, empruntant des tangentes insoupçonnées qui sont toujours en parfaite symbiose avec leurs dépendances mélodieuse. Divisé en 4 grands thèmes subdivisés par des passages lourdement atmosphériques, Logos débute avec des gargouillis et des effets électroniques qui nous plongent en plein cœur des découvertes de l’ère digital du Dream. Tranquillement un rythme lent, tiraillé par ses arômes psychédéliques et cosmiques, s’empare de cette longue fresque musicale. L’intro baigne dans une ambiance cosmique et électronique avec un rythme lent nourri de percussions claquantes qui résonnent parmi des nappes et couches de synthé aux tonalités autant métalliques que spectrales si distinctes au Dream. Ce rythme lent nous conduit vers une sorte de blues électronique où les solos de synthé roucoulent dans un univers truffé de mélodies qui meubleront les Risky Business et autres trames sonores à venir. Déjà 11 minutes au compteur que cette approche mélodieuse plonge dans un trou noir. Les synthés dégagent des brumes métalliques vacillantes et tranquillement on est absorbé par cette étrange approche néantique lorsque des percussions surgissent de nulle part, tambourinant un rythme flou qui roule sous les vapes d’un synthé où chœurs à la DJ (shiqueshiqueshique-ankle) emplissent l’atmosphère de slogans synthétisés. Débridé le rythme hoquète sur un séquenceur alerte. Il augmente la cadence sur des synthés aux lourdes réverbérations menaçantes. Ce séquenceur est sublime. Il récupère le rythme avec des nouvelles modulations de percussions, comme des tams-tams irréels dont les frappes frénétiques tracent une étonnante approche harmonique dans un dédale de frappes aux doublons intensifs. Ce rythme désarticulé est submergé par un synthé aux étranges codes vocaux, aux riffs lents, sinueux et spasmodiques. Cette première tempête se détend dans une approche mélodieuse avec des synthés aux harmonies de soie qui accompagnent le rythme jusqu’à son 2ième arrêt atmosphérique vers la 25ième minute où des souffles caverneux tapissent une ambiance morphique. Des percussions claquent dans ce 2ième néant, éveillant des synthés aux souffles endormis et initiant une mélodie candide. Du tapage métallique secoue ces pulsations linéaires sombres. Flottant le synthé tisse des mélodies qui errent en accords avec leurs notes éparses. Des notes perdues dans un synthé haletant et des percussions tétanisées par une approche décroissante, comme un ivrogne marchant de reculons. Cette approche sera brusquement renversée lorsque que Franke débauche son séquenceur en percussions débridées sur un rythme infernal. Ces séquences aux frappes démentielles donnent naissance à une approche rythmique infernale qui sera harponnée par un solo de séquences et percussions, clôturant une longue odyssée musicale qui sera coiffée d’une superbe finale harmonieuse un peu comme si nos valeureux guerriers du synthétiseur rendaient leurs armes avec la ferme intention de les reprendre. Et c’est avec Dominion, un titre très rythmé avec un synthé orchestral et son refrain accrocheur, que se termine ce superbe opus. Logos c’est du délire culturel. Dès que l’annonceur fait l’introduction de TD, jusqu’à la toute fin, on est accroché. Franke, Froese et Schmoelling jouent avec complicité. Chaque mouvement, chaque revirement et chaque séquence/percussion sont sciemment calculés de façon à y construire des mélodies harmonieuses qui viennent lever le poil. Génial, Logos est tout simplement incontournable. Et ce comme plusieurs autres titres de Tangerine Dream qui à l’époque surprenait de cd en cd, chacun dépassant la limite du précédent avec des mélodies qui tourbillonnent encore dans nos mémoires. Des mélodies uniques, accrochées à des structures en constante évolution, qui nous hantent encore et qui démontre que le trio de Berlin n’avait pas son pareil pour allier approches expérimentale et mélodieuse dans un même canevas.

note       Publiée le samedi 16 septembre 2006

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Aladdin_Sane › vendredi 7 février 2014 - 05:52  message privé !

Parfait pour une nuit d'insomnie...

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dariev stands › jeudi 30 août 2012 - 16:33  message privé !  dariev stands est en ligne !
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Présent ! TG sample Godley & Creme, c'est bon ça ! ça leur fait un point commun avec J Dilla (via 10cc, ok...)

Phaedream › jeudi 30 août 2012 - 15:16  message privé !
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On en apprend tous les jours! Ce que je croyais être shiqueshiqueshique-ankle serait plutôt Wicka-wicka-wicka Wake up! Up! Up, up-up, up-up-up-up, up, up!. Ça serait même un sampling de Godley/Creme de leur étrange album Consequences. Alors, pour ceux que ça intéresse :D

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Coltranophile › mercredi 4 août 2010 - 11:12  message privé !

"Dominion" est un titre absolument immonde, une daube popesque typique de l'époque qui n'a aucun intérêt ici. Quant à "Logos", c'est autre chose, un monument biscornu qui alterne des séquences expérimentales, des mélodies un peu sirupeuses (mais il faut admettre que le talent de mélodiste de Froese arrive à emporter le morceau), des instants ambients. Un peu daté dans les sons par instants mais l'on ne décroche pas et pour cela ce disque vaut le détour.

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le mourm › lundi 6 avril 2009 - 13:31  message privé !

Tangerine Dream 2009 sera à Paris à l'Olympia le samedi 12 septembre!!

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