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Klaus Schulze › Body Love 2

cd • 3 titres • 56:23 min

  • 1Nowhere - Now Here29:02
  • 2Stardancer II14:15
  • 3Moogetique13:15

enregistrement

Enregistré à partir de la fin 76 à Septembre 1977, à Frankfurt

line up

Klaus Schulze (claviers, synthétiseur moog, minimoog, polymoog, ARP odyssey, ARP 26000, séquenceur, farfisa string orchestra et batterie)

remarques

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Avec la parution du 1ier Body Love, Klaus Schulze nous réservait une surprise; il avait concocté assez de matériel pour faire une trame sonore (Body Love 1) et pour faire un album studio, sans liens avec le film. Projet audacieux qui témoigne de la qualité artistique et de la suffisance du personnage. Car, après un album aussi limpide que Mirage, Schulze avait encore des réserves pour renouer avec ceux qui étaient encore sous l’effet Moondawn et Body Love 1. D’ailleurs, aux premiers souffles de Nowhere-Now Here nous sommes en terrain connu. Aux premières notes, nous sommes replongés dans l’univers sensuel et langoureux de Body Love 1.Un vent calme et serein souffle sur un synthé truffé d’effets sonores analogiques. Flottant, le synthé développe son intro sur un mouvement éthéré où siffle de somptueux solos sur une ligne basse à impulsion sensuelle et un mellotron onctueux qui dessine une courbe profonde. Les percussions tombent, provocatrices elles forment une parfaite symbiose avec les déhanchements d’un tempo encore plus suave. En mi-parcours, la cadence s’intensifie sur un mouvement plus débridé, ponctué de sublimes solos d’un Moog incontrôlable, défiant les mesures séquentielles. Un titre tout simplement sublime qui étonne constamment par ses variantes directions, secondé par une batterie qui roule avec justesse sur des mouvements bouclés et enivrants, alors que le mellotron, toujours présent, amplifie un fond musical riche et harmonieux. Comme le faisait si bien remarqué Force Majeure (lecteur de Guts Of Darkness), Schulze nous livre en Mowhere-Now Here son plus beau morceau. Stardancer II est assez similaire avec la 1ière partie. La vaporeuse intro y est plus courte, avant que le rythme n’explose sur de bonnes percussions et de furieux solos de synthé. Moogetique ramène tout le monde à la case ambiante. Un titre atmosphérique aux effluves métalliques qui flotte sur un synthé lancinant et sombre. Le mellotron ajoute encore une profondeur inouïe, derrière un souffle cosmique sombre. Un titre qui aurait facilement trouvé sa place dans 2001 : A Space Odyssey, tant l’atmosphère s’y prête. Sans avoir la profondeur musicale du premier volet, Body Love 2 est un excellent cd. À elle seule, Nowhere-Now Here vaut la dépense..quel titre merveilleux, alors que les deux autres titres sont forts respectables, en plein dans l’idéologie musicale qui prévalait à l’époque. Et même un peu plus, considérant le rythme débridé de Stardancer II. En réalité, c’est un excellent complément à Body Love 1. De là à entamer un débat, à savoir lequel est le meilleur, c’est comme divisé un cheveu en quatre pour savoir le quel est le plus fin. Les deux valent le coup. Un œuvre petit chef d’œuvre comme seul Klaus Schulze savait les faire. Et Nowhere-Now Here… quel ‘’trip‘’ musical!

note       Publiée le dimanche 10 septembre 2006

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Klarinetthor › vendredi 15 avril 2016 - 13:48  message privé !

hum... non rien

nicola › vendredi 15 avril 2016 - 13:31  message privé !

Philippe ou Ringer ?

Raven › vendredi 15 avril 2016 - 02:49  message privé !
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Ah ça, "Nowhere Now here", c'est quelque chose, une pure merveille... et sous-estimée (par l'auteur lui-même). Pas encore entendu de morceau de Klaus qui la surpasse je crois. Sinon, pour le bonus esthétique non-négligeable: c'est Catherine, au milieu.

Note donnée au disque :       
Demonaz Vikernes › jeudi 14 avril 2016 - 16:06  message privé !

La claque ! Je pensais avoir acheter le 1er Body Love (mon édition ne mentionne pas de "Vol. 2" en gros sur le cover), je suis pas déçu d'être tombé sur celui là ! C'est bien simple, j'étais déçu de ne retrouver sur aucun album la perfection du LIVE de 1980, et bien c'est chose faite ! Nowhere Now Here est absolument parfaite ! Quelle pièce ! Et la suite ne déçoit pas. Je ne connais pas le premier Stardancer, mais cette 2ème partie est éblouissante. Moogetique clôt l'album sur un ton plus ambiant, peut-être un cran en dessous des 2 autres titres mais excellent quand même. Faut que je me chope le premier Body Love !

Note donnée au disque :       
Raven › dimanche 18 octobre 2009 - 14:16  message privé !
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Nowhere Now Here... le seul morceau de Klaus que j'ai eu en tête dès la première écoute, ce truc obsédant, le premier mouvement est terrible, y'a ce quelque chose de dramatique sans être tragique, hyper lumineux, transcendant, qui s'élève bien haut et t'entraîne avec lui - et fout un peu les boules aussi il faut bien l'avouer. Sensationnel.

Note donnée au disque :