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Klaus Schulze › Mirage

3 titres - 77:10 min

  • Velvet Voyage (28:16)
  • Crystal Lake (29:15)
  • In cosa crede chi non crede? (19:39)

extraits vidéo

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enregistrement

Enregistré en Janvier 1977 à Hambühren et Frankfurt

line up

Klaus Schulze (moog, ARP odyssey, ARP 2600, séquenceur, mini moog, polymoog, farfisa string orchestra, etc..)

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique ambiante-planante

Après les rythmiques Timewind, Moondawn et Body Love, Klaus Schulze déroute son public en offrant un album d’une quiétude inattendue. Mirage est un titre minimalisme où Schulze multiplie les couches synthétiques qui s’harmonisent avec la résonance de leurs coussins, dans une atmosphère ambiante, planante et désertique. Velvet Voyage est un long voyage synthétique où Schulze juxtapose les strates synthétiques sur un tempo lent, sinueux. L’effet de solitude est accablant. Nous sommes en pleine impulsion planante, qui bouge subtilement sur des mouvements incertains, donnant une lourdeur conflictuelle. Des tintements apportent une dimension plus sereine sans pour autant remuer le rythme, alors qu’un lointain synthé dessine une mélodie qui accompagne ce mouvement qui dérive avec mélancolie. C’est comme écouter les suaves complaintes synthétiques de Moondawn, sur un fond sonore très Irrlicht, si vous voyez le genre. Ça m’a pris quelques écoutes, et beaucoup de volonté pour apprécier ce voyage de velours. Quoique autant minimalisme, et construit sur le même moule, Crystal Lake est nettement plus mélodieux. Un fluide mouvement séquentiel, aux tonalités de multiples clochettes, dessine un horizon sonore. Des couches synthétiques, aux intonations variables, épousent ce mouvement, augmentant son crescendo sur des scintillements et bourdonnements synthétiques, jouant autant sur les aigues que les basses. Minimalisme et accrocheur, le mouvement devient plus statique en 2ième portion, mue par des élans de basse ondulants. Solitaire, un synthé accroche son souffle sur ce fond de basse. De fines notes percent le silence et se nourrissent de leurs échos, propulsant le mouvement en une tornade synthétique qui vrille sur leurs résonances et ses solos symphoniques. Un titre sublime, qui contient quelques longueurs, un gros défaut sur Mirage. En prime, sur l’édition spéciale de Revisited Records, nous avons In cosa crede chi non crede? Un autre long mouvement, planant conformément à l’esprit qui règne sur Mirage. L’intro nous ramène aux premières sonorités de Schulze avec le gros orgue qui se promène sur des couches synthétiques nuancées. Très atmosphérique, le mouvement s’étire sur un synthé flottant avec quelques effets sonores qui agrémentent une lourde et lente procession atonique. Mirage n’est pas mon œuvre préférée dans l’immense catalogue de Klaus Schulze. Il ne s’y passe pas grand-chose. C’est planant et très atmosphérique. Selon les amateurs de style ambiant, ça demeure une référence car seul Schulze, et Steve Roach sans doute, réussissent à donner une profondeur à un banal souffle synthétique qui épouse le calme plat d’un clignement de cil.

note       Publiée le dimanche 10 septembre 2006

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Note moyenne :        12 votes

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Demonaz Vikernes › vendredi 20 novembre 2015 - 11:12  message privé !

Une réédition qui vaut le coup, je trouve la piste "In cosa crede chi non crede?" absolument magnifique, et totalement dans le ton du reste de l'album. Je me demande même si je ne la préfère pas au "Velvet Voyage"...

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Thierry Marie › jeudi 24 juin 2010 - 08:42  message privé !

Ah "Mirage", mes 17 ans... Deux plages stylistiquement différentes pour 2 réussites majeures. S'il ne fallait garder que 3 albums de Schulze, "Mirage" serait sans conteste dedans. Choisir les 2 autres seraient plus difficiles: "X", "Royal Festival Hall", "Dziekuje Poland", "The Dome Event", "The Crime of Suspense", "Dune", "Irrlicht"...? Mystère, peut-être même encore un autre selon l'humeur du moment. Mais "Mirage" assurément.

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Hackett › vendredi 8 janvier 2010 - 13:03  message privé !

Phaedream j'ai lu beaucoup de tes chroniques, et je sais que tu es un grand admirateur de Klaus, mais là je te trouve vraiment severe. Enfin bon comme tu le dis, c'est vrai que cet album est moins "percussif" que d'autres comme Moondawn, et se situe plus dans une veine "ambient". Mais personellement c'est mon préféré de Schulze, celui qui me fait le plus planer.

Velvet Voyage est mon titre favori de Klaus, toujours le contraste entre la cacophonie (du début) et l'harmonie. Et là je trouve que la transition entre les deux se fait avec une très grande fluidité. La sensation d'être dans le brouillard, et que progressivement tout devenait plus clair. Les nappes sont superbes, tout comme les sequences. Grandiose.

Crystal Lake est également hors du commun. Tout en fragilité, pureté. Ses sublimes arpeges croisées de "clochettes"...

Bref, le meilleur Schulze pour moi.

La couleur blanchâtre que degage ce "electronic winter landscape" fait penser au paradis.

Chef d'oeuvre.

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snooky › jeudi 22 janvier 2009 - 20:05  message privé !

Il est des oeuvres musicales comme des oeuvres littéraires ou des tableaux de maitres.Certaines vous séduisent instantanément sans que vous sachiez vraiment pourquoi.Et les critiques vous importent peu.Mirage fait partie de ceux là.Séduit et conquis dès les premières mesures, ce disque fit longtemps partie de ma discothèque idéale.Pratiquement en boucle...Et aujourd'hui encore, lorsque je l'écoute, la magie opère toujours.Le plus incroyable,surtout sur Velvet Voyage, c'est que sur une musique relativement minimaliste, KS réussit à retenir l'attention et à captiver l'auditeur.Crystal Lake est plus rythmé( tout est relatif) mais sublime. Cependant un mystère demeure.Sur Velvet Voyage , on entend des voix furtives.Mais que disent les voix ??

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mangetout › dimanche 7 septembre 2008 - 15:53  message privé !
La "mauvaise foi" est mon deuxième surnom !