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Tangerine Dream › Exit

  • 1981 - Virgin, 840 519-2 (1 cd)

6 titres - 36:32 min

  • Kiew Mission| 9:18
  • Pilots Of Purple Twilight| 4:19
  • Choronzon| 4:07
  • Exit| 5:33
  • Network 23| 4:55
  • Remote Viewing| 8:20

enregistrement

Enregistré entre Juin et Juillet 1981

line up

Christopher Franke (synthétiseur Moog et VCS 3, keyboards, séquenceur et percussions), Edgar Froese (synthétiseur VCS3, mellophonium, mellotron, orgue, guitares et basse), Johannes Schmoelling: Synthesizer, keyboards et piano

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

C’est avec de l’équipement renouvelé, à la fine pointe de la technologie, et avec des poussières de Thief que Tangerine Dream amorce un nouveau virage avec Exit. Et, qu’on le veuille ou non, c’est une amère déception. Habitués, sauf pour les trames sonores, que nous étions aux longs titres, qui parfois transpiraient l’improvisation, Exit offre une collection de 6 titres, qui, ensemble, ne dépassent pas les 40 minutes. De quoi faire blêmir les purs et durs. Pourtant, aussi courtes que les pièces pouvaient être, Franke, Froese et Schmoelling en mettaient encore plein les oreilles. Des explosions métalliques ouvrent le sas de Kiew Mission. Sur une intro qui a sans doute inspiré Blade Runner, les percussions roulent. Nerveux le séquenceur roule si bien parmi les percussions, qu’on se demande lesquelles sont lesquelles. Un synthé mélodieux boucle le rythme qui s’estompe pour laisser place aux vocalises d’une actrice Russe qui récite des paroles d’espoir et de paix pour le peuple russe qui vit une tension internationale inquiétante sur une musique narrative. Des solos de synthé survolent une atmosphère statique qui s’anime sur des notes plus incisives conduisant à un superbe passage mélodieux où le synthé prête son souffle à des sonorités qui se mélangent aisément à des voix hétéroclites. C’est un très bon titre qui roule sur un séquenceur génial et des belles couches de synthé métallisées qui est devenu un classique et qui meuble encore les concerts de Tangerine Dream. Pilots of Purple Twilight est un titre statique sur un fond métallique en suspension. Transpercé de lances synthétiques, il bourdonne d’intensité à l’ombre d’un séquenceur pesant, nerveux. Chorozon est fumant! Un titre lourd avec un synthé mélodieux. Il a tout les ingrédients pour plaire; percussions symétriques, synthé atmosphérique avec strates harmonieuses qui découpent une superbe mélodie accrochante nourrie de chœurs célestes sur fond de folie passagère. Le tout repose sur un rythme évolutif aux séquenceurs claquants qui honnissent les percussions habituelles. C’est un titre court et superbement divin, tout comme le fabuleux Network 23 et son beat à la Kraftwerk. Exit, la pièce titre, est une superbe mélodie qui deviendra légion dans le répertoire à venir de TD. En souplesse et en harmonie, les mouvements circulaires sont du bonbon mélodieux confortablement installé sur une section rythmique légère. Remote Viewing replace la sonorité expectative de TD. Un peu comme les intrigantes atmosphères d’Invisible Limits et œuvres de tout acabit au début des années 70, des effluves que nous retrouverons aussi sur Thief. Avec Exit, Tangerine Dream tente une approche plus accessible et commerciale de ses œuvres. De courtes pièces, qui sont bonnes faut l’avouer (ne jouons pas aux modestes blasés), qui démontrent un sens innée des harmonies. Est-ce l’effet Schmoelling? C’est évident qu’avec le recul ça ne peut-être que cela, car une fois Schmoelling parti l’orientation mélodique et musicale du Dream en a pris pour son rhume. Mais replaçons-nous dans le contexte. Après Tangram, les amateurs attendaient, et avec justesse, une œuvre plus complexe, plus raffinée d’où la déception généralisée. En ce qui me concerne, Exit est un collage de 6 titres mélodieux et rythmiques, auxquels il ne manquait juste que les liens musicaux les soudant l’unes aux autres. Et là, on aurait crié au génie!

note       Publiée le dimanche 3 septembre 2006

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Demonaz Vikernes › vendredi 21 septembre 2018 - 16:41  message privé !

Moins bien que Thief dans un genre similaire, ça reste un album assez facile à écouter. Très kitch en effet.

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Coltranophile › mercredi 4 août 2010 - 11:09  message privé !

Catastrophe. J'ai eu beau me faire violence pour lui accorder un certain nombre d'écoutes, je trouve ce disque parfaitement horrible. Kitchouille 80's, vulgaire, sans âme,....Rien à sauver à part le dernier titre. Autant "White Eagle"...Mais alors là, niet.

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Thierry Marie › lundi 5 juillet 2010 - 09:49  message privé !

Quelle platitude! Quelle banalité! Mais où est l'intérêt de ces musiquettes aseptisées? Grandeur et décadence: dire que, pour le cinquantenaire que je suis, le nom de Tangerine Dream a été associé à une musique proprement inouie, au sens étymologique du terme (de "Zeit" à "Ricochet")...

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snooky › dimanche 15 février 2009 - 19:32  message privé !

"Exit" reste, à mon avis, un très bon album.Les morceaux sont, certes, plus courts mais très élaborés.On y sent un vrai travail de recherche.Pas encore du foutage de gueule( mais ca viendra).Et je ne pense pas qu'avoir enchaîner les titres ensemble y aurait changer grand chose.Une nouvelle voie, un nouveau chemin.Pas un chef d'oeuvre, mais vu la suite, un album LARGEMENT écoutable.

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le mourm › lundi 30 juillet 2007 - 20:14  message privé !
"Kiew Mission" "Exit" et "Remote Viewing" sont d'excellentes incursions de TD dans une musique plus cadrée et concise qu'autrefois.Des titres courts comme ils en produiront de pleines brouettes pour les B.O de films qu'ils signeront par la suite, mais bien plus aboutis et travaillés, en tous cas largement supérieurs en terme de qualité. "Choronzon" en version studio, laisse un peu sur sa faim, tant les versions live de 81-82 sont explosives.
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