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Klaus Schulze › Body Love

4 titres - 75:10 min

  • 1.Stardancer (13:38)
  • 2.Blanche (11:44)
  • 3.P.T.O. (27:12)
  • 4.Lasse Braun (22:26) (Bonus Track)
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enregistrement

Enregistré à la fin 1976 à Frankfurt & Bochum

line up

Klaus Schulze (claviers et synthétiseurs)

Musiciens additionnels : Harald Grosskopf (batterie)

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Body Love, est le 7ième opus dans la chronologie des œuvres de Klaus Schulze. Et la grande question était; comment un artiste peut survivre à une œuvre comme Moondawn? Schulze ne l’a pas trouvé compliquée! Sa réponse? Body Love! Et, c’est tout un voyage musical que Klaus Schulze nous a concocté à cette période. Une œuvre inattendue qui déculotte, sans aucun jeu des sens ici, près de 30 ans plus tard. Une œuvre géniale où Schulze démontre sa maîtrise des mouvements corporels et des fluides sensuels qui s’en dégage. Stardancer débute avec une douce ligne synthétique qui se déroule avec des faibles chœurs qui orgasment dans un univers galactique. Effets sonores analogues, batterie désordonnée qui chute avec acharnement, gaz sonores qui parfument une atmosphère à la dérive. L’intro de Stardancer est gargantuesque. De toutes parts fusent des effets hallucinants d’une ère psychédélique cosmique. Et le rythme bascule dans une démence qui entourait Moondawn. Car, il faut bien être honnête, Body Love est une suite musicale à Moondawn. Lasse Braun, directeur du film porno Body Love, avait utilisé la musique des albums Timewind et Moondawn comme première trame sonore de son film. Le producteur avait essayé des chansons plus pop, mais ça ne collait à l’esprit de son film, encore moins aux mouvements sinueux et langoureux des acteurs. Ainsi Lasse Braun contacta Klaus Schulze pour que ce dernier compose une trame sonore aux influences de Moondawn. Ce que Schulze fit, admirablement bien d’ailleurs. Stardancer est en tout point conforme aux séquences débridées de Floating. Les gros solos de synthé, la batterie qui surplombe le tout avec grâce et pragmatisme. Un grand titre. Blanche a été écrite pour la compagne de Schulze à cette époque. Une superbe ballade électronique, où les notes d’un piano se muent en synthé strident sur une belle ligne basse. Les solos, d’une langueur sensuelle, traînent avec nonchalance, donnant à Blanche une profondeur nostalgique unique. P.T.O. ah…P.T.O. Quel superbe morceau. À partir d’un simple souffle, Schulze élabore une ligne en suspension qui progresse sur des pulsations qui rassemblent de soyeuses percussions hypnotiques Une longue kermesse qui avance sur un tempo minimaliste où Schulze y va encore de superbes solos et des arrangements orchestraux où les chœurs croisent les diverses strates en évolution. Harald Grosskopf fait rouler sa batterie sur des rythmes en permutations qui progresse aussi intensément que Stardancer. Cette nouvelle réédition de SVP offre un titre en prime. Enregistré à la même époque, ce titre hommage à Lasse Braun possède effectivement la même essence. Des notes tombent avec résonance dans une atmosphère plate. Tranquillement, cette litanie sonore forme une séquence qui se meut avec souplesse, sur de suaves solos de synthé de Schulze. Un paysage sonore très familier de la période Picture Music et Timewind. Body Love est un incontournable dans toute collection de Musique Électronique ou progressive. C’est une œuvre intense, profonde et sans faiblesse où les synthés sont enivrants, comme j’ai rarement entendu. Une orgie synthétique de bon goût et fort suggestif. En ce qui me concerne, c’est certes l’un de ses plus chaleureux chefs d’œuvre. Rien n’est perdu et toute lignes a son sens, sa profondeur. Un album à la fois cosmique et sensuel, un pur chef d’œuvre de MÉ contemporaine. Il y a juste Klaus Schulze pour faire ça. Et, il y a une suite…Mis à part le titre supplémentaire en prime et un superbe livret, cette nouvelle édition n’apporte rien de mieux au niveau mixage et remastering. Donc, la possibilité de trouver ce titre usagé, soit les éditions Thunderbolt et Magnum America, est très grande. Profitez-en, c’est un autre (oui, oui) chef d’œuvre de Musique Électronique Contemporaine, Berlin School ou pas.

note       Publiée le samedi 26 août 2006

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Note moyenne :        16 votes

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Int › dimanche 13 février 2011 - 00:08  message privé !

La coupure dans PTO vers la 22è minute est incroyable. C'est le genre de second départ qui permet d'éviter le piège de la monotonie.

Très bon disque sinon. Comme tant d'autres...

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grinningFace › mardi 28 décembre 2010 - 12:15  message privé !

Ben, p'être pour la bonne raison que c'est justement une musique de film porno... "Body Love" de Lasse Braun avec entre autres une certaine Catherine Ringer...

Eas › mardi 28 décembre 2010 - 10:40  message privé !

marrant, il fait très musique pour film pornos celui-là; je suis même persuadé d'en avoir entendu qq bribes devant certains films X

Raven › mercredi 22 décembre 2010 - 13:31  message privé !
avatar

les trois pièces montées de l'oncle Klausie sonnent un peu routinières mais superbes (quoique Stardancer donne l'impression d'être abattu en plein envol), une préférence pour PTO qui est en effet assez sublime, avec en bonus cet espèce de break bien tranchant à la fin... mais toutes réunies ne valent pas un seul Nowhere Now Here (oui je suis chiant avec celle-ci) la BO du 2 est donc sans problème au-dessus à mes oreilles, plus forte, plus émotionnelle

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Wotzenknecht › dimanche 30 mai 2010 - 13:12  message privé !

Simplement redoutable, en fait

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