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Mario Schonwalder › The Eye Of The Chameleon

  • 2005 • SynGate CD-R 2050 • 1 CD

5 titres - 79:53 min

  • 1. Behind The Mental Wall (12:20)
  • 2. Earthtime (10:18)
  • 3. The Eye Of The Chameleon (15:42)
  • 4. The Voyage Set Two (... To The Earth) (29:31)
  • 5. Abstract Roof (bonus track) (9:05)

enregistrement

Enregistré d’Octobre 1988 à Mai 1989 au Orpheus Studio, Berlin Remasterisé par Gerd Wienekamp en 2005

line up

Mario Schonwalder : Synthétiseur Casio FZ1 Sampler, Roland D-110, Moog Rogue, Korg DW 8000 modifié et Yamaha TX 81 Z

remarques

chronique

Styles
musique électronique
musique électronique berlin school
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Ce qui frappe le plus en écoutant The Eye of the Chameleon est l’impression d’être plongé dans les atmosphères abyssales des grosses kermesses musicales qui faisaient les délices des amateurs de MÉ, style Berlin School, dans les années 70. Sur un fond minimalisme très conservateur, Mario Schonwalder multiplie les accords et les séquences, tant analogues que digitales, pour nous offrir un opus aux processions lentes et superbement envoûtantes. Behind the Mental Wall démarre cette aventure musicale avec un mouvement séquentiel qui rappelle le sulfurant P.T.O. de Klaus Schulze, à l’époque de Body Love, mais en plus accéléré. D’entré de jeu, Schonwalder nous dévoile son mantra, son inspiration. Nappé de chœurs spectraux, le mouvement se dessine sur une ligne plus soutenue, à laquelle s’ajoute de soyeuses percussions, style tablas, parfumées de discrets tintements de cymbales. Une fine ligne synthétique s’ajoute et multiplie ses complaintes qui flottent dans un univers bercé d’effets sonores analogues et des mouvements de chorale plus éthérés. Le rythme progresse avec lourdeur sur de superbes solos de synthé qui vrillent et qui dessinent des arcs sonores aux mélodies envoûtantes, pressées par d’intenses coussins synthétiques. Earthtime craque sous le poids de sa grosse ligne basse résonnante. Une guitare acoustique vient habillée ce rythme lent qui progresse avec un synthé aux sonorités du moyen orient et des fines percussions qui s’y rattachent. Un titre lent, atone qui ressemble énormément aux longs voyages analogues des années 70. Un synthé angélique, drapé de petites clochettes, flotte dans un univers analogue où les souffles et les chœurs synthétiques se mélangent dans un smog spatial. La pièce titre nous maintient dans l’atmosphère minimaliste de The Eye of the Chameleon. Des notes claires inondent ce paysage obscur et forment une ligne minimalisme envoûtante. Sur une basse sensuelle, cette séquence se tortille et modifie sensiblement son intensité sur de lointaines percussions arabesques et un synthé flûté qui nous enveloppe de strates mélodieuses. Une mélodie qui se perd dans les épaisses brumes d’un fond atmosphérique dense.
The Voyage Set Two (... To The Earth) a été enregistré en concert au Planetarium de Berlin en Janvier 89. Fidèle à l’ambiance entourant son 1ier opus, c’est au long titre aux atmosphères spectrales qui progresse sur un mouvement minimalisme guidé par de faibles pulsations. Secoué par des notes désordonnées qui vrillent parmi les longs et sinueux solos de synthé, le mouvement progresse sur des chœurs aussi ectoplasme que sa cadence pour se terminer dans une ambiance vaporeuse aussi étanche que son ondulation linéaire. Abstract Roof, la pièce en prime, s’inscrit en toute légitimité sur cette réédition. Atmosphérique, on croirait assister à un mouvement minimaliste pour cloches et clochettes sur fond dense et dramatique où les nappes synthétiques progressent avec lenteur et lourdeur. The Eye of the Chameleon est un petit bijou de MÉ, style Berlin School. Avec la parution de ce titre, Mario Schonwalder s’imposait comme chef de file d’un mouvement de MÉ en perdition, au début des années 90. C’est un cd lourd qui bouge lentement, sur des mouvements hypnotiques langoureux, comme les suaves et mémorables longs mouvements musicaux des années 70. Il ne faut pas conclure que la musique de Schonwalder manque d’imagination et qu’il copie un style. C’est mieux que cela. Il propose une évolution de ces mouvements minimalismes oubliés, qui on toujours su capter l’imaginatif de ceux qui écoutaient. The Eye of the Chameleon, une façon de voir l’avenir aux travers des yeux hybrides.

note       Publiée le mercredi 23 août 2006

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paysan › vendredi 9 janvier 2009 - 05:13 Envoyez un message privé àpaysan

autant que l'album, j'apprécie la chronique.