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Muslimgauze › Hummus

cd • 19 titres

  • 1Zebb ui ala el din
  • 2Fulfiller of desire
  • 3Marijana jar
  • 4Daughter of the king of China
  • 5Al kimia
  • 6Shaharazad
  • 7Shaharayar
  • 8Jumeira sandpaper
  • 9Hari hari
  • 10Lapia Lazuli
  • 11Of blue
  • 12Daughter of the king of China 2
  • 13Zebb ui al din 2
  • 14Monsoon
  • 15Marble mosque
  • 16Kroo sad
  • 17Meze
  • 18Serez and zafroon
  • 19Bethlehem is free

line up

Bryn Jones (musique)

remarques

Le texte de la pochette est tiré de la poésie de Rumi

chronique

Dans 'Hummus', Bryn Jones alterne entre longs morceaux (jusqu'à 12 minutes pour 'Daughter of the king of China') et plages courtes ('Hari hari', 'Of blue', 'Kroo sad' qui ne dépassent pas les 2 minutes). Le bon côté de la longueur raisonnable d'une bonne partie des titres permet d'atténuer le principal reproche que l'on peut faire à la musique de Muslimgauze, soit des longueurs inutiles qui peuvent se révéler lassantes à long terme. Ce n'est pas le cas ici, fidèle à sa technique, l'Anglais construit des structures ultra répétitives, sans progression, concentrant le tir sur l'aspect hypnotique des loops. 'Hummus' démarre fort avec trois pistes électro indus très rythmées, jouant sur le travail rythmique et les effets saturés. Ce n'est qu'avec 'The daughter of the king of China' et son aspect plus ambient, ses percussions tranquilles que la musique marque une pause; problème, sept minutes auraient largement suffi ! 'Al kimia' poursuit dans cette voie ambient, par l'abandon des percussions et un travail sur les nappes. Le rythme redémarre (et quel rythme !) sur le bon 'Shaharazad' avant de céder à un feeling plus groovy se rapprochant du trip-hop ('Shaharayar') mais Bryn Jones semble répugner à s'installer dans un style trop longtemps car si l'excellent 'Hari hari' colle parfaitement à l'idée d'un trip hop indus (si si !) avec ses loops coulantes noyées sous des attaques de nappes saturées (qu'on aurait aimé plus longue pour une fois), les morceaux qui s'ensuivent continuent de proposer une alternance de rythme, de bruits et de plages ambient. Les fans du côté arabisant de Muslimgauze risquent de se sentir frustrés, en revanche ceux qui apprécient ses exprimentations industrielles (dans une veine proche de Sonar ou Esplendor Geometrico parfois) servont servis, ce disque regorge de belles choses du genre.4,5/6

note       Publiée le jeudi 17 août 2006

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notes

Note moyenne        3 votes

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Solvant › mercredi 5 mars 2008 - 17:47  message privé !
2) vide d' âme industriel -'voilé par une sorte de vide' ahahah. "Hari Hari" est encore une piste immense, collages indus, 1'30 de réelle puissance. Pour "Lapis Lazuli" on a droit à des lames electro. "Of blue" est trop courte, dommage, pas le temps de faire de bonnes variations sur lesquelles elle était lançé. "Daughter..2" est intéressant, peut-être un peu vain mais surtout clos l'espace de propositions (sous-développées) industrielles de l'album. Retour à de bonnes choses avec "Zebb..2", mais surtout avec "Monsoon" qui s'amuse vraiment de l'auditeur. "Marble Mosque" est un bon truc, rythmé, bien foutu comme "Kroo sad", ça passe bien. "Meze" inexistant. "Serez and Zafroon" par contre est sompteux bien que trop court. On termine avec "Bethlehem is free" carrément grandiose, racé, puissant & subtil, c'est un des meilleurs morceaux de Muslimgauze tout simplement. Conclusion : un seul défaut donc dans cette oeuvre...Le temps étriqué de la plupart des morceaux qui ne peuvent s'épanouir.
Note donnée au disque :       
Solvant › mercredi 5 mars 2008 - 17:46  message privé !
1) Direct ça martèle sec, "Zebb ui ala el din" qui déglingue pas mal à défaut d'être plus déglingué encore. Ensuite viennent des murmures dans Fulfiller of desire", et le total panard avec "Marijana jar" tres soutenu. Puis la finesse du Gauze s'impose dans l'hypnotique (et le mot n'est surtout pas galvaudé ici) "Daughter of the king of China", une immense merveille, à s'y dissoudre, à s'y 'dissolver'. Rien n'est trop long pour permettre cet oubli de soi monsieur Twili. Il conviendrait de faire une pause ou de laisser passer la nuit après le profond et délicat "Al Kimia" et attaquer "Shaharazad" comme un second disque, perso c'est ce que j'aime faire, parceque "Shahrazad" vraiment fabuleux, plein d'alternances & hyper construit. "Shahrayar" est excellent également, plus catchy, il défonce sournoisement. "Jumeira sandpaper" est un morceau bien indus, à partir de là on s éloigne de l'Orient, ce morceau est aussi bon qu'expérimental, il y a un tres bon travail en arrière couche, une profondeur à peine voilée par le
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