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White Zombie › Astro creep 2000 : Songs of love, destruction and other synthetic delusions of the Electric Head

  • 1995 • Geffen GEFD-24806 • 1 CD

11 titres - 51:58 min

  • 1/ Electric head pt 1 (The agony)
  • 2/ Super-charger heaven
  • 3/ Real solution#9
  • 4/ Creature of the wheel
  • 5/ Electric head pt 2 (The ecstasy)
  • 6/ Great paint and monkey brains
  • 7/ I, Zombie
  • 8/ More human than human
  • 9/ El phantasmo and the chicken-run blast-o-rama
  • 10/ Blur the technicolor
  • 11/ Blood milk and sky

line up

John Tempesta (batterie), Rob Zombie (chant), J. (guitares), Sean Yseult (basse)

remarques

chronique

Styles
electro
indus
metal
rock
Styles personnels
electro thrash'n'roll de série z

Rob Zombie et moi, ça n’est pas vraiment une histoire d’amour. Disons plus simplement que ce type me gonfle autant qu’il m’amuse, mais qu’en vieillissant il a plus tendance à m’être indifférent - musicalement parlant - alors que sa carrière de réalisateur se dessine petit à petit et que l’artiste semble avoir trouvé sa voie créatrice. Voilà… quid de White Zombie ? C’est pas compliqué mais c’est pas simple. Le Zombie Blanc pratique une sorte de fusion de rock, hard rock, metal, techno, indus et electro gonflés aux samples de séries B, avec rythmiques survitaminées et gros riffs. Un rock bien fun en forme de gros mille-feuille au chewing-gum, qu’on pourrait difficilement rapprocher d’un artiste isolé. De pute en plan, et si je voulais faire dans le clichesque jusqu’au bout, je dirais « un feeling Alice Cooper associé à une fragrance Ministry superposée à des guitares qui sonnent thrash, heavy, ou rock , un gros paquet de samples comme je l’ai déjà dit, et des structures calquées sur le hip-hop et la techno ». Mais… parlons plutôt du disque en lui-même si vous le voulez bien. J’aime bien cet album, il est fun. Quoi d’autre ? J’aime bien cet album, il est cool. C’est pas plus compliqué que ça… Rob Zombie enfourche sa bécane infernale hybride (une Alfa RomeRo ?), et nous envoie du bon gros rock'n'roll fluorescent qui nous rappelle des tas de bon souvenirs, comme ça sans réfléchir, je dirais tout et n'importe quoi: la prothèse tronçonneuse de Bruce Campbell, le masque de Jason, et, plus loin dans le temps, la vieille tête de cachou de ce bon vieux Bela et les hectolitres de ketchup de chez l'ami Mario Bava, et pourquoi pas les E.T. foireux du cousin Ed Wood... on est à la maison quoi. Tous les titres forment un ensemble cohérent et chacun d’entre eux à sa petite histoire à raconter. C’est dans des bestioles comme le tordu « Real Solution #9 » avec son chant pouacre posé dans un micro cheap façon Surfers du Fion, ou « Electric Head Part 1 », avec son intro Bela Lugosienne et son riff monogame, que je trouve mon petit bonheur. C’est pas très méchant bien sûr, ça ne cherche rien d’autre qu’une bonne partie de fun entre les goules, les momies, les cow-boys, les Hell’s Angels et les scream queens… C’est bête comme chou, mais c’est vachement peaufiné l’air de rien, ne serait-ce que dans les superpositions de samples. Et puis y’a de ces hits aussi… L’hymne « Electric Head Part 2 », le tube à samples copulatoires et multiples dissonances « More Human Than Human » ou le mégatube supragroovy et rock’n’roll « Super-Charger Heaven » accrochent méchamment. Et que dire de « I, Zombie » ? L’intro sacro sainte puis la boucle dévastatrice, et le chant si typique de Rob, nasillard et accentué sur les syllabes, qu’il s’amuse à rallonger exagérément (aaaaaaaaaaaaaaïïïïïïïïïïïï). Les influences revendiquées par le barbu à stetson vont donc en grande partie des vieux films d’horreur cultes (j’me suis pas fatigué à bien chercher, mais on peut facilement deviner lesquels), aux trips science-fiction, en passant, musicalement, par l’electro, le punk, le hip-hop (« More Human Than Human »), le thrash old-school, le neo-metal naissant, sans rien n’enlever à la densité des textures (il faut plusieurs écoutes pour bien discerner les samples et sonorités utilisées, noyés dans une espèce de magma brouillon). Brassant toutes ces références éparses et les mettant en musique de façon plus subtile qu’il n’y paraît au premières confrontations, le groupe a créé avec Astro-Creep une formidable machine à tubes, protéiforme et kaléidoscopique, melting-pot de références cinématographiques et musicales portées sur le sexe ou le grand guignol. Un pot-pourri d’hommages aux catégories B et Z, un peu à la façon d’un Rodriguez ou d’un Tarantino au meilleur de leur forme, mais dans le cadre musical. Et avec un gros côté Evil Dead, cela va de soi.

note       Publiée le dimanche 2 décembre 2007

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born to gulo › vendredi 19 juillet 2019 - 10:02  message privé !

Merde, c'est moche de vieillir... Je reprends : je crois que le remix de Blur the Technicolor est mon morceau préféré de Robbie, et sans doute celui que j'ai le plus écouté. Le reste du disque (SSS) est à chier.

born to gulo › vendredi 19 juillet 2019 - 07:52  message privé !

Post couplet animal triste.

Raven › jeudi 18 juillet 2019 - 23:41  message privé !
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"sur le pré-refrain (que cette expression est ridicule)"

Certes, mais c'est quand même mieux que "post-couplet".

born to gulo › jeudi 18 juillet 2019 - 11:52  message privé !

Oui, je pense que Supersexy Swinging Sounds est d'ailleurs mon préféré de Robert Mort-Vivant, et rien que d'y penser depuis ce matin j'ai envie de l'écouter.

yog sothoth › jeudi 18 juillet 2019 - 11:40  message privé !
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https://www.thetoptens.com/rock-metal-songs-with-yeahs/ ... ces gens qui font les tops n'ont aucun gout, assurément.

Note donnée au disque :