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Supersilent › 6

6 titres - 57:48 min

  • 1/ 6.1. (11:06)
  • 2/ 6.2. (9:57)
  • 3/ 6.3. (13:32)
  • 4/ 6.4. (9:30)
  • 5/ 6.5. (5:03)
  • 6/ 6.6. (8:40)

enregistrement

Athletic Sound Studio, Norvège, 3-7 décembre 2001

line up

Helge Sten (audio virus), Ståle Storløkken (claviers), Jarle Vespestad (batterie), Arve Henriksen (trompette)

remarques

chronique

Puisque l'histoire studio de Supersilent s'arrête pour le moment sur ce splendide "6" ("7" étant un dvd capturant le groupe dans ses oeuvres en concert et - petit tuyau - disponible sur You Tube si vous faites une recherche appropriée), un petit récapitulatif succint s'impose : tous les Supersilent valent la peine d'être découverts, qu'on se le dise ! Seulement, en fonction des affinités de chacun ou - pour les plus chanceux d'entre vous - si vous ne vous limitez pas qu'à un seul genre de musique, on s'orientera plus volontiers vers un volume plutôt qu'un autre. Ce quatrième album est, de loin, le plus accessible produit par le groupe. Et sans se vouloir un résumé de leur brillant parcours, il comporte en tout cas une grande part des éléments qui ont permi aux norvégiens de séduire tous les amateurs de musiques qui n'ont pas froid aux yeux. Sur les bases du dark ambient "5", "6" joue plus que jamais la carte de l'introspection. Mais on se surprend à découvrir des bribes de mélodies conduites par un clavier étonnamment expressif ("6.1."). Des cordes font leur apparition sur "6.4." mais plane toujours, intacte, cette menace sourde similaire par endroits à celle prodiguée par nos amis allemands de Bohren & Der Club of Gore. Jazz, ambient, noise, farouchement expérimental, Supersilent est tout cela à la fois et "6" d'incarner peut-être la voie d'accès idéale à leur monde si fascinant. Car, sans verser dans le compromis gratuit, les morceaux tels qu'ils se déploient ici arborent désormais des formes qui ne sont pas sans rappeler méchamment certaines formations planantes du rock teuton ("6.5." et plus encore "6.6.", cette intro...). Un parallèle que l'on n'ose jamais faire qui pourtant me saute aux yeux et dont la symbolique est peut-être trop forte impliquerait Soft Machine. Jamais en effet depuis le groupe de Ayers, Ratledge et Wyatt n'avait-on entendu autre formation tant imprégnée par le langage jazz soucieuse d'étendre son langage à d'autres formes d'expression et qui, autre point commun, donna pour titre à ses albums de simples numéros.

note       Publiée le mercredi 9 août 2006

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notes

Note moyenne        18 votes

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Moonloop › vendredi 30 mars 2012 - 19:37  message privé !

Ok, je vais essayer d'écouter ça prochainement. Dans la même sphère, disons, surtout aux alentours de Arve Henriksen puisque je connais moins les autres gars de Supersilent, il y a quelques disques plutôt interessants aussi. Je pense au projet Food avec "Veggie" notamment. Clinamen, sorte de trio fantomatique, et l'album "Chiaroscuro" paru sous le nom du trompettiste...

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Karamazov › vendredi 30 mars 2012 - 15:46  message privé !

@Moonloop : Il est bien le 10 et je le préfère même au 8 je crois.
Par contre il est court (42mn), fragmenté (la moitié des pistes fait moins de 3mn, ça peut frustrer chez eux) et peut-être un peu plus, disons feutré et moins "électronique" dans l'ensemble.

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Moonloop › vendredi 30 mars 2012 - 11:01  message privé !

Des Gutsiens se sont aventurés dans le 10 et le 11?

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Nadir › mercredi 12 mai 2010 - 11:42  message privé !

Très bonne chronique avec des références aussi inattendues qu'évidentes après coup (à Soft Machine notamment). Un magnifique album (mais ceux de Supersilent le sont tous). Encore un chef-d'oeuvre original et goûtu à l'actif de rune grammofon. C'est le genre de disque qui endort et réveille à la fois, qui hypnotise.

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varg › jeudi 3 septembre 2009 - 19:10  message privé !

le 8 est excellent. et sa pièce centrale, 8.5, est un formidable voyage.