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Supersilent › 4

7 titres - 49:20 min

  • 1/ 4.1. (6:17)
  • 2/ 4.2. (9:07)
  • 3/ 4.3. (10:02)
  • 4/ 4.4. (1:28)
  • 5/ 4.5. (2:31)
  • 6/ 4.6. (17:49)
  • 7/ 4.7. (2:06)

enregistrement

Audio Virus Lab, Norvège, 1998

line up

Helge Sten (audio virus), Ståle Storløkken (claviers), Jarle Vespestad (batterie), Arve Henriksen (trompette)

remarques

chronique

Il est difficile d'échapper à son devoir. Quelle que soit la distance qu'on tente d'instaurer, il finit toujours par vous rattraper. Supersilent fait assurément partie de ces formations qui devaient impérativement figurer dans nos colonnes. Il n'y a plus de temps à perdre. Mais en parler, je vous l'avoue, me semble particulièrement difficile. D'aucun ne se priveront peut-être pas de vous le faire remarquer en faisant un détour par la chronique de leur imposante première réalisation, le triple album "1-3". Une chance pour nous tous ; malgré la prise de risque phénoménale assumée par le groupe, malgré la radicalité ma foi inédite de son propos, Supersilent ne reproduit jamais les mêmes schémas d'un album à l'autre, chacun ayant son identité propre. Aussi vais-je sans doute moi aussi m'essayer à des styles de rédactions dissemblables de disques en disques. "4" est déjà le second volet de cette formation hors norme et elle suit la sortie de leur première oeuvre de dix mois à peine ! Si "1-3" est, à ne pas en douter, une expérience à ne rater sous aucun prétexte, sa longueur et la dureté de son propos pourraient - pour certains du moins - le rendre particulièrement indigeste. À contrario, ce simple volume annonce déjà un tournant dans la démarche des norvégiens dont le credo demeure l'improvisation pure, brute, sans concessions. Tout en s'attelant peu à peu à la création d'espaces inquiets bâtis autour du silence, c'est tout de même ici que Supersilent va se montrer le plus proche de ses racines jazz (mais parler d'esprit serait sans doute nettement plus approprié) même si - et là je tiens à rassurer les personnes allergiques au genre - il n'en reste finalement que très peu de choses. Ce sont dans les deux longues pièces comprises sur "4" que cela est le plus perceptible, grâce avant tout au jeu de batterie de Vespestad. Album de transition donc entre les aspects les plus bruitistes pour lesquels le quatuor s'est d'abord fait connaître et les aspirations - n'ayons pas peur des mots - carrément plus ambient, Supersilent incarne à ce jour la formation ayant réussi à créer un espace privilégié où les amateurs de Autechre, Merzbow, Miles Davis et Gastr Del Sol peuvent cohabiter.

note       Publiée le mercredi 9 août 2006

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Karamazov › mardi 8 janvier 2013 - 19:36  message privé !

Oui, tout à fait, je découvre celui-ci et "beuverie" c'est le mot qui convient.

ericbaisons › vendredi 5 novembre 2010 - 11:51  message privé !

bouah pas de commentaire sur celui-ci? Pourtant il est bien trippant surtout les 4.2 et 4.3, supersilent en aphew twin qui se mettrait au free un soir de beuverie.

Note donnée au disque :