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Helmet › Aftertaste

13 titres - 40:46 min

  • 1/ Pure (3:33)
  • 2/ Renovation (2:55)
  • 3/ Exactly What You Wanted (2:36)
  • 4/ Like I Care (3:19)
  • 5/ Driving Nowhere (4:19)
  • 6/ Birth Defect (2:31)
  • 7/ Broadcast Emotion (2:44)
  • 8/ It's Easy to Get Bored (3:26)
  • 9/ Diet Aftertaste (3:16)
  • 10/ Harmless (2:58)
  • 11/ (High) Visibility (2:41)
  • 12/ Insatiable (2:34)
  • 13/ Crisis King (3:54)

enregistrement

Capitol, Hollywood Sound, Los Angeles et RPM, New York City, USA, octobre-novembre 1996

line up

Henry Bogdan (basse), Page Hamilton (guitare, chant), John Stanier (batterie)

chronique

Une fois n'est pas coutume, je ne tournerais pas autour du pot ; "Aftertaste" a la triste réputation d'être un mauvais album de Helmet. Je dois bien avouer que je suis très loin de partager ce point de vue. Et d'abord que lui reproche-t-on exactement à ce disque ? Les critiques, je les ai lues et entendues dans les colonnes et dans les voix des mêmes qui reprochaient alors à "Betty" son aspect ouvertement mainstream ! Pourtant, ce que propose "Aftertaste", c'est quelque chose comme le potentiel énorme atteint par "Betty" avec un son plus en accord avec les côtés les plus rugueux de "Meantime". En somme, un subtil compromis pour ce qui devait être alors le dernier album du trio avant longtemps. Dans un sens, le fait que Hamilton et les siens ne se dispersent pas, comme ce fût le cas sur leur précédent effort (on se souvient encore de "Beautiful Love", "The Silver Hawaiian" ou "Sam Hell" qui, tous trois, prenaient des détours inattendus), renforce l'aspect terriblement compact d'un album qui, contre toute attente, ne laisse aucune place aux temps morts, les titres s'enchaînant très vite à la manière des Pixies. Les titres sont en moyenne un peu plus long d'une petite minute, le temps nécessaire pour Hamilton de placer si nécessaire de rares solii bien noise, comme sur "Driving Nowhere". Helmet se concentre sur ce qu'il sait faire le plus naturellement du monde, et le fait remarquablement bien. Les riffs sont de plomb, comme à leur habitude, avec une sérieuse propension à l'obsession - quelques notes en boucle ; rien de tel que pour headbanger illico presto ("Like I Care", "It's Easy to Get Bored") ! Les plans rythmiques toujours aussi bandants ("Diet Aftertaste") ont tendance à se multiplier au fur et à mesure que l'on progresse dans l'album au point où toutes ces qualités se retrouvent concentrées sur les quatre ou cinq tous derniers titres de l'album mettant un terme à celui-ci dans ce qu'il convient de définir comme une forme d'apothéose, une vraie débauche d'énergie qui ne relâche à aucun moment la pression. Bref, en ce qui me concerne : que du bonheur ! À écouter à fond de balle en bagnole, ou chez soi. Sous un soleil de plomb ou avec quarante de fièvre.

note       Publiée le vendredi 21 juillet 2006

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Note moyenne :        9 votes

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born to gulo › jeudi 28 octobre 2010 - 13:28  message privé !

et donc betty, il est mieux que celui-ci ?

Note donnée au disque :       
ericbaisons › jeudi 29 avril 2010 - 15:31  message privé !

musique de canicule, bien vu proggy

Note donnée au disque :       
Wotzenknecht › lundi 26 avril 2010 - 21:01  message privé !

usine à tubes

Note donnée au disque :       
vincenzo › mardi 22 janvier 2008 - 14:02  message privé !
Metal Attack, Enfer mag, Hard Force... toute ma jônesse... Helmet n'existait pas...
the_guts_of_darkness › lundi 21 janvier 2008 - 03:55  message privé !
dire que j'ai découvert helmet sur un rock sound... en 1997 ! merde je suis un vieux maintenant...