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Syd Barrett › The madcap laughs

  • 2002 - Harvest, TOCP-65783 (1 cd)

cd | 13 titres

  • 1 Terrapin [5:01]
  • 2 No Good Trying [3:21]
  • 3 Love You [2:24]
  • 4 No Man's Land [2:58]
  • 5 Dark Globe [1:57]
  • 6 Here I Go [3:08]
  • 7 Octopus [3:43]
  • 8 Golden Hair [1:55]
  • 9 Long Gone [2:46]
  • 10 She Took a Long Cold Look [1:55]
  • 11 Feel [2:17]
  • 12 If It's In You [2:22]
  • 13 Late Night [3:10]

enregistrement

Abbey Road, Londres, Angleterre, 28 mai 1968 - 5 août 1969

line up

Syd Barrett (guitare, chant), David Gilmour (basse, guitare), Hugh Hopper (basse), Mike Ratledge (claviers), Roger Waters (basse), Robert Wyatt (batterie), Vic Seywell (trompette), Jerry Shirley (batterie), John Wilson (batterie)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
folk
pop
Styles personnels
psychédélique

Voilà presque une semaine déjà que Syd Barrett a quitté ce monde ; un monde qui n'était pas le sien, un monde dans lequel il ne se retrouvait pas de toute manière, un monde enfin qui s'est depuis toujours attaché à distinguer ce qui était bien de ce qui ne l'est pas. Avec tout le recul nécessaire, il reste malgré tout toujours aussi difficile de cerner avec exactitude quelle est la source à l'origine du statut culte dont a pu bénéficié l'artiste et dont il jouira encore longtemps, vous pouvez compter là-dessus. Serait-ce du au prestige généré par un groupe de légende qui, pour son propre bien-être, a préféré se décapiter sans plus attendre ? Ou serait-ce plutôt en raison de la fascination morbide qu'exerce sur nous des personnages hauts en couleurs tels que celui-là ? Schizophrène notoire, le cocktail notoriété/LSD n'a pas réussi à Barrett, agravant de manière radicale ses problèmes mentaux et relationnels. Elle est bien curieuse la nature humaine qui parvient tout de même - quand ça l'arrange - à transformer ce dont elle a généralement peur en objet de culte inconditionnel. "The Madcap Laughs", premier des deux albums officiels que Barrett publiera de toute sa vie au cours d'une seule et même année, est à l'image de son auteur ; hésitant, multiple, gauche, fantasque. C'est sans doute ce que l'on attend de lui, et c'est aussi ce qui me gêne. Faut-il grossir à ce point le trait d'un personnage que l'on sait déjà lunatique, dans le but un peu maigre de nous le rendre un peu plus sympathique, quitte à ce que cela se fasse au détriment de l'homogénéité de l'album ? Dispersé dans des titres produits par ses différents amis (les Pink Floyd, bien sûr, mais aussi trois quart du Soft Machine), Barrett reste le liant d'un disque fragmenté, traversant comptines folk, jams doucement hallucinées, instants magiques ("Golden Hair") et prises alternatives diverses, faux départs inclus ("Free") pour donner ce cachet vérité qui me semble forcé. C'est finalement encore dans les instants les plus simples où Barrett reste le plus touchant et le plus authentique qu'il faut aller chercher l'âme qui habite "The Madcap Laughs".

note       Publiée le vendredi 14 juillet 2006

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dimegoat › vendredi 13 janvier 2017 - 15:01  message privé !

Ah il glisse tout seul mais il y a quelques morceaux bien pétés. Pour les avoir travaillés à la guitare+chant, c'est magnifiquement pas-en-place et parfaitement bancal (Dark Globe, Feel...). C'est ce qui fait tout son charme.

Twilight › vendredi 13 janvier 2017 - 13:37  message privé !
avatar

Il m'aura fallu longtemps mais c'est bon, je m'y suis mis et solidement. Je ne le trouve pas si éclaté que ça, ce disque, je le trouve même étonnamment cohérent vu ses conditions d'enregistrement. Bref, prenant. Difficile au départ mais efficace dans la durée...

Punkfloyd › vendredi 16 août 2013 - 01:21  message privé !

2/6 pour la chronique ... Cet album c'est Barrett brut, il n'y a rien de forcé... la production ne masque rien, ce n'est pas vraiment pareil.

Note donnée au disque :       
boumbastik › mardi 29 janvier 2008 - 14:31  message privé !
2007 aura été l'année où j'ai découvert Barrett. Mélodies pop reconnaissables entre mille, phrasé libre souvent à contre-temps, jeu de guitare acide, jamais démonstratif, toujours pertinent (ra cette facilité à trouver LA note qui tue...), breaks de batterie bancals, imagerie enfantine. Ses ritournelles me marquent comme jamais un artiste pop ne m'a marqué auparavant. "Serait-ce du au prestige généré par un groupe de légende qui, pour son propre bien-être, a préféré se décapiter sans plus attendre ? Ou serait-ce plutôt en raison de la fascination morbide qu'exerce sur nous des personnages hauts en couleurs tels que celui-là ?" Je ne crois pas. J'apprécie, sans avoir à faire référence à ses prétendus problèmes mentaux (j'ai lu cake part qu'il n'a jamais été schizo... à vérifier) ou son passé au sein de PF. Pour moi, un grand monsieur.
vincenzo › samedi 15 juillet 2006 - 21:17  message privé !
Chaque titre possède une identité marquée. Les mélodies foisonnent portées par une voix magique qui ne connait pas de limites. Chef d'oeuvre.
Note donnée au disque :