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The God Machine › Scenes from the second storey

cd | 13 titres

  • 1 Dream Machine [5:24]
  • 2 She Said [4:42]
  • 3 The Blind Man [5:58]
  • 4 I've Seen the Man [2:39]
  • 5 The Desert Song [5:13]
  • 6 Home [5:20]
  • 7 It's All Over [5:55]
  • 8 Temptation [5:14]
  • 9 Out [5:10]
  • 10 Ego [3:36]
  • 11 Seven [16:39]
  • 12 Purity [8:56]
  • 13 The Piano Song [3:07]

enregistrement

Londres, Angleterre, 1992

line up

Gavyn Wright (violon), Robin Proper-Shepard (chant, guitare), Jimmy Fernandez (basse), Ron Austin (batterie, piano), Andy Montgomery (programmation, samples), Ian Bishop (clarinette), Katharine Gifford (voix), Anthony Pleeth (violoncelle)

chronique

Styles
rock
Styles personnels
alternatif

Le monde manque d'alternatives. Le rock manque d'alternatives. S'il arrive au second d'être souvent le reflet du premier, les nouvelles perspectives que la musique peut bien offrir au hasard d'une réussite inespérée ne bénéficient hélas jamais du même élan de réciprocité dont nous aurions peut-être tous grandement besoin. Dans cette grande marmite où se bousculent parfois des tas de groupes aux saveurs aussi contraire que sel et sucre, émerge une fois toutes les lunes une formation qui se suffit à elle-même, une formation qui porte en elle un tel brassage d'influences qu'elle permettrait presque qu'on puisse se passer de toutes les autres. Tel est sans doute le cas du groupe américain The God Machine dont le nom prédestiné ne pouvait rester plus longtemps encore en dehors de nos colonnes. Notre trio ne manque pas d'ambition. En réalité, c'est cette ambition même qui a tracé le chemin de leur destinée, un aller sans retour dont la verticalité de la pente est si importante qu'elle ne pouvait qu'engendrer leur inéluctable chute. The God Machine est un groupe à guitares ; c'est avec elles qu'ils dessinnent la plupart de leurs fougueuses esquisses. Bien qu'apparu au bon moment, The God Machine, parce qu'il ne pouvait se réduire à un simple groupe grunge de plus, n'a jamais reçu l'attention qu'il méritait. Avec "Scenes From The Second Storey", imposant double album qui force le respect, c'est comme si Proper-Shepard et les siens s'étaient donnés pour objectif de faire perdurer le souvenir tenace de "Ritual de lo Habitual", son souffre, son poison, ses rêves ou ses hallucinations. Pour autant, si leur musique connaît les coups de sang, nous n'y trouverons rien de vraiment tumultueux. The God Machine a l'audace de faire des chansons aux périmètres flous, compositions tortueuses sous leurs apparences pourtant communes qui nécessitent du temps avant de pleinement s'ouvrir à vous, un rock alternatif atmosphérique qui brode des ambiances souvent bien lourdes - pas par le poids des guitares mais par l'approche souvent tribale des percussions - d'où s'extraient des sentiments contrastés, douloureux, entre peine et rage contenue. Le final est d'anthologie ; "Seven" et ses seize minutes qui partent en vrille dans un imaginaire enfumé, "Purity" et sa longue introduction pour quatuor à cordes et enfin "The Piano Song" à l'énoncé transparent nous feraient presque croire que les premières heures du post rock ont vu le jour quelque part par ici. Seule l'excessive longueur du voyage que représente "Scenes From The Second Storey" pourrait en décourager plus d'un, mais le jeu en vaut la chandelle. Qui plus est, il n'est dit nulle part qu'il était interdit de faire des pauses.

note       Publiée le vendredi 14 juillet 2006

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Kagoul › lundi 2 décembre 2019 - 22:20  message privé !

les deux albums sont fantastiques ! dur de dire lequel je préfère... dans mon TOP année 90 aussi sans hésiter.

Harry Dickson › samedi 8 juin 2013 - 16:37  message privé !

She said it's cold out there. Won't you let me in. We've been in this rain for hours. You haven't said a thing. And she said. Why do all the things have to change. Just when they mean the most. It always happen that way. It always happens that way.

"It's All Over".

Impossible de départager les deux albums. Indispensable est un euphémisme. Le label "Fiction" de Cure n'est pas un hasard. Voir aussi le EP de reprises dont Bauhaus et Echo And The Bunnymen.

Note donnée au disque :       
sebcircus › jeudi 22 novembre 2012 - 11:00  message privé !

Putain! mais cet album est un véritable chef d'oeuvre, le second est pas mal mais n’arrive pas à la cheville de celui-ci. cet album fait partie de mon top ten des années 90

Note donnée au disque :       
julius_manes › jeudi 25 août 2011 - 17:42  message privé !

Celui-là est bien (4,5/6), mais le second, "One last laugh in a place of dying" (1994), est un véritable chef d'oeuvre qui, s'il était chroniqué, mériterait amplement ses 6 boules. Certains morceaux sont pas très loin de la catharsis joy divisionnesque, en + rock...

Note donnée au disque :       
Twilight › samedi 15 juillet 2006 - 10:24  message privé !
avatar
Une musique puissante et écorchée...et une belle chronique avec laquelle je suis bien d'accord