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Polygon › Omnon

14 titres - 145:05 min

  • CD-I Blackeye
  • 1/Scape 1
  • 2/Scape 2
  • 3/Scape 3
  • 4/Scape 4
  • 5/Scape 5
  • 6/Scape 6
  • 7/Scape 7
  • CD-II Purpose
  • 1/Scape 8
  • 2/Scape 9
  • 3/Scape 10
  • 4/Scape 11
  • 5/Scape 12
  • 6/Scape 13
  • 7/Scape 14

enregistrement

Composé et produit par Polygon, Allemagne, 1999.

line up

Ingo Lindmeir (tous instruments et voix)

remarques

Packaging type 7", livret illustré+textes sur papier glacé et papier calque. Limité et numéroté main.

chronique

Styles
ambient
Styles personnels
dark space-ambient

C'est en réécoutant cet album que je me suis rendu compte d'une chose étonnante pour ne pas dire troublante. Si l'univers sonore de Polygon et ses concepts évoluent dans des sphères plus introspectives que celles de Biosphere, on ne peut finalement que constater quelque affinité dans ce besoin d'exploration et d'observation de l'infiniment grand. De l'aveu de Ingo lui-même, 'Omnon' est un hommage aux grands personnages qui ont exploré l'espace dans leurs oeuvres quelles soient littéraires (Stanislav Lem, auteur de 'Solaris'), cinématographiques (Kubrick pour '2001 : l'odyssée de l'espace') et bien entendu musicales (Lustmord, Chris Carter et même Robert Rich). Pour en revenir au parallèle avec Biosphere (promis je vous lâche après), l'évidence s'impose dès lors que l'on s'immerge dans ce trip spatial extrêmement méticuleux, sensible dans ses atmosphères, soucieux d'une progression riche en rebondissements. L'histoire assez bateau dirons-nous est celle de la découverte d'un univers inconnu jusqu'ici et de la rencontre avec des entités extra-terrestres. Les textes accompagnant les visuels du livret en donne une lecture assez captivante à l'image d'un scénario de cinéma. Ainsi 'Omnon' s'apparente à une oeuvre cinématographique à part entière mais aussi à un concerto ambient ou à une peinture aux couleurs et aux textures froides derrières lesquelles on finira par trouver la vie. Fermez les yeux, vous verrez ces images figées sur celluloïde, bouchez-vous les oreilles et vous entendrez disctinctement la curiosité, l'inquiétude, la peur et l'émerveillement des protagonistes, tendez la main et vous sentirez les couleurs du tableau. Sur les deux longs disques qui composent 'Omnon' Polygon joue malicieusement d'une ambient spatiale certes sombre mais laissant une place à toute intervention inattendue (voix, mélodies, séquences electro discrètes), dépassant le stade de l'illustration sonore d'un film puisque l'oeuvre s'écrit avec le concours de l'auditeur. Cette impression rare à l'écoute d'un disque est certainement la plus grande prouesse de 'Omnon', alliée à un sens renversant des arrangements, à la fois retenus et affables. L'oeuvre d'art se prolonge avec un packaging tout simplement fabuleux, peintures, textures du papier, textes...Cet incroyable objet n'a malheureusement connu qu'un tirage de 500 exemplaires, ce qui au regard de son apport musical devient manifestement ridicule. Essentiel et grandiose !

note       Publiée le vendredi 14 juillet 2006

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novy_9 › dimanche 8 décembre 2013 - 16:55  message privé !

C'est le genre d'album que je garde jalousement, un voyage introspectif dans l'univers et les galaxies, Polygon montre avec cet album tout ce dont il est capable, digne héritier de Klinik ou Lustmord, petit bijou comme les autres productions du Mr.

Note donnée au disque :       
mangetout › samedi 19 février 2011 - 13:56  message privé !

Allez tiens quitte à être encore plus pointilleux et chiant voilà ce que disait Clarke en introduction de sa nouvelle "La sentinelle" parue en 1951 mais écrite en décembre 1948 à Londres et publiée dans le recueil de nouvelles "Avant l'eden" (J'ai Lu 830) :

"La sentinelle est le socle sur lequel Stanley Kubrick et moi avons érigé "2001, odyssée de l'espace". Au cours des années qui ont suivi la publication de cette nouvelle un certain nombre de chercheurs - ainsi Carl Sagan (note de moi : le papa entre autres du réseau SETI) - ont considéré avec la plus grande attention son principe de base. Peut-être une "exoarchéologie" naitra-t-elle lorsque nous atteindrons la Lune, à moins qu'elle ne nous attende sur Mars."

Par contre mille excuses pour la pollution créée dans les commentaires de ce disque que je ne connais pas.

saïmone › mercredi 16 février 2011 - 18:59  message privé !
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Enculeurs de tout pays, unissez-vous !

mangetout › mercredi 16 février 2011 - 11:50  message privé !

Pauvres mouches, elle ne sont pas responsables du fait que le piqueur fut piqué !

saïmone › mardi 15 février 2011 - 21:35  message privé !
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Puisque monsieur est pointilleux, c'est en fait de deux nouvelles, La sentinelle, de 1951 et Rencontre à l'aube de 1953, que s'inspire 2001, qu'on peut logiquement interpréter comme un fix-up de ce précédent travail. Le film, lui, est de 68 ; comme le roman, certes, mais compte tenu de ces précisions... (c'était surtout pour enculer des mouches, evidemment)