Vous êtes ici › Les groupes / artistesCCarcass › Heartwork

Carcass › Heartwork

10 titres - 41:51 min

  • 1/ Buried dreams
  • 2/ Carnal forge
  • 3/ No love lost
  • 4/ Heartwork
  • 5/ Embodiment
  • 6/ This mortal coil
  • 7/ Arbeit macht fleisch
  • 8/ Blind bleeding the blind
  • 9/ Doctrinal expletives
  • 10/ Death certificate

enregistrement

Parr Street studios, mai-juin 1993.

line up

Michael Amott (guitare), Ken Owen (batterie), Bill Steer (guitare), Jeff Walker (basse, chant)

remarques

chronique

Styles
metal extrême
death metal
Styles personnels
death metal

S'il n'y avait qu'un groupe qui devait être attendu au tournant en 1993, c'était bien Carcass. Après avoir sorti 2 albums cultes en 2 ans (!), les revoilà qui reviennent avec une nouvelle galette qu'ils décrivent comme une nouvelle étape dans l'évolution du groupe. Franchement, je me demandais bien à l'époque dans quoi ils pouvaient bien évoluer, le death metal était à son apogée, le groupe était déifié par des centaines de fans. Non, vraiment, je m'attendais vraiment à un nouvel album death-gore. Et là, Ouhhh la désillusion ! Rien qu'au vu de la pochette (par ailleurs superbe), on comprend vite que Carcass a abandonné son imagerie "gore". En effet, sur ce "Heartwork", le groupe est méconnaissable, ils en viennent même jusqu'à parler d'amour ! (cf "No love lost"). Musicalement, le changement est lui aussi radical ! Carcass, ne joue plus exactement du death metal dans sa stricte forme, mais une sorte de dark/death metal fortement heavy et très mélodique. Eh bien, tout ce que l'on peut dire, c'est que ce style est génial ! Eh oui, une fois de plus, le génie de Carcass s'est mis en route pour nous pondre l'un des plus somptueux et sophistiqués albums de metal extrême de la décennie. Ils mirent ainsi une claque à tout le monde en écrivant des titres comme "Buried dreams" très lourde et mid tempo, "Carnal forge" plus death et très technique, "No love lost" plus saccadée et difficile d'accès ( mais très réussie !) puis "Heartwork"... Et là, boum ! Un des meilleurs titres de death metal vient d'être écrit, cette chanson, au même titre que "ruptured in purulence" du même groupe, figure parmi mon top ten des meilleurs titres jamais écrits ! Un démarrage par un riff fichtrement beau, puis un blast beat, puis ralentissement, solo éblouissant, et vlan ! Vas y que je te lance THE riff qui tue dans ta face et c'est parti pour l'extase la plus totale ! Vraiment une réussite. La suite est tout aussi réjouissante : "Embodiment" hyper lourde et tueuse, avec un solo final magnifique ; "This mortal coil" plus rapide et parsemé de blast beats qui s'articulent autour d'un riff très technique ; "Arbeit macht fleisch" (faisant référence aux camps de concentration) ultra violente (la plus brutale de l'album) et rapide comme l'éclair (illustrant la haine que le groupe observe à l'encontre du fascisme) ; "Blind leading the blind" assez lent et mettant en valeur les mignonnets raclements de gorge de Jeff Walker ; "Doctrinal expletives" très technique dans sa rythmique et assez déjanté ; et enfin, "Death certificate" qui clôt avec brio ce superbe album qu'est "Heartwork". L'optique du groupe a en effet changé, mais c'est pour le plus grand bonheur de l'auditeur, qui même s'il n'entend plus Bill Steer hurler dans son micro, aura le plaisir de savourer ce disque mis en valeur par une production unique de perfection. Bref, un succès, que dis-je, un triomphe pour ce groupe qui est le premier à ma connaissance à être capable de sortir à la suite 3 albums parfaits ! Excellent...

note       Publiée le mercredi 9 janvier 2002

réseaux sociaux

dernières écoutes

  • Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Heartwork" en ce moment.

tags

Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Heartwork".

notes

Note moyenne        73 votes

Connectez-vous ajouter une note sur "Heartwork".

commentaires

Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Heartwork".

Rastignac Envoyez un message privé àRastignac
avatar

Idem. Et y a des tubes ici digne de siéger dans l’enfer des chansons qui me trottent dans la tête, entre « mirador » de jh et «moyens legos » de jj. No Love Lost. Arbeit macht Fleicht.

yog sothoth Envoyez un message privé àyog sothoth
avatar

Oh, y avait celui d'avant qui était pas mal aussi, même si pour ma part, c'est également Heartwork que j ai le plus poncé.

saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
avatar

Le début, la fin, en même temps

Note donnée au disque :       
metalgrave Envoyez un message privé àmetalgrave

je décroche complet la , trop mélodique , et cette pochette .. bahhhh !

Note donnée au disque :       
dimegoat Envoyez un message privé àdimegoat

Ah oui on voit bien ce que quelqu'un comme Tägtgren, notamment, a dû écouter en 1993-94.