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Chris Mcgregor's Brotherhood Of Breath › Bremen to Bridgewater

16 titres - 156:45 min

  • 1/ Funky Boots March (3:05) - 2/ Kongi's Theme (11:12) - 3/ Now (14:08) - 4/ The Bride (7:31) - 5/ Think of Something (5:48) - 6/ Union Special (1:11) - 7/ Andromeda (4:09) - 8/ Do It (3:32) - 9/ The Serpent's Kindly Eye (19:25) - 10/ Untitled Original (9:20) - 11/ Sonia (12:36) - 12/ Now (13:24) - 13/ Yes, Please (11:19) - 14/ Restless (7:26) - 15/ Kwhalo (16:17) - 16/ Untitled Original (16:22)

enregistrement

Disque 1 : titres 1 à 8 enregistrés à Lila Eule, Brême, Allemagne, 20 juin 1971 - titres 9 & 10, enregistrés au Bridgewater Arts Centre, Angleterre, 26 février 1975. Disque 2 enregistré au Bridgewater Arts Centre, Angleterre, 11 novembre 1975

line up

Harry Beckett (trompette), Mark Charig (trompette), Nick Evans (trombone), Mongezi Feza (trompette), Bruce Grant (saxophone baryton), Malcolm Griffiths (trombone), Radu Malfatti (trombone), Chris Mcgregor (piano), Louis Moholo (batterie), Mike Osborne (saxophone alto, clarinette), Evan Parker (saxophones soprano et ténor), Dudu Pukwana (saxophone alto), Elton Dean (saxophone alto), Alan Skidmore (saxophone ténor), Gary Windo (saxophone ténor), Keith Bailey (batterie)

remarques

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
free jazz

Comme je le laissais suggérer, Cuneiform ne tarda pas à remettre les couverts trois ans plus tard avec "Bremen to Bridgewater", nouveau témoignage posthume en concert qui réédite tout bonnement l'exploit de "Travelling Somewhere" mais en deux fois plus long encore puisqu'il s'agit d'un double cd, ni plus ni moins ! Autant dire que si vous n'aimiez pas le premier, y a peu de chances pour que vous accrochiez à celui-ci. C'est dire aussi et surtout si le matériel existe, même s'il aura fallu attendre autant d'années pour pouvoir enfin en voir la couleur... Tout ce qu'il faut, en somme, c'est juste la dose nécessaire de volonté. Cette fois, la sélection s'attarde sur trois performances ; la première d'entre elle à nouveau capturée par Radio Bremen en 1971, soit peu après la sortie de leur premier disque. La seconde (deux titres seulement) et la troisième étant issues de deux concerts donnés en 1975 au Bridgewater Arts Centre, à sept mois d'intervalle. Les sources audio varient en qualité - rien de dramatique toutefois - mais les performances rachètent aisément ces quelques menus défauts. De plus, le Brotherhood of Breath se présente ici avec des line-ups différents à chaque fois, une grande majorité des membres comme Harry Beckett, Marc Charig, Nick Evans, Mongezi Feza, Harry Miller, Mike Osborne, Dudu Pukwana et, bien sûr, Chris McGregor, en constituant le socle de base. Autour d'eux gravitent les habitués Gary Windo, Alan Skidmore, Evan Parker, Louis Moholo ou Radu Malfatti, mais on notera surtout la présence exceptionnelle de Elton Dean (Soft Machine) pour les dates anglaises. Évoluant à douze ou treize personnes, le Brotherhood of Breath sonne plus que jamais comme une procession aux couleurs châtoyantes de fous furieux et d'illuminés en tout genres, une invitation à la communion et à l'abandon, sans tenir compte le moins du monde des différences qui poussèrent McGregor et les siens à entrer en dissidence. À l'aube d'une finale de Coupe du Monde navrante, je saisis la balle au bond pour écrire ici et maintenant que le football n'a pas pour vertu de rassembler les peuples. Au contraire, elle hatise les haines et divise les gens. Seule la musique rassemble. Une musique universelle et vibrante comme celle de la Confrérie du Souffle.

note       Publiée le samedi 8 juillet 2006

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