Les objets chroniqués

Vous êtes ici › Les groupes / artistesMChris Mcgregor's Brotherhood Of Breath › S/t

Chris Mcgregor's Brotherhood Of Breath › S/t

  • 1970 • Neon NE2 • 1 LP 33 tours

6 titres - 46:37 min

  • 1/ MRA (5:02)
  • 2/ Davashe's Dream (7:28)
  • 3/ Bride (7:38)
  • 4/ Andromeda (4:08)
  • 5/ Night Poem (20:40)
  • 6/ Union Special (1:41)

enregistrement

Londres, Angleterre, 1970

line up

Harry Beckett (trompette), Ronnie Beer (flûte, saxophone ténor), Mark Charig (trompette), Nick Evans (trombone), Mongezi Feza (trompette, flûte), Malcolm Griffiths (trombone), Chris Mcgregor (piano, claviers, xylophone), Harry Miller (contrebasse), Louis Moholo (batterie, precussions), Mike Osborne (clarinette, saxophone alto), Dudu Pukwana (saxophone alto), Alan Skidmore (saxophone soprano et ténor), John Surman (saxophone baryton et soprano)

remarques

chronique

Styles
jazz
world music
Styles personnels
free jazz

C'est sur le label Neon, filiale de RCA, que sera publié le mythique Centipede, groupe ponctuel réunissant parmi les plus grands noms de la scène jazz progressive britannique du début des années soixante-dix. Quel dommage que l'on continue encore à vanter l'intérêt pourtant tout relatif de cet imposant double album alors que quelque temps auparavant, la même firme de disque publiait un disque bien plus mâture et plus extravagant encore, j'ai nommé le premier Brotherhood of Breath, sous la tutelle du pianiste sud-africain Chris McGregor. Parcourir ne serait-ce que d'une oreille distraite ces quelques quarante précieuses minutes de musique ferait comprendre à un sourd tout le fossé qui sépare cette oeuvre de l'entreprise de Keith Tippett, très certainement influencé par le travail effectué ici par treize personnes seulement. Prolongement naturel des Blue Notes avec lesquels il ne fit que quelques rares dates en 1968, le Brotherhood of Breath se veut un ensemble protéiforme, adaptable à l'envi, selon les disponibilités de chacun, et qui accueille en son sein parmi quelques uns des noms les plus prestigieux de la scène jazz anglo-saxonne. Pour ce premier enregistrement, sont enrôlés Mike Osborne, Alan Skidmore, Marc Charig, Nick Evans et John Surman, excusez du peu. Mais la formation de base n'est pas en reste avec des musiciens tels que Dudu Pukwana, Mongezi Feza, Louis Moholo ou encore Gary Windo, qui apparaîtra plus tard. Tout ce beau monde a gravité peu ou prou autour de la nébuleuse canterburienne, autant dire qu'ils n'ont rien à envier au fameux "Septober Energy". En un mot comme en cent, le premier disque du Brotherhood of Breath vient des tripes, parle au tripes là où le double blanc mythique n'est qu'onanisme intellectuel. Chris McGregor signe là un formidable point d'intersection où se croisent les ensembles légendaires de Duke Ellington, Charles Mingus, Sun Ra et l'Art Ensemble of Chicago, tout en apportant la petite touche exotique de rigueur qui ne fait aucun mystère sur leurs origines. Trombones et trompettes éructent, les saxophones se plient, les percussions s'affolent, c'est une orgie de son dont les vibrations persistent encore bien après avoir arrêté l'écoute de l'album. Mais qui, après une telle claque, aurait envie de s'arrêter ?

note       Publiée le samedi 8 juillet 2006

réseaux sociaux

tags

Vous devez être connecté pour ajouter un tag sur "S/t".

notes

Note moyenne        4 votes

Vous devez être membre pour ajouter une note sur "S/t".

commentaires

Vous devez être membre pour ajouter un commentaire sur "S/t".

Klarinetthor › mardi 10 mars 2015 - 22:48  message privé !

et la continuation hellman!

Note donnée au disque :       
Reflection › mardi 10 mars 2015 - 20:26  message privé !

En effet ça à l'air assez chouette. Si les journées faisaient 40h je regarderai plus souvent les 5/6 de Progmonster... Il doit y avoir de vrai perles à déterrer ! Merci !

Klarinetthor › mardi 10 mars 2015 - 18:23  message privé !

ca c'est joli, chatoyant, coloré et exubérant, Reflection. Un peu bordelique a la Sun ra mais sans les bizarreries de l'arkestra.

Note donnée au disque :       
NevrOp4th › mardi 21 septembre 2010 - 17:22  message privé !

Et bah çà alors... j'aurai jamais cru voir ce disque dans les pages de god, merci la fonction coup de cœur une fois de plus! :) Disque excellent au passage.

Coltranophile › vendredi 6 juillet 2007 - 14:28  message privé !
C'est un feu d'artifice, une explosion de couleurs, ça respire la joie de jouer, ça vous colle un sourire béat à travers la tronche. L'écriture de McGregor semble couler de source, naturelle quand bien même elle est si sophistiquée, pleine de subtilités en tous genres. A noter que le disque "Brotherhood" qui suit celui-ci vient d'être réedité et qu'il est aussi bon.
Note donnée au disque :