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Johnny Cash › American IV: The Man Comes Around

cd • 15 titres • 52:05 min

  • 1The Man Comes Around4:26
  • 2Hurt3:38 [reprise de Nine Inch Nails]
  • 3Give My Love to Rose3:28
  • 4Bridge Over Troubled Water3:55 [reprise de Simon & Garfunkel]
  • 5I Hung My Head3:53 [reprise de Sting]
  • 6First Time Ever I Saw Your Face3:52 [reprise de Peggy Seeger]
  • 7Personal Jesus3:20 [reprise de Depeche Mode]
  • 8In My Life2:57 [reprise de The Beatles]
  • 9Sam Hall2:40
  • 10Danny Boy3:19
  • 11Desperado3:13 [reprise de Eagles]
  • 12I'm So Lonesome I Could Cry3:03 [reprise de Hank Williams]
  • 13Tear Stained Letter3:41
  • 14Streets of Laredo3:33
  • 15We'll Meet Again2:58 [reprise de Vera Lynn]

enregistrement

The Cash Cabin Studio, Nashville, Tennessee, Akadémie Mathématique of Philosophical Sound Research, Los Angeles, Californie, Etats-Unis.

line up

Johnny Cash (chant, guitare acoustique, guitare électrique, adaptations), Smokey Hormel (guitares), Don Henley (batterie, claviers, choeurs), Mike Campbell (guitares), Randy Scruggs (guitares), Roger Manning Jr (Chamberlain, mellotron, piano, harmonium, cloches, tack piano), Benmont Tench (piano, orgue, Mellotron, harmonium, vibraphone, Wurlitzer, pipe organ)

Musiciens additionnels : Nick Cave (chant 12), John Frusciante (guitare acoustique 7), Billy Preston (piano 13), Joey Waronker (batterie 13), Fiona Apple (choeurs 4), Marty Stuart (guitare acoustique 5), Jeff Hannah (guitare acoustique 11, 13), Kerry Marx (guitare acoustique 13), Thom Bresh (guitare acoustique 15), David Ferguson (ukulélé), Laura Cash (fiddle 14, vielle 15), "Cowboy" Jack Clement (dobro 15)

remarques

chronique

Styles
country
folk
Styles personnels
crépusculaire

Au crépuscule de sa vie, tandis que la maladie le ronge inexorablement, Johnny Cash enregistre son tout dernier disque, sans doute le plus terrible et le plus bouleversant. Des compositions impériales, une voix brisée, un sentiment d'abandon. Jamais l'émotion n'aura été aussi palpable ; jamais l'humeur aussi sombre. "The man comes around" est son véritable testament (le cinquième volume des "American", paru très récemment et à titre posthume, n'est qu'une série de chutes de studio). Johnny Cash en est à ce point conscient qu'il fait débuter son disque avec cette énorme chanson éponyme, qui cite en voix parlée des versets de l'Apocalypse, et qui évoque le jugement de Dieu sur sa frêle créature. Après cette monstrueuse entrée en matière, complet changement de registre : c'est l'émotion à vif, la blessure à fleur de peau, chantée comme jamais, qui apparaît, et ce par le biais d'une reprise de... Nine Inch Nails : "Hurt" est tout simplement une immense chanson. Enlevez-lui ses oripeaux indus, remplacez la voix de Trent Reznor par celle d'un Johnny Cash au bord de la rupture : elle en prend une tout autre dimension, une tout autre force... Incroyable. Et attention, toutes les reprises sont du même tonneau, avec des titres systématiquement transcendés par un homme qui donne son chant du cygne : "Bridge over troubled water" de Simon & Garfunkel, "I hung my head" de Sting. Ne brandissez pas les boucliers ! Johnny Cash se saisit de ces mélodies et en livre autant d'épures bouleversantes. Même "In my life" des Beatles semble avoir, du tout au tout, changé de signification, passant de l'enjouement de la version originale à un triste bilan de fin de vie (écoutez Cash chanter : "In my life, I love you more" ! Ce n'est pas le même monde.) Les arrangements, qui s'enrichissent souvent d'un orgue redoutablement efficace, sont au diapason. La plus grande surprise vient peut-être d'une reprise de Depeche Mode, "Personal Jesus", qui pourtant s'intègre bien à l'humeur du moment. Et les reprises de standards folk ne sont pas en reste : superbe la rengaine rageuse de "Sam Hall" ; superbe l'éloge funèbre de "Danny boy", accompagnée de l'orgue seul ; superbe, ce "Desperado" désillusionné ; superbe la complainte de "Streets of Laredo". Et puis il y a ce classique de Hank Williams, "I'm so lonesome I could cry", où Nick Cave vient prêter son organe vocal. Parmi les compositions de Cash, outre l'énorme "The man comes around", "Give my love to Rose" et "Tear stained letter" semblent porter un regard nostalgique et attendri sur un passé que l'on sait révolu. Ultime pied-de-nez, c'est sur la reprise d'un classique de la variété américaine, gai et optimiste en diable, très accrocheur et pour tout dire irrésistible lorsque les choeurs se joignent en fin de course, "We'll meet again", que se conclut ce disque-épitaphe. Comme si Johnny Cash n'avait pas voulu rester pour toujours seul et perclus dans les ténèbres, à l'image de cette terrible pochette. "We'll meet again, don't know where, don't know when. But I know we'll meet again some sunny day..." À coup sûr, ce ne sera plus dans le monde d'ici-bas...

note       Publiée le mardi 4 juillet 2006

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(N°6) Envoyez un message privé à(N°6)
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L'autre jour en attendant Thee Hypnotics sur scène, voilà que j'entends pour la première fois le traditionnel Sam Hall chanté par l'homme en noir. "My name it is Sam Hall and I hate you one and all." Ca fait drôle quand on est si familier de la chanson de Bashung, dont le texte de Cadiot n'a en commun que le refrain.

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sebcircus Envoyez un message privé àsebcircus

Après la claque prise par le volume III, le Iv est une grosse deception, les reprises sont globalement moins bonnes (à l'exeprion de D.M. et N.IN;) L'album est un peu mou

Note donnée au disque :       
etr.ange Envoyez un message privé àetr.ange

Que dire sur ce disque et comment mettre moins de la note maximale ? Loin de n'être qu'un brillant exercice de style, Cash rend hommage à plusieurs générations de songwriters et leur donne une leçon magistrale : avec cette voix et une guitare dépouillée, l'homme en noir en a tiré la substantifique moelle, et ces chansons en sortent transfigurées.

Note donnée au disque :       
Potters field Envoyez un message privé àPotters field

la reprise de "personal jesus" renvoie direct au coté très VRP biblique du sieur Cash. putain d'ambiance, ça oui.

reno Envoyez un message privé àreno

C'est le dernier qu'il me manque, faut vraiment que je le choppe celui-là !