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Johnny Cash › Unchained

cd • 14 titres • 43:39 min

  • 1Rowboat [reprise de Beck]
  • 2Sea of Heartbreak [reprise de Don Gibson]
  • 3Rusty Cage [reprise de Soundgarden]
  • 4The One Rose (That's Left in My Heart) [reprise de Jimmie Rodgers]
  • 5Country Boy
  • 6Memories Are Made of This [reprise de Dean Martin]
  • 7Spiritual [reprise de Spain]
  • 8The Kneeling Drunkard's Plea [reprise des Carter Sisters]
  • 9Southern Accents [reprise de Tom Petty and the Heartbreakers]
  • 10Mean Eyed Cat
  • 11Meet Me in Heaven
  • 12I Never Picked Cotton [reprise de Roy Clark]
  • 13Unchained
  • 14I've Been Everywhere [reprise de Lucky Starr]

enregistrement

Akadémie Mathématique of Philosophical Sound Research, Oceanway Recording, NRG Recording, Hollywood, Californie, Sound City, Van Nuys, Californie, Cowboy's Arms Hotel et Recording Spa, Nashville, Tennessee, Etats-Unis. En 1995 et 1996.

line up

Johnny Cash (voix, guitare acoustique), Steve Ferrone (batterie, percussions), Tom Petty (voix, guitares électrique et acoustique, basse, Chamberlin), Mike Campbell (guitares électrique et acoustique, basse, mandoline, dobro), Benmont Tench (piano, B3, Vox Continental, harmonium, Chamberlin), Howie Epstein (basse, guitare acoustique), , Marty Stuart (guitares électrique et acoustique, basse)

Musiciens additionnels : Flea (basse 7), Rick DePiro (piano, orgue 8, 13), Curt Bisquera (batterie et percussions 7,8), Lindsay Buckingham (guitare acoustique 2), Mick Fleetwood (percussion 2), Juliet Prater (percussions 3)

remarques

chronique

Deux ans après l'étonnante collaboration Cash/Rubin pour "American recordings", les deux gaillards remettent ça, en convoquant cette fois-ci l'artillerie lourde. En effet, si le premier volume de la série ne laissait entendre que le seul Johnny Cash au chant et à la guitare sèche, il a été décidé pour le deuxième de faire appel à Tom Petty et à son groupe les Heartbreakers. Cette formation country/rock intègre, qui n'a plus rien à prouver depuis longtemps, vient apporter des arrangements riches et chatoyants à ce répertoire, un peu moins fourni en compositions de Johnny Cash que le volume précédent. Les époques choisies pour les reprises sont diverses (reprises de Beck et de Soundgarden au rendez-vous !), mais le son homogène, la voix bien timbrée de Cash, et les thèmes éternels de la blessure sentimentale, de la nostalgie d'une époque révolue, de la liberté inlassablement recherchée... en assurent l'intemporalité. Ce qui me gêne le plus à titre personnel, c'est précisément le son, un peu trop "classiquement" country pour moi. Bien sûr, après le premier volume, il s'agissait de montrer une autre facette de l'art de Johnny Cash, celle qui se rapproche le plus du glorieux temps où le groupe de "l'homme en noir" faisait exploser un "Cocaine blues" devant un parterre de taulards enthousiastes. Mais, malgré quelques blocs de pure beauté, l'émotion est moins présente, la tonalité d'ensemble moins sombre et douloureuse. Le plus dispensable des "American recordings" de Johnny Cash.

note       Publiée le mardi 4 juillet 2006

chronique

Styles
country
rock
folk
Styles personnels
americana

Ne pas refaire le même coup, ça c’est une idée. Il aurait pu enchainer Rick Rubin, "Allez Johnny ressort ta guitare en bois, on leur en donne une deuxième louchée de country acoustique!". Trop facile. Rubin vient juste de produire le dernier album solo de Tom Petty accompagné de ses Heartbreakers, groupe impeccable de heartland rock, déjà du rock à la papa en ces années quatre-vingt dix propice à l’alternative nation, mais groupe impeccable néanmoins. Qui mieux qu’eux pour redonner une puissance de feu à un Johnny Cash qui, les gamins d’alors n’en savaient rien, mettait le feu avec ses Tennessee Three (on parle des premiers, comme pour Motörhead) dès les années cinquante. Non pas que ce nouveau volume des American Recordings soit un retour aux sources, loin de là. Encore plus de reprises et peu de morceaux de l’homme en noir lui-même, ce « Mean Eye Cat » identifiable immédiatement à son "tchaka-poum tchaka-poum" nerveux, marque de fabrique d’époque, country-cavalcade qui mettait des coups de sabot dans la scène à coup d’influence rock’n’roll (ce qui ne se faisait pas, une démarche somme toute très…. cavalière. Ah ah ah.). Petty et son gang entourent donc ici ce bon vieux Cash d’arrangements de toute beauté, voire la reprise de « Spiritual » (du groupe Spain, troisième roue du carrosse slowcore) ou celle des Carter Sisters (c’est la famille après tout) avec son feeling un peu honky-tonk. Rubin essaime un répertoire mélangeant d’une part cover de country-songs de grandes figures (Don Gibson, Roy Clark, Jimmie Rodgers) avec délicieuse guitare slide et piano de bastringue et d’autre part repertoire contemporain plus décalé. Ça sera donc le « Rowboat » de ce petit slacker de Beck, ouverture marquante de l’album, ma foi très country déjà dans l’âme et par laquelle Cash pose d’entrée ses bottes sur le palier en tant que maitre des lieux. Et puis bien sûr, Johnny Cash qui chante du Soundgarden, c’était ce que tout le monde voulait sans le savoir : « Rusty Cage » en deux temps, d’abord complètement acoustique, style cow-boy au saloon, avant que Petty et compagnie n’impriment un beat Zeppelinien et branchent les guitares, tempo alors ralenti sous la gravité. Avec son accompagnement luxuriant et finalement plus ancré dans la scène pop-rock que strictement country, reprenant comme il se doit une chanson de Tom Petty lui-même, voici un deuxième volume qui prenait sa juste place dans la décennie de l’alternative nation. Johnny Cash était bel et bien revenu (mais pour combien de temps ?), chanter auprès d’un nouveau public, les circuits de la country d’alors allaient d’ailleurs l’ignorer. Outlaw un jour, outlaw toujours.

note       Publiée le mercredi 8 juin 2022

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kranakov Envoyez un message privé àkranakov

En fin de compte, qui d'autre que Tom Petty aurait pu s'y coller à cette tâche ingrate ? Accompagner une légende sur un disque aussi "classique"... D'autant que des backing bands de Dieu, il en a eu Cash - cf. les mythiques lives carcéraux des années 60, les chef d'oeuvre de la période Sun, les sursauts de grâce des années 70 parcourus de concept albums douteux mais brillants. Le choix des reprises est assez couillu, les arrangements jamais "folkloriques", l'intention ferme.

Ce n'est pas le chef d'oeuvre - mais cette pièce ne démérite pas des splendides autres cinq volumes. Il a peut-être pour lui la cohérence que le travail de groupe permet et qui lui confère une aura d'album qui peut manquer à certains volumes tardifs, compil' de chutes des précédents.

Un reproche toutefois, c'est le mastering vraiment poussif qui fait qu'il n'y a guère de dynamique sur ses séances au demeurant plutôt bien produites...

Note donnée au disque :       
Grandgousier Envoyez un message privé àGrandgousier

Moi je trouve qu'il a vu plutôt juste pour celui-là.

Note donnée au disque :       
sebcircus Envoyez un message privé àsebcircus

Je propose à M.Trimakion de s'acheter des oreille, certes Unchained n'est pas le chef d'oeuvre du man in black, mais c'est quand même un sacré bon album de country rock

gregdu62 Envoyez un message privé àgregdu62
De même, je trouve la note bien sévère. Très bon album, sobre. Pas mal d'excellentes reprises ("spiritual" en particulier).
Note donnée au disque :       
The Gloth Envoyez un message privé àThe Gloth
La note est sévère, je trouve cet album foutrement bon, pas du niveau du "IV" mais quand même... Et puis, je ne suis pas du tout fan de country, sauf quand c'est Johnny Cash. Un de ses chefs-d'oeuvre étant le "Live at the Folsom prison".