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Keller & Schonwalder › Jodrell Bank 2001

3 titres - 108:10 min

  • 1. Part I (42:30)
  • 2. Part II (46:56)
  • 3. Encore (18:42)

line up

Bas Broekhius : Percussions & Synthétiseurs Detlev Keller : Synthétiseurs & Piano Mario Schonwalder : Keyboards & Synthétiseurs

remarques

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

Keller & Schonwalder est un duo que j’affectionne beaucoup. À la fois hypnotique et rythmée, la musique de ce duo Allemand est ce qu’il y a de plus Berlin School. Un Berlin School qui puise son inspiration auprès des vieilles et longues envolées de Klaus Schulze. La contribution régulière de Bas Broekhius aux percussions donne encore plus de profondeur à la musique de Keller Schonwalder. En fait, écouter leur musique c’est renouer avec l’époque de X, Body Love et Miditerranean Pads. Les titres sont longs, évolutifs, parfois complexes, et polyrythmiques. Cet enregistrement de leur premier concert au Jodrell Bank, en 2001, circule depuis fort longtemps chez les adeptes du groupe. La maison Synth Music Direct a eu la bonne idée de reproduire ce concert dans la section de téléchargement de son site. Une autre belle initiative. Le seul os est la qualité de cette bande en format MP3. À moins que l’on ait voulu capturer toute l’essence atmosphérique du concert, il me semble qu’un peu de dépoussiérage et un peu de remixage, surtout dans les moments où les instruments convergent en chœur, n’auraient pas nuit. En ce qui a trait à la musique, c’est du pur Keller Schonwalder. La partie 1 démarre avec une lente procession minimaliste. Hypnotique, le tempo repose sur des percussions roulantes et un fond sonore couvert de nappes synthétiques vaporeuses. Les lamentations et solos de synthé sont juteux, aux saveurs de Klaus Schulze, ainsi que des premières œuvres de Robert Schroëder. Amateur d’analogue, vos oreilles vont se faire tout un pique nique. Subtilement les séquences se modifient, sans pour autant accélérer les rythmes. Soit les percussions roulent un peu plus fort, soit la nuance synthétique est plus prononcée, mais la marche est aussi lente. Elle feutre ses pas dans une atmosphère sinistre. Un doux piano vient ajouter une couche mélodieuse à cette atmosphère et graduellement, ses notes épousent un rythme en perdition qui jette un vent atmosphérique. Dans cette nébulosité, le séquenceur trace une fine ligne sombre qui porte un vent d’instrument à cordes. Un doux vent dénué de pousse qui s’installe et tournoie les notes synthétiques d’un violoncelle égaré au milieu de nulle part. Une première partie tranquille. Un doux rendez-vous hypnotique, à la Keller Schonwalder. Deux lignes pulsatives basses annoncent la 2ième partie. Déjà, on sent que cette portion sera plus rehaussée. Effectivement, le ton monte sur une autre séquence plus animée et les solos de synthé fusent avec force sur de bonnes percussions. Les rythmes changent, sautant de pulsations hypnotiques, à de grosses envolées spectrales orageuses sur des gros solos de synthés. Des solos qui tantôt épousent des formes flûtées aigues, alors qu’à d’autres moments les spasmes sonores sont vrillés dans une profonde basse. Nerveux, rêveurs, fluides ou statiques, les rythmes s’entrecroisent dans une illusion improvisée qui, faut l’avouer, ont tendance à s’étirer par moment. Satisfait, le public en redemande encore. Et c’est un lourd vent atmosphérique qui attend les spectateurs pour le rappel. Mais ce vent s’agite nerveusement sur de bonnes nappes synthétiques. Tranquillement une ligne de percussion en boucle s’installe. La peau roule sur un synthé enveloppant et fort nerveux qui crache des grosses lignes symphoniques. Le rythme devient plus haché sur une bonne batterie qui frappe et roule de ses baguettes synthétiques. Un titre nerveux, puissant qui ressasse les premières notes que j’ai connues de Keller Schonwalder à la période de Loop & Beat et More Loops. Une bonne finale, qui aurait eu besoin d’un remixage. Ce Keller & Schonwalder Live at Jodrell Bank 2001 n’est pas le meilleur cd de ce célèbre duo. Il y a d’excellents moments, comme il y a des moments un peu longs. Les incontournables aléas des improvisations en concert. Un bon remixage et montage sonore, comme lorsqu’on habille des enregistrements en concert, auraient aidé. Si vous êtes un amateur de Keller Schonwalder, et que cet enregistrement vous manque, c’est un beau cadeau à se faire. Si vous avez déjà cet enregistrement, il n’en reste qu’un cas de conscience. C’est de la bonne musique, mais pas nécessairement ce que Keller Schonwalder a fait de mieux. Si cet article attise votre curiosité et que la musique de Keller Schonwalder vous intrigue c’est une bonne façon de les découvrir, après tout, les frais de téléchargement sont respectables. Il faut juste comprendre qu’il y a mieux et que j’y reviendrai.

note       Publiée le mercredi 7 juin 2006

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