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Vrolok › Soul amputation

cd • 18 titres • 69:41 min

  • 1Sanctus & Benedictus, Malefactoris2:12
  • 2Master of Terrors and Sacrilege4:02
  • 3Snake of Unholy Divinity4:20
  • 4Macabre Effigy3:05
  • 5Sanctus & Benedictus, Malefactoris II3:48
  • 6Confusion, Torment, Hatred2:40
  • 7Life Lies in Ruins1:07
  • 8November Funeral Mass3:02
  • 9Ghosts of Winter Mourning5:07
  • 10Oktober 26th4:53
  • 11Abstract Human Element6:00
  • 12Pestilence Beyond the Stained Glass4:25
  • 13Devotion4:12
  • 14Black Sacrificial Fear3:45
  • 15"...I stand to gain nothing..."0:10
  • 16Soul Amputation9:02
  • 17Hidden between the paths3:23
  • 18Bele'zaghal Diplocephalus4:18

enregistrement

Enregistré entre le 30 Avril et le 19 Septembre 2004.

line up

Diabolus (tout sauf batterie) Lurker (batterie)

remarques

Les titres "Hidden between the paths" et "Bele'zaghal Diplocephalus" sont des bonus présents sur la version digipack limitée à 1000 copies

chronique

Styles
metal extrême
black metal
Styles personnels
black metal total

"Soul amputation" est le troisième album de Vrolok, après "Resurgence" (en cassette chez Total Holocaust Records) et "Resurgence II" ( en cd cher Alpha Draconis Records). Je ne connaissais Vrolok que de nom avant d'écouter cet album, autant vous dire que depuis, je me suis procuré tout ce que le groupe avait produit auparavant. Vrolok pratique un black metal total, noir de chez noir, je sais qu'on utilise cet adjectif à outrance dans le milieu black metal, mais il est ici utilisé à bon escient, je vous le garantis. "Soul amputation" est une véritable oeuvre aboutie, l'accent est mis sur l'atmosphère globale de l'enregistrement et non pas deux, trois titres excellents et le reste moyen. Il est composé de trois parties, la première, intitulée "Reverence", est la plus black metal dans les compositions (car l'album le reste dans l'ambiance tout au long de l'opus malgré des compositions moins électriques par la suite). Sept premiers titres avec une alternance entre chants grégoriens magnifiques et black metal total sans une once d'espoir. Vrolok ne joue pas de black metal dépressif, si cela existe bien entendu, mais il l'est bien plus que des groupes comme Xasthur ou Leviathan à mes yeux. L'atmosphère est poisseuse à souhait, Vrolok noie l'auditeur dans un maelstrom de mépris et de désespoir dont il sera difficile de sortir. Sept titres qui sont plus directs que le reste de l'album et qui présente un Vrolok violent et jusqu'au boutiste. La seconde partie intitulée "Aetheri" porte bien son nom puisqu'il s'agit de la partie la plus atmosphérique et la plus étrange. Ce n'est peut-être pas celle qui vous marquera au début, mais elle prend toute son ampleur par la suite. "November funeral mass" est un morceau funeste où se mêlent piano et batterie, sans voix ni guitare. Toujours pas de voix dans "Ghosts in winter mourning" mais des riffs complètement hors du black metal, une batterie tranquille et une basse toujours très présente dans l'enregistrement. Je n'ai tout simplement jamais rien entendu de tel dans le style, un vrai coup de maître. Quelques chuchotements dans les deux morceaux suivants et cette voix d'enfer gelée sur "Human abstract element" pour un rendu fabuleux et original. Vrolok sort des conventions avec cette deuxième partie inspirée et suicidaire au niveau de l'ambiance puisqu'elle essaie de nous montrer le néant. "Worship", la partie finale, reprend là ou "Reverence" s'était arrêtée avec cette alternance entre chants grégoriens (il y en a beaucoup sur tout le disque) et black metal poisseux, infernal et extrême, c'est plus que clair avec des morceaux comme "Devotion" et "Black sacrificial fear" qui nous présentent un style ichoreux sans compromis. Les lentes neuf minutes du morceau éponyme sont une invitation au suicide, Diabolus nous introduit avec le néant total et la décadence destructrice de sa création. Une batterie qui progresse, pas vraiment de riffs, la voix écorché de Diabolus, ça n'a rien à voir avec les combos dont je parlais précedemment qui, finalement, restent très musical comparé à ce Vrolok. La version digipack contient deux bonus qui, je crois, ne figure pas sur la version non limitée. Ce sont deux titres au son moins travaillé, tirés du premier enregistrement avec le batteur Lurker. Vrolok vomit sa haine à la face du monde avec ce "Soul amputation" qui porte bien son nom, l'atmosphère produite par cet enregistrement damné est clairement anti-humaine dans sa musicalité toute particulère. Un groupe à suivre de très près, une très belle surprise que cette formation américaine qui sortira son prochain méfait toujours chez Drakkar Productions, qui signe avec cet album, sa meilleure sortie pour 2005. Essayez quelque chose d'autre, laissez vous tenter par les profondeurs abyssales pour une fois

note       Publiée le dimanche 4 juin 2006

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notes

Note moyenne        12 votes

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taliesin › vendredi 29 décembre 2017 - 07:53  message privé !

Oh purée la coïncidence ces derniers commentaire, j'ai justement découvert cet album il y a quelques jours à peine... Et franchement il m'a plutôt ennuyé, hélas...

Note donnée au disque :       
Dioneo › jeudi 28 décembre 2017 - 23:13  message privé !
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Même cf disgogs, donc même en restant dans le moins spécialisé... Ouais, pour le plan piano que note Cyb', sinon, à propos d'un éventuel rapport avec diapsi sur la forme... Après sans doute pas plus que ça sur la longueur, oui, hein. Par contre sur une "tendance générale à mépriser la vie" peut-être bien un peu plus (Je veux dire, d'une manière moins "pour le show" et plus "intériorisée/projetée" que dans plein de trucs BM avant, au même moment et encore plus après, en gros... Moins "c'est ma phase ado je déteste tout et tout le monde, quoi).

yog sothoth › jeudi 28 décembre 2017 - 21:03  message privé !
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t'avais jamais entendu parler du présent groupe ?? (c'est sorti chez Drakkar). Sinon, y'a plein de Vroloks, cf. metal archives !

born to gulo › jeudi 28 décembre 2017 - 20:47  message privé !

C'est une peuplade effectivement assez modeste.

nicola › jeudi 28 décembre 2017 - 20:46  message privé !

Il y a donc quatre Vroloks ?