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Ulver › Blood Inside

cd • 9 titres • 45:45 min

  • 1Dressed In Black
  • 2For The Love Of God
  • 3Christmas
  • 4Blinded By Blood
  • 5It Is Not Sound
  • 6The Truth
  • 7In The Red
  • 8Your Call
  • 9Operator

informations

Mixed by Ronan Chris Murphy / Mastered by Audun Strype

line up

Kristoffer Rygg, Jørn H. Sværen, Tore Ylwizaker

Musiciens additionnels : Carl Michael Eide (batterie [9]), Håvard Jørgensen (guitare [1,2,8]), Mike Keneally (guitare 3, solo 9), Andreas Mjos (vibraphone 4, 7), Maja S. K. Ratkje (choeurs 8), Bosse (guitare 2), Jeff Gauthier (violon 8), Knut Aalefjær (batterie, percussion 2, 3, 9)

chronique

Un disque comme "Blood Inside" est assurément difficile à chroniquer tant il est riche : je pourrais vous le disséquer de fond en comble en vous parlant de son impressionnant panel d'ambiances, de sa production magistrale et si pleine de nuances, de ses multiples influences divinement assimilées, de sa capacité à apaiser et à faire rêver – l’un des rares disques sur lesquels on aime s’endormir. Ou bien du passage jazzy de "In The Red" (avec Andreas Mjøs / Jagga Jazzist), de l'épilepsie jouissive d'"Operator" (avec le – toujours – génialissime Carl-Michael Eide derrière les fûts), des lointaines et subtiles réminiscences quasi-black de "The Truth", du final Bach-ien grandiose de "It Is Not Sound". Ou encore d'à quel point la voix de Garm est exceptionnelle, variée et au top au cours de ces neufs morceaux. Je pourrais aussi partir dans un monologue dithyrambique interminable et épuiser mon stock d'adjectifs qualificatifs synonymes de "génial" pendant des lignes et des lignes en décrivant tout ce que j'ai pu ressentir lors de mes écoutes de ce dernier Ulver. Rien ne pourrait décrire exhaustivement l'admiration – que dis-je, l'amour que j'éprouve pour cette galette, pour tous les moments de bonheur ou de larmes que "Blood Inside" m'a procuré, chef d’œuvre ultime de Garm et joyau exceptionnel parmi toutes les bizarreries / ovnis que la Norvège infante par dizaines (pour mon plus grand plaisir). Un voyage étrange à la durée de vie immense qui captive / happe / absorbe toute attention et tout intérêt envers le monde extérieur du début de "Dressed In Black" à la toute dernière seconde de "Operator". Certains lui reprocheront son ambition, d'autres n'en ressentiront pas forcément la magie; mais impossible de rester indifférent à l'écoute de "Blood Inside", à moins d'être ultra-blasé et d'avoir tout vu / tout entendu – et là je ne peux plus rien pour vous. Lui laisser sa chance est l'un des meilleurs conseils que je puisse vous donner, et en toute honnêteté, je doute que vous regrettiez un tel périple, tant ce chef d’œuvre bouleversifiant troue le cul en beauté.

Chef-d'oeuvre
      
Publiée le samedi 27 mai 2006

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Note moyenne        70 votes

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Pielle Envoyez un message privé àPielle

Superbe album avec un gout de reviens-y assez prononcé...

Message édité le 10-06-2025 à 11:37 par pielle

saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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Je suis d'humeur réconciliatrice : purée, c'est excellent en fait. Ce qui me paraissait kitsch à l'époque me paraît...toujours un peu kitsch, mais là c'est cool. De rien ! Ça doit être ma phase Arcturus, y'a quand même des gros ponts (au delà de la voix) avec The Sham Mirrors, que j'adore

Message édité le 25-02-2025 à 19:22 par saimone

stickgrozeil Envoyez un message privé àstickgrozeil

Clair qu'il y a des hauts et des bas dans ce groupe, mais quand même, il y a de purs chefs d'oeuvre dans des styles différents. Blood Inside, Shadows of Sun, Bergtatt, Perdition City et The Assassination sont pour moi tous des perles absolues. Pour Blood Inside, en y repensant, il a ce côté foisonnant limite bordélique qu'on pouvait trouver dans le Masquerade Infernale d'Arcturus. 20 ans plus tard, et j'y découvre encore des choses. Ca s'est bien assagi depuis, mais ce n'est pas moins inintéressant.

Note donnée au disque :       
(N°6) Envoyez un message privé à(N°6)
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Ulver be like Ulver : jack of all trades, master of none.

Ceci étant dit, c'est probablement le style dans lequel je les préfère, depuis les EP ambient/glitch du début de la décennie (la compile Teaching in Silence). Bon, c'est péteux as fuck (le passage de Bach me fume complètement, Emerson Lake & Palmer n'aurait pas fait mieux si ils étaient de ce temps, c'est même pas une critique j'aime bien ELP) et Rygg a ce côté "I wish I was Mike Patton but alas...", c'est souvent aussi abscons que du Toby Driver sous meth, mais c'est surement ça qui passe mieux que leurs périodes beumeu bien mais pas top, trip-hop bien mais pas top, revival garage-rock bien mais pas top, revival synth-pop bien mais pas top. Tiens, dernièrement ils ont fait de la synthwave avec Carpenter Brut (ils ont quand même aucune race, bordel !). Je parie que c'est bien mais pas top. Ici, c'est pas top mais c'est quand même assez bien, et puis ça ressemble le plus à ce qui semble être leur prétention (au sens littéral), qui au final semble être leur identité.

Message édité le 18-09-2023 à 17:04 par (N°6)

Sartoris Envoyez un message privé àSartoris

prog-metal-zornien-ambient ? Première écoute, c'est effectivement labyrinthique, cryptique. J'y repasserai régulièrement dans les jours qui viennent.