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Keith Jarrett › Back hand

4 titres - 39:43 min

  • 1/ Inflight (9:07)
  • 2/ Kuum (11:40)
  • 3/ Vapalla (7:49)
  • 4/ Back Hand (11:07)

enregistrement

Generation Sound Studios, New York City, USA, 9 et 10 octobre 1974

line up

Charlie Haden (contrebasse), Keith Jarrett (piano, flûte, percussions), Paul Motian (batterie, percussions), Dewey Redman (saxophone ténor, musette, maracas), Guilherme Franco (percussions)

remarques

Il s'agit du pressage cartonné japonais à tirage limité

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
free form > post bop

Parce que Danny Johnson et Guilherme Franco se sont succédés sans pour autant poursuivre l'aventure jusqu'au bout, il a toujours été idéologiquement plus confortable de parler de cette formation en qualité de quartette et non de quintette, ce qu'elle est en réalité, et ce jusqu'à "Shades" compris. Ce choix favorise évidemment l'échelle comparative qui s'est instaurée d'elle-même entre les deux groupes que Keith Jarrett dirigeait en même temps de part et d'autre de l'Atlantique. Ce "Back Hand" inédit - à ma connaissance jamais publié en cd dans sa version originale, sauf au Japon bien entendu - issu des mêmes sessions qui ont donné le jour à "Death and The Flower" (une constante puisque, on le vérifiera par la suite, une seule session donnera toujours le jour à deux disques), met particulièrement en évidence le rôle des percussions trop souvent rabaissées au rang de simple fioriture. Il y a une qualité acoustique indéniable dans ces quatres nouvelles compositions, les moments les plus romantiques ("Vapalla") ne se soustrayant pas pour autant au spectre percussif prodigué par Guilherme Franco, membre à part entière et désormais permanent de ce soi-disant quartette, dressant une fois de plus un parallèle avec les plages les plus sombres de Weather Report, à l'image du duo "Five Short Stories" qui clôturait "Tale Spinnin'". Cependant, c'est sur "Kuum" que ce membre fantôme justifie le plus sa présence, une pièce abstraite, étrange, qui flotte sur une toile de percussions brillantes qui se tend et se détend sans cesse, dominé par Dewey Redman qui nous ressort sa musette, comme aux plus belles heures de son fameux "Tarik". La plage titre ainsi que "Inflight", aux abords plus classiques, faisant presque l'effet de ces musiques sensées accompagner la projection de films muets, se concentrent quant à eux beaucoup plus sur les dons indiscutables du piano soliste que secrètement l'on souhaiterait entendre moins sûr de lui, seulement bousculés par les interventions trop brèves du saxophoniste ténor. "Back Hand" conforte l'assise du groupe et son style unique, sans équivalent notoire.

note       Publiée le mercredi 24 mai 2006

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