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David Bowie › The buddha of suburbia

cd | 10 titres

  • 1 Buddha of Suburbia [4:28]
  • 2 Sex and the Church [6:25]
  • 3 South Horizon [5:26]
  • 4 The Mysteries [7:12]
  • 5 Bleed Like a Craze, Dad [5:22]
  • 6 Strangers When We Meet [4:58]
  • 7 Dead Against It [5:48]
  • 8 Untitled N° 1 [5:01]
  • 9 Ian Fish, U.K. Heir [6:27]
  • 10 Buddha of Suburbia (feat. L.Kravitz) [4:19]

enregistrement

Mixage et production : David Bowie et David Richards Mountain Studios, Montreux, Suisse BMG Mike Garson enregistré par Mike Ruggieri à O'Henry Sound, Burbank, Californie

line up

David Bowie (Paroles et musiques, voix, claviers, synthés, guitares, saxophone alto et bariton, boites à rythmes), Mike Garson (piano sur Bleed Like A Craze, Dad et South Horizon), Erdal Kizilcay (claviers, trompette, basse, guitare, batterie, percussions), Dave Richards (David Richards) (programmes, machines), 3D Echo (batterie, basse, guitare sur Bleed Like a Craze, Dad)

chronique

En 1993, le Thin White Duke n’est pas vraiment au mieux de sa forme. C’est même le grand creux de sa carrière. « Black Tie White Noise » n’a pas vraiment convaincu, et il n’a pas encore livré son album-bouée de sauvetage, le nébuleux Outside. Entre les deux, « Buddha Of Suburbia », bande originale d’une petite série télé en 4 épisodes de la BBC2, est paru, dans l’anonymat le plus absolu. Avant de mettre sur pied le projet démesuré qui donnera naissance à « Outside », Bowie donne tout (de son propre aveu) sur cette minuscule B.O., quelques mois après l’échec de « Black Tie ». Si Bowie a touché le fond à la fin des années 80, c’est bien avec ce disque qu’il prendra le rebond décisif qui le lancera pour la décennie à venir… Remarquons d’ailleurs qu’il réutilisera « Strangers When We Meet » (pourtant la piste la plus fade de ce disque déjà assez timoré) pour fermer « Outside ». « Buddha Of Suburbia » est un peu le disque de la remise sur pied, le caméléon fait profil bas (low profile ça vous dit quelque chose ?) et réalise ce disque seul avec le mutli-intrumentiste virtuose Erdal Kizilcay… On ne voit même pas sa tronche sur la pochette originale, c’est pour vous dire. C’est quand même un cas unique dans toute sa carrière de narcissique maladif ! La musique de l’album s’inscrit dans cette même logique de discrétion, hélas… Dire qu’elle n’apparaît quasiment pas dans la série ! Bowie ne s’est pas encore dépétré du son synthétique horrible des années 80, mais il étoffe quand même la production de quelques effets forts bienvenus, qui nous placent en terrain étrangement familier. En effet, c’est un peu un retour à « Lodger » ou à la face b de « Heroes » qu’il effectue ici, mine de rien, et c’est une veritable renaissance artistique qui s’opère sous nos yeux, ou plutot nos oreilles. On retrouve la plainte du saxo solitaire baigné dans l’écho de « Neuköln » sur « South Horizon », et même si le son rappelle les erreurs variet 80’s, la couleur de l’album est définitement grise et ambient. D’ailleurs, dans le livret, Bowie avoue que sa plus grande inspiration sont les méthodes de travail de Brian Eno. La voix, excepté sur « Strangers When We Meet » et le poignant morceau titre (une simple chanson pop, presque variet, mais fichtre, l’inspiration est de retour !) est trafiquée à souhait et méconnaissable. Surtout sur « Sex And The Church » - un thème d’ordinaire cher à Depeche Mode – où elle sonne robotique et caustique. C’est la mise en retrait de la personnalité de Bowie, si exposée dans la décénnie précédente, sur un disque, toutefois, qu’il écrit et produit intégralement. L’enchaînenement « South Horizon », « The Mysteries » et « Bleed Like a Craze, Dad » est une merveille habitée par le piano ensorceleur de Mike Garson, qui s’interrompt sur « The Mysteries » - piste ambient composée à partir de bandes ralenties, tout comme « Ian Fish » - pour reprendre dans l’intro de « Bleed » d’une façon magistrale. Le meilleur passage de l’album. Le reste est plutôt fade, même si « Dead Against It » et « Untitled No.1 » recelent encore quelques effets de production interessants… « Untitled » commence comme un morceau hip-hop puis dérive vers une atmosphère orientale à la « Lodger ». Le tout s’achève sur une version de la chanson titre avec Lenny Kravitz à la guitare, parfaitement inutile. Il va sans dire que cet album, qui n’est en fait que le début d’une nouvelle ascension, est le meilleur de l’artiste depuis « Scary Monsters ». Bien sûr, « Outside » ira beaucoup plus loin, et ce bouddha tombera dans les limbes de l’oubli, mais c’est avec ce disque Bowie prendra le bon pli, et pas un autre...

note       Publiée le vendredi 19 mai 2006

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Dane › samedi 16 mars 2013 - 12:29  message privé !

J'aime pas les changements de pochette...

Nicko › samedi 16 mars 2013 - 11:42  message privé !
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voilà, 2ème pochette ajoutée...

Note donnée au disque :       
Dane › samedi 16 mars 2013 - 10:28  message privé !

Sur la pochette de la réédition, on voit sa tronche...

dariev stands › samedi 17 juillet 2010 - 04:23  message privé !
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attention, j'ai pas vu la série mais j'ai très souvent lu que les 3/4 du cd n'y figurent pas du tout, c'était juste un pretexte pour revenir aux choses sérieuses sans pression pour Bowie...

Note donnée au disque :       
Twilight › samedi 17 juillet 2010 - 03:49  message privé !
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Je suis en train de regarder la série après avoir lu le livre...Tous deux sont franchement recommandés ! La musique s'intègre magnifiquement; je pense qu'elle passerait moins bien sans les images tout en restant quand même du bon Bowie

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