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Yes › Magnification

10 titres - 60:27 min

  • 1/ Magnification (7:15)
  • 2/ Spirit of survival (6:02)
  • 3/ Don't go (4:27)
  • 4/ Give love each day (7:44)
  • 5/ Can you imagine (2:58)
  • 6/ We agree (6:30)
  • 7/ Soft as a dove (2:18)
  • 8/ Dreamtime (10:45)
  • 9/ In the presence of (10:24)
  • 10/ Time is time (2:09)

enregistrement

Sound Design Studios, Santa Barbara, Californie, USA, 2001

line up

Jon Anderson (chant, guitare acoustique), Steve Howe (guitare), Chris Squire (basse, chant), Alan White (batterie)

remarques

chronique

Styles
progressif
pop
Styles personnels
symphonique

Rick Wakeman ayant juré qu'on ne l'y reprendrait plus, c'est donc un Yes sans clavier qui entre en studio en ce début de vingt et unième siècle, une première en plus de trente ans de carrière, pour enregistrer son dix-septième album. La solution toute trouvée pour un groupe considéré comme le chantre du rock symphonique était évidemment d'aller dégoter un orchestre... Et c'est chose faite sur ce "Magnification" qui, contrairement à "Time and a word", en 1970, intègre ici réellement les arrangements du large ensemble aux compositions du groupe. Cela donne de fort beaux moments, poignants et intenses ("Spirit of Survival" et surtout "Can You Imagine" ou "In the Presence of"), mais Yes étant ce qu'il est aujourd'hui, on tombe inévitablement dans des longueurs inutiles ou des fautes de goût ("Don't Go", par exemple, aurait très bien pu figurer sur "Open Your Eyes"). L'ambiance générale n'est pas spécialement surfaite, l'osmose entre orchestre et groupe opérant parfois avec réel succès. Mais la continuité de l'album souffre donc de quelques solides baisses de régimes qui, à l'instar de ce que l'on trouvait déjà sur "The Ladder", parvient à faire s'écrouler la pièce montée que l'on avait patiemment réalisé avec amour sous son propre poids. "Magnification", tout comme les albums qui l'ont récemment précédé, n'est pas, comme on aimerait tant nous le faire croire, un retour flamboyant à la maestria de ce groupe légendaire. Yes se rêve, s'imagine, se fantasme, mais n'est plus capable de se réaliser. Et comme la plupart du matériel sorti par le groupe depuis plus de dix ans, l'écoute de ce disque ne nous procure qu'un sentiment de travail bâclé, inachevé, un constat assez inégal tiraillé entre le sublime et l'abject...

note       Publiée le jeudi 3 janvier 2002

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notes

Note moyenne        11 votes

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Nicko › mardi 27 février 2018 - 01:23  message privé !
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Certes il est inégal, mais il est largement meilleur que les deux précédents. Et cet orchestre symphonique sonne tellement mieux que les claviers des années 90...

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Thierry Marie › mercredi 16 août 2017 - 13:41  message privé !

Par acquis de conscience, je réécoute 'Fly from Here', et je persiste à n'y pas trouver grand intérêt. Si le nom 'Yes' n'était pas inscrit sur la pochette, ne m'en serais-je pas détourné d'un haussement d'épaule? Alors que, de loin en loin, je réécoute avec plaisir 'The Ladder' ou 'Magnification'. De l'easy (pas si) prog assez anonyme. Du (pas si) Yes qui sonne comme un clone (moins la personnalité).

Note donnée au disque :       
docteur.justice › mardi 4 septembre 2012 - 08:46  message privé !

pas si mal que ça comparé au dernière bouses, étrangement le yes vieillisant sonne comme un album testament, tristes lustre d'une époque de créativité révolue

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Thierry Marie › mercredi 28 mars 2012 - 17:43  message privé !

Ok: "Fly From Here" est pas mal. Mais très en deça de "Magnification". Il n'y a rien à faire: Downes et Horns, cela sonne toujours un peu pute. Mais ils font des efforts... Je comprends mal que, à sa parution, "Magnification" ait été si mal accueilli, je ne me l'explique toujours pas. Et je ne m'explique pas davantage l'enthousiasme qui a salué "Fly From Here"...???

Note donnée au disque :       
Aladdin_Sane › dimanche 20 novembre 2011 - 11:26  message privé !

Je confirme également que le dernier Yes "Fly from here" est bien au-dessus de tous leurs albums depuis une dizaine d'années (voir plus). Cela doit être en partie aux retour des ex-Buggles dans le line-up et le nouveau chanteur, Benoit David, s'en sort plutôt bien, même si on a un peu de mal au début à entendre Yes avec un autre chanteur que Jon Anderson.