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Tor Lundvall › Empty city

12 titres - 40:04 min

  • 1/Scrap yard
  • 2/Platform #3
  • 3/Running late
  • 4/Night work
  • 5/Early hours
  • 6/Grey water
  • 7/Buildings and rain
  • 8/Wires
  • 9/Empty city
  • 10/Open window
  • 11/2:00 am
  • 12/Clearing sky

enregistrement

Composé et enregistré par Tor Lundvall, East Hampton, New York, Usa, avril 2003-mai 2004.

line up

Tor Lundvall (tous instruments et voix)

remarques

Digipack limité et numéroté.

chronique

Styles
ambient

Chaque nouvelle peinture, chaque nouveau disque de Tor Lundvall lui permet d'explorer toujours plus avant et d'un point de vue différent le monde qui l'entoure. Différent dans un sens où si l'américain ne change pas fondamentalement sa formule musicale il n'en arrive pas moins à créer des climats qui se répètent rarement. Sur 'Last light', l'album précédent, le chant prenait une dimension romantique et onirique, assujetti aux textes poétiques aux images pourtant prosaïques. Ici, le chant se fait voix, murmure, plainte. 'Empty city' le bien-nommé rend compte d'une vision de ville abandonnée, laissée aux mains des machines ou objets ('Night work', 'Wires') sans que jamais l'humain n'interfère. Une interprétation urbaine plus abrupte que ne l'était la rêverie de 'Last light' et plus inquiétante. Musicalement l'approche atmosphérique demeure mais s'illumine régulièrement de sons métalliques pour ne pas dire industriels (au sens propre du terme), d'éléments qui s'entrechoquent. Les peintures illustrant le digipack accentuent ce sentiment d'isolement dans un univers gigantesque dont les limites ne sont pas visibles. On comprend ainsi mieux l'absence humaine dans cet symphonie aux frontières de l'ambient et du trip-hop, aux accents de films muets dans lesquels la musique et les couleurs vives des peintures constituent le seul langage. Là où 'Last light' sonnait automnal, 'Empty city' résonne de tons hivernaux transformant le spleen en mélancolie réaliste et en lucidité douloureuse.

note       Publiée le jeudi 11 mai 2006

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Richard › mardi 25 octobre 2016 - 10:02  message privé !

A l’image de tout l’artwork de l’Américain, ce disque est une parfaite invitation à un voyage intérieur. Difficile pour moi de retranscrire les émotions qui découlent de ce disque. Tableau sonore, ces titres sont autant de petites touches aux teintes froides qui représenteraient entre autres résignation et désolation. De la belle ouvrage.

Note donnée au disque :