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Yes › Open your eyes

11 titres - 55:45 min

  • 1/ New state of mind (6:00)
  • 2/ Open your eyes (5:14)
  • 3/ Universal garden (6:16)
  • 4/ No way we can lose (4:56)
  • 5/ Fortune seller (5:00)
  • 6/ Man in the moon (4:41)
  • 7/ Wonderlove (6:06)
  • 8/ From the balcony (2:43)
  • 9/ Love shine (4:37)
  • 10/ Somehow, someday (4:47)
  • 11/ The solution (5:25)

enregistrement

The Office, Van Nuys, Californie, USA, 1997

line up

Jon Anderson (chant), Steve Howe (guitare), Billy Sherwood (guitare, claviers, chant), Chris Squire (basse, chant), Alan White (batterie, percussions)

remarques

le 11ème titre est suivi par 25 minutes d'un "ambient open your eyes" constitué de parties de l'album

chronique

Styles
rock
pop

C'est quoi cette blague ? Yes fait volte-face après les prétentieux "Keys to Ascension" et revient à un format pop conventionnel qui n'aurait rien à envier aux plus mauvais moments de "Big Generator". Et ce, en l'absence de Trevor Rabin ! Le sudafricain n'était donc pas responsable d'une telle déchéance ? Voilà une nouvelle étonnante... Dans le genre, "Open Your Eyes" reste cependant à mon humble avis au dessus de la moyenne, je le préfère très franchement à "Big Generator" (et franchement, c'est pas trop difficile), l'album ayant quand même ses moments ("Universal Garden", "Fortune Seller" ou "Wonderlove"), montrant qu'il est possible de créer des chansons pop avec un raffinement certain. Pas question de juger ce disque sur des critères répondants au canon de la grammaire progressive alors qu'il n'en a pas la moindre intention. Car, au risque de choquer, c'est bien de cela qu'il s'agit ; il faut prendre le groupe pour ce qu'il a à offrir (plus grand chose il est vrai), à savoir un petit album pop, légèrement plus fouillé que la normale, seulement imputable au métier et à l'expérience des musiciens impliqués. Mais même dans ce cadre, Yes semble définitivement dépassé, incapable de rivaliser avec les esthètes de la scène actuelle. S'y intéressent-ils d'ailleurs ? Tout porte à croire que les membres de Yes ne sont jamais sortis de leur bulle. En plus, ce revirement qui finit par paraître cyclothymique aux yeux de ses fans, ne fait rien pour qu'on puisse tenir Yes en haute estime. A se demander pour finir si le groupe de Chris Squire ne se moque pas tout bonnement de son public, ou de son statut, ou des deux, tant qu'à faire... Cet album prônerait-il pour une plus grande ouverture d'esprit ? Ah, la bonne blague... "Open Your Eyes", donc, mais "Close Your Ears" aussi !

note       Publiée le jeudi 3 janvier 2002

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CrimsonTangerineDreamTheater › mardi 21 juillet 2020 - 21:03 Envoyez un message privé àCrimsonTangerineDreamTheater

Le « vrai » Yes, c’est quand on a un mélange d’éthéré et d’énergie, avec un son pêchu. Dans les compos studio des deux Keys to Ascension, on retrouvait bien le côté éthéré, surtout avec les mélanges de guitare acoustique et nappes de synthé dans That That Is, Bring Me to the Power ou au milieu de Mind Drive. Par contre, on ne retrouvait pas l’énergie de Gates of Delirium, Heart of The Sunrise ou Silent Wings of Freedom. Et là, brutalement après les Keys, on se retrouve avec de la grosse énergie et du son pêchu, mais pas sur de longues compos progressives, au contraire des compos courtes et relativement brutales, bruyantes. Et le visuel des pochettes souligne l’opposition en passant aussi d’un extrême à l’autre. Exit le superbe paysage de Roger Dean (sur Keys 1 surtout, une des plus grandioses pochettes de Yes), et bonjour le gros logo bien rouge qui arrive comme un gant de boxe dans la gueule, parfaitement en accord avec la violence joyeuse du premier morceau, New State of Mind, qui écrase et rend inutile le 1er morceau de Talk qui lui ressemble un peu, mais un cran en dessous.

Faut croire qu’à ce moment là de sa carrière, Yes n’arrivait plus à fusionner l’éthéré planant et l’énergie, alors on a eu l’un, puis l’autre, séparément. Par la suite, The Ladder réussit partiellement à refaire cette fusion, mais certains morceaux semblent un peu artificiels, je préfère la profondeur de Magnification.

Une fois qu’on accepte la scission des deux personnalités de Yes, qu’on accepte le format pop bruyant concis qui nous fait passer à l’opposé des Keys, alors on pourra apprécier certaines choses qui me paraissent très bonnes : après la joyeuse violence totalement rentre dedans de State of Mind, on a l’efficacité pop de Open your Eyes, les belles harmonies vocales des couplets de Inner Garden, le rythme propulsif de Fortune Seller, et surtout la dualité bizarre entre l’esthétique planante et le rentre-dedans qui coexistent dans Wonderlove. La basse de Wonderlove est trop excellente pour que je puisse cracher sur Open your Eyes...

D’ailleurs je ne crache pas sur telle ou telle période de Yes. J’adore certains morceaux et d’autres me saoûlent, quelle que soit la période. A part la pochette horrible, je ne comprends pas la haine de Big Generator, où Shoot High Aim Low et I’m Running sonnent pour moi comme du Yes pur jus bien éthéré. Et Rythm of Love un petit chef d’oeuvre d’efficacité pop concise avec un bon riff et de bons vocaux.

Les morceaux que je ne tolère vraiment pas sont Lift Me Up et Saving My Heart sur Union, c’est vraiment du rock FM US de mauvais goût, mais le reste constitue en gros un 2ème album d’ABWH que je trouve encore meilleur que le premier, car plus intense, ce qui compense sa complexité moindre.

Pour revenir à Open Your Eyes, j’ai l’impression aussi qu’ils ont exagéré volontairement la brutalité joyeuse des chants collectifs super-produits, sinon pourquoi y aurait-il aussi peu de chant de Anderson seul et calmé ? Il y a une sorte d’expérimentation sonore sur les chants, quelque part cela rappelle To Be Over, mais en nettement moins profond évidemment. Je ressens même une forme d’humour dans cette exagération d’Open your Eyes.

Je l’aime bien moi, ce gros poing dans la gueule bien rouge.

Nicko › mercredi 16 août 2017 - 11:37 Envoyez un message privé àNicko
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Pas aussi pourri que "Big generator" parce que ce n'est tout simplement pas humainement possible, mais ce "Open your eyes" est vraiment nul ! De la pop mièvreuse tellement kitsch ! Il n'y a aucune mélodie qui reste. "Talk" était bien mieux inspiré dans un genre assez proche. Là, c'est le néant ! Et qu'il est long cet album, mais long... Mais ce dernier morceau (non annoncé ici), "The source" (joué sur la même plage que "the solution" - commencé 2 minutes après), avec ces presque 20 minutes finales, c'en est trop !! Too much !

Note donnée au disque :       
fracture › jeudi 11 septembre 2003 - 17:39 Envoyez un message privé àfracture
Beurk ce disque... allez mon premier 1! Cela se fête! lol
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