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Yes › Union

  • 1991 - Arista, 261 558 (1 cd)

15 titres - 69:48 min

  • 1/ I would have waited forever (6:32)
  • 2/ Shock to the system (5:09)
  • 3/ Masquerade (2:18)
  • 4/ Lift me up (6:30)
  • 5/ Without hope you cannot start the day (5:18)
  • 6/ Saving my heart (4:42)
  • 7/ Miracle of life (7:30)
  • 8/ Silent talking (4:01)
  • 9/ The more we live, let go (4:34)
  • 10/ Angkor wat (5:24)
  • 11/ Dangerous (3:39)
  • 12/ Holding on (5:24)
  • 13/ Evensong (0:52)
  • 14/ Take the water to the mountain (3:10)
  • 15/ Give and take (4:29)

enregistrement

Studio Miraval, Le Val et Guillaume Tell, paris, France / Langley Studio, Angleterre / The Jacaranda Room et Cherokee Studio, Los Angeles, USA, 1990

line up

Jon Anderson (chant), Bill Bruford (batterie), Steve Howe (guitare, chant), Tony Kaye (claviers), Tony Levin (basse, chapman stick), Trevor Rabin (guitare, chant), Chris Squire (basse, chant), Rick Wakeman (claviers), Alan White (batterie)

remarques

les pressages européens et japonais ont le titre "Give and take" en bonus

chronique

Album curieux, comme une parenthèse dans la carrière, loin d'être encore finie, de ce groupe à la discographie opulente, "Union" est un trompe-l'oeil étonnant. Mais l'intrus - s'il faut le considérer comme tel - vaut largement le détour. Après avoir scindé le groupe en deux entités au sortir de 1987, Jon Anderson s'était adjoint les services de Steve Howe, Rick Wakeman et Bill Bruford pour former un quatuor plus fidèle à l'esprit de base dont il s'est peu à peu détaché et qui a pourtant longtemps valu au groupe toutes les louanges qu'on leur accorde. Cela se traduisit, souvenez-vous, par la publication de l'album simplement appelé "Anderson Bruford Wakeman Howe" en 1989 et qui avait le mérite d'atteindre, ne serait-ce qu'en partie, ses objectifs. Alors qu'ils travaillaient à la maquette d'un second opus, Chris Squire les approcha pour déboucher sur cet incroyable compromis ; réunir en un seul album les compositions des deux formations. Les titres les plus ambitieux ("Without Hope You Cannot Start the Day", le fameux "Silent Talking", le meilleur Yes depuis des lustres ?), écrits par Anderson, Bruford, Wakeman et Howe, côtoient les titres plus cadrés radio de Squire, White, Kaye et Rabin ("Lift Me Up", "Saving My Heart" ou encore "Miracle of Life", resucée à peine voilée de "Changes" sur "90125"). De manière assez incroyable, cette "réunion" des deux mondes, qui ne s'est jamais réellement produite (mis à part les interventions vocales respectives d'Anderson et de Squire rajoutées sur les titres de l'une ou de l'autre formation), fonctionne assez bien et l'ensemble sonne plus cohérent qu'on aurait pu l'imaginer. Il y a certes encore quelques longueurs, quelques déchêts ("Dangerous", "Holding On", "Give and Take"), mais le résultat global dépasse de loin en qualité tout ce que Yes produisit depuis "Drama" pour ne pas pouvoir s'accomoder de ces quelques faiblesses alors que, chacun le sait, ils ont commis (et commettront) bien pire (encore).

note       Publiée le jeudi 3 janvier 2002

chronique

Tout y est. Le logo, la pochette, les musiciens… Yes ! Résultat d'un calcul de producteur et non d'une véritable volonté fraternelle, cette rencontre entre les deux formations Yessistes qui existaient au début des années 90 est-il donc à la hauteur des espérances ? En ce qui me concerne : c'est oui ! C'est Yes ! En dépit des critiques violentes d'un Bruford ou d'un Wakeman à propos de la musique finalement proposé par ce disque (le clavier de Rick a été totalement transfiguré par Elias : "Il n'y a que son chien qui n'a pas été invité à jouer des claviers sur ce disque", dira Wakeman, un peu négatif), en dépit des véritables raisons qui amènent ces vétérans à tous se tomber dans les bras, il y a bien sur ce CD de l'excellente musique. La première raison est sans doute que la majorité des titres est issue du travail d'Anderson-Bruford-Wakeman-Howe qui nous avait déjà ravis en 1989 avec leur premier album. Mais les compositions de Rabin (notamment l'excellent "Miracle of life"), ou de Squire (The more we live) n'ont pas à rougir et allient la richesse à l'émotion, la sophistication, et chaque pièce est dense d'une atmosphère incontestable. Beaucoup plus ramassé que le Yes des années 1970, morceaux plus courts, rythmes plus francs, le Yes unique de cet album retrouve néanmoins la richesse d'antan, la technique, la folie. Les mélodies sont très surprenantes, les breaks imprévisibles et imparables et les innombrables harmonies particulièrement prenantes. Avec ses anciens compères, Jon avait retrouvé une grande partie de la musique et sans doute croyait-il qu'il ne lui manquait plus que le nom. Il vient de le reprendre… et cela fait formidablement bien illusion. Très très bon disque !

note       Publiée le dimanche 14 avril 2002

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Note moyenne :        15 votes

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sergent_BUCK › lundi 3 avril 2017 - 01:12  message privé !
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Celui là c'est mon pêché mignon.

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torquemada › dimanche 2 avril 2017 - 18:40  message privé !

Malheureusement c'est ça aussi Yes ! Je crois que c'est le seul groupe sur ce site auquel j'ai attribué l'ensemble de la palette de notes disponibles, de 1 à 6.

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Nicko › dimanche 2 avril 2017 - 17:07  message privé !
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Certes, cet "Union" est meilleur que "Big generator" (en même temps, est-ce humainement possible de faire pire ???), mais sérieusement, c'est pas possible. Quel mauvais goût, quelle production vieillote ultra-kitschesque !! Il n'y a rien de progressif là-dedans, de la pop mièvre même s'il reste par-ci par-là quelques bonnes mélodies et refrains. Pas totalement pourri, mais franchement pas bon. Et puis, il est long, mais loooooooong...... Et quand on pense à leurs pépites des années 70, c'est encore plus décevant.

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Ramon › lundi 8 juillet 2013 - 19:59  message privé !

Un album fait de brics et de brocs, chacun enregistre avec d'un côté côté le Yes autorisé et de l'autre le Yes officieux et derrière le management grenouille et les producteurs assemblent les pistes sans que les musiciens ne sachent de quoi il retourne vraiment et hop, on se réveille avec une réunion pas envisagée initialement puis on découvre un programme de tournée long comme le bras et après...

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Thierry Marie › mardi 14 septembre 2010 - 11:49  message privé !

Tiens: pour une fois, je ne suis pas en désaccord avec Progmonster (et encore moins avec Sheer-Khan)...? moi aussi, dans l'ensemble, je le trouve bon cet album qui fut particulièrement vilipendé. Bon, son gros défaut est qu'il est surproduit, il faut s'en accomoder. La seconde faiblesse vient des 4 (oui: 4 sur 15! ce qui en dit long...) chansons en provenance du Yes porteur du nom, même si "Miracle Of Live" restera sans doute une des 'meilleures' chansons écrite par Trevor Rabin, mais lui et ses hymnes racoleurs de paccotille... Encore heureux que Jon les chante, lui qui est même parvenu à transcender certaines mièvreries de Vangelis. Un regret par rapport à Bruford: quand on maîtrise un tel toucher (c'est un de mes batteur préféré, et, heureusement, depuis il s'est mis au jazz, en acoustique), on évite comme la peste les batteries électroniques ou gonflées d'effets superfétatoires (cette remarque vaut également pour cet autre énorme batteur qu'est Carl Palmer). Quant à "Dangerous", moi, je craque...

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