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Yes › Big generator

  • 1987 - Atco, 7567-90522-2 (1 cd)

8 titres - 43:14 min

  • 1/ Rhythm of love (4:49)
  • 2/ Big generator (4:31)
  • 3/ Shoot high aim low (7:59)
  • 4/ Almost like love (5:58)
  • 5/ Love will find a way (4:48)
  • 6/ Final eyes (6:20)
  • 7/ I'm running (7:34)
  • 8/ Holy lamb (3:15)

enregistrement

Lark studio, Caramati, Italie / Sarm East & West studio, Londres, Angleterre / Southcombe studio et Sunset Sound studio, Los Angeles, USA, 1987

line up

Jon Anderson (chant), Tony Kaye (claviers), Trevor Rabin (guitare, chant), Chris Squire (basse, chant), Alan White (batterie)

chronique

Styles
rock
pop
Styles personnels
hard f.m.

Janvier 2002. Une nouvelle passionnante page d'histoire de Guts of Darkness était en train de s'écrire. En effet, j'entrepris alors de chroniquer l'intégrale de Yes, et voici les quelques mots - entre autres ignominies - qui me traversèrent l'esprit au moment de m'atteler à la rédaction d'un petit commentaire au sujet de ce fameux "Big Generator" : "1, c'est la seule note que ce disque mérite qui, comme sa pochette, est tout simplement à gerber. Venant du hard FM plutôt conquérant de "90125" (passe encore), Yes s'investit désormais dans le FM pur et dur, et c'est consternant de platitude de la première à la dernière seconde. Que ceux qui défendent bec et ongles cet album essayent de se rendre compte une fois pour toutes qu'ils restent aveuglés par le prestigieux passé du groupe et qu'en aucun cas, ceci devrait servir d'excuse." On ne peut moins lapidaire et sans pitié... Mais, chose amusante, il a fallu trois chroniqueurs (!) pour venir à bout des préjugés et de l'idéalisme bon enfant qui déchirent de l'intérieur la carcasse de ce corps qui finalement n'intéresse plus personne. Oui, pas moins de trois chroniqueurs pour se disputer le droit de parler de ce disque. De quoi se poser des questions et, espérons le, les bonnes ; quel privilège entoure donc ce disque pour que tant d'encre ait coulé, ici comme ailleurs ? "Big Generator", palme du disque le plus mauvais de tous les temps ? Le réel enjeu de ce disque est beaucoup plus terre à terre ; c'est un vaste débat, aux allures de conflit larvé entre deux camps autrefois sous la même bannière, autour de l'identité même de Yes. Tout cela n'a bien entendu plus rien à voir avec la musique qui y est gravée - et finalement ce n'est pas plus mal - mais parfois je me demande si la confrontation des points de vue alimenté par tant de controverses n'est pas elle aussi tout aussi inutile...

note       Publiée le jeudi 3 janvier 2002

chronique

Styles
rock
pop

"Big Generator" a le très lourd défaut d'être signé par Yes. La gestation fût très difficile, peu à peu Anderson se retirera des décisions sous la pression de Rabin, guèguères et divergences… à l'arrivée, il faudra attendre trois ans entre l'enregistrement des basses batterie et, finalement, des voix. C'est un album de Trevor Rabin, producteur, dont le processus de mise en place sera si insupportable à Anderson qu'il montera le projet Anderson-Bruford-Wakeman-Howe, toujours à la recherche de Yes… mais sans Squire qui reste avec Rabin. Dire que le seul bien que l'on peut dire de cet album n'est inspiré que par le mythe du nom du groupe, c'est tomber, quelque part, dans le même panneau. Cet album n'horrifie qu'en tant qu'album de Yes. En lui même, il n'est pas mauvais. Dans le genre hit FM "Rythme of love" est une réussite, les voix superposées parfaites de "Love is on the way", puissantes comme des synthés, forcent le respect, même si tout cela, de fait, a la forme d'un poste de radio. On retiendra tout de même l'excellent "Shoot high aim low", à la production parfaite et au pathétisme magnifique. "I'm running" est un bon morceau rock sophistiqué. Non, le problème est ailleurs, il est dans ce nom qui est sur la pochette, qui interdit à la musique qui se trouve dedans de ne parler que le langage des ondes et des jeunes en vacances. Pour que Anderson accepte à nouveau la bannière salie de ce nom qu'il adore, il lui faudra amener avec lui ceux avec lesquels, faute de prendre le nom, il a retrouvé la musique de Yes. Bruford-Wakeman-Howe reviennent ? Ce sera "Union"

note       Publiée le dimanche 14 avril 2002

chronique

Qui peut le mieux peut…le pire. Ainsi pourrait-on résumer cet album qui n’a de Yes que le nom. Un son horrible, propre aux pires horreurs des années 80. Est-ce vraiment Allan White qui tient la batterie, ou est-on en présence d’une boîte à rythme ? on peut se poser la question devant les rythmes si naïfs et stéréotypés dont on a affaire. Surtout le son est particulièrement insoutenable (la caisse claire : au secours !). Ne parlons pas des synthé : Tony Kaye avait pourtant montré toutes ses capacités de création sur le « Yes album », entre autre ; il utilise ici des sons de synthés de style rock FM ou disco, particulièrement impropres au groupe. Où sont passés moogs, B3 et mellotrons ? La 3e grande catastrophe de cet album se situe au niveau des vocaux. Comment aurait-on pu imaginer qu’une splendide voix comme celle de Jon Anderson puisse-t-elle être dénaturée à ce point ? tournée comme le reste à la sauce FM, noyée sous une reverb monstrueusement horrible et des chœurs particulièrement laids, le résultat dépasse la catastrophe. Enfin, concernant Trevor Rabin, il n’y a tout simplement rien à retenir tellement son son est lui aussi vraiment disgracieux, naïf et inutile. Malgré un petit sursaut de créativité sur « I’m running », les compositions sont vraiment mauvaises et dépourvues de toute originalité. Cet album est un parfait exemple des calamités qu’engendre la prostitution musicale. La note que je lui attribue est le corollaire de la splendeur de la plupart des albums de Yes. Pris dans l’absolu, je ne vois de tout façon pas ce qu’il a à faire sur un site de musique sombre et expérimentale.

note       Publiée le lundi 20 mai 2002

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Cinabre › mardi 3 mai 2016 - 22:46  message privé !

Laura Powell? Celle qui a vu Bob en Irak?

(N°6) › mardi 3 mai 2016 - 22:19  message privé !
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Je te mets un petit Emerson Lake & Powell avec ça ?

Nicko › mardi 3 mai 2016 - 22:08  message privé !
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Bordel de merde ! La violence du truc !! On m'avait pourtant prévenu, mais vraiment, là, le niveau est impressionnant ! Je découvre seulement, mais pas besoin de beaucoup d'écoutes pour se rendre compte du vide de l'album ! C'est affreux !! Mais vraiment !! L'incompréhension complète pour le coup !

Ramon › lundi 8 juillet 2013 - 19:52  message privé !

Voilà ce qui arrive quand on vit avec une paille dans le nez, on ne se contente pas d'accroître la fortune d'Escobar, on risque la sortie de piste à chaque moment.Pourtant Rhythm of Love et Big Generator commencent bien la chose et Holy Lamb la clôt en beauté, mais voilà, c'est entre les deux extrémités que ça coince.

Note donnée au disque :       
Dun23 › dimanche 6 juillet 2008 - 12:07  message privé !
Le deuxième Yes que j'ai écouté. Je n'en ai plus le moindres souvenir tellement il m'a (rayez la mention inutile): - emmerdé - peu convaincu - pas plu - hein? y'a de la musique là, z'êtes sur? - rebuté - éloigné de Yes pendant des lustres.