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Yes › 90125

  • 1989 - Atco, 7567-90125-2 (1 cd)

cd | 9 titres | 44:34 min

  • 1 Owner of a Lonely Heart [4:27]
  • 2 Hold On [5:15]
  • 3 It Can Happen [5:39]
  • 4 Changes [6:16]
  • 5 Cinema [2:09]
  • 6 Leave It [4:10]
  • 7 Our Song [4:16]
  • 8 City of Love [4:48]
  • 9 Hearts [7:34]

extraits vidéo

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enregistrement

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line up

Jon Anderson (chant), Tony Kaye (claviers), Trevor Rabin (guitare, chant), Chris Squire (basse, chant), Alan White (batterie)

chronique

Styles
rock
pop
Styles personnels
hard f.m.

Quand fin 1983 est annoncé le retour du dinosaure du progressif, personne ne veut y croire. Et quand celui-ci cartonne un peu partout sur le globe avec "Owner of a Lonely Heart", on a toujours autant de mal à l'admettre et à réaliser. Peut-être que les premiers surpris furent les musiciens eux-mêmes ! Convaincu in extremis de rejoindre cette nouvelle mouture d'un navire dont il s'est toujours cru le capitaine, Jon Anderson voit son véhicule enfin rejoindre le firmament après avoir tant chanté les étoiles. Yes est revenu mais, vraisemblablement, il a une vengeance à prendre. Jon Anderson à nouveau sur les rails, d'autres départs sont essuyés ; Wakeman se volatilisant sous sa cape jurant qu'on ne l'y reprendrait plus (on parie ?), c'est Tony Kaye, leur tout premier claviériste, qui rempile. Geoff Downes qui assura le passage de témoin persuade Steve Howe de tenter avec lui l'aventure Asia, laissant volontiers son siège au jeune Trevor Rabin, nouveau venu aux dents longues à qui l'on doit en grande partie ce revirement à cent quatre-vingt degrés. Avec ce son énorme caractéristique de toute une époque ("Owner of a Lonely Heart", "City of Love") , "90125" donne à "Drama", sorti seulement trois ans plus tôt, un solide coup de vieux, comme si une décennie complète s'était écoulée entre les deux. Trevor Horn (Buggles, Art of Noise), chanteur intérimaire sur "Drama", transforme son amour jamais démenti pour le groupe de Chris Squire en un festival pyrotechnique qui va leur ouvrir grandes les portes de la reconnaissance internationale. Si la voix y est, le style, lui, brise les tabous et fait voler en éclat les recettes convenues, se focalisant sur une écriture plus ramassée, genre hard FM, une tendance qui alors remporte tous les suffrages des deux côtés de l'Atlantique. Si quelques titres sonnent purement démodés ou résonnent en nous comme l'écho d'un vieux générique pourri d'une série télé qui le serait tout autant ("Leave It", "Our Song"), Yes n'a en réalité pas eu le temps de se rendre compte qu'il venait de signer son arrêt de mort à l'aube même de sa renaissance.

note       Publiée le jeudi 3 janvier 2002

chronique

Styles
rock
pop

A partir de cette reformation l'histoire de Yes se confond avec celle d'un homme qui court après la grandeur de son groupe. Ce premier album est un album de production et d'efficacité. Rien à voir avec la recherche du groupe autrefois appelé Yes et qui s'était dissout en 1980. La musique de ce combo est une sorte de rock F.M. mélodique et puissant, bien foutu ma foi, produit du leadership musical de Trevor Rabin, et non de Jon Anderson qui n'arrive qu'à la fin du processus, pose ses voix, à la demande d'un producteur qui juge le jeune Rabin trop frêle pour endosser le rôle de chanteur. Squire appelle son vieux Jon, Jon demande s'il s'agit de reformer le groupe Yes, Squire dit oui, alors Anderson accepte. Et voilà ce qui va conduire ce nouveau groupe sur des routes assez diverses jusqu'à aujourd'hui encore. La deuxième partie de la carrière de Yes pourrait s'appeler la quête de Jon… le succès sera au rendez-vous de ces premières retrouvailles grâce au talent de Rabin, mais surtout de Trevor Horn, qui sera tout de même Monsieur Frankie Goes to Hollywood, Monsieur Propaganda, Monsieur " owner of a lonely heart ", Monsieur Buggles… bref : Monsieur années 80. Malgré quelques lourdeurs (Leave it…), quelques agréables niaiseries (Changes…), cet album est parfaitement séduisant. "Hearts" est une petite perle 80's, une sorte de tube F.M. romantique de 9 minutes, d'une simplicité cristalline. "Cinema", "Hold on" ou "It can happen" fonctionnent à merveille, et une petite sucette comme "Our song", bombe poppy et sautillante, moi, j'adore. Grisé par ce succès, le groupe va donc continuer, croit-il, sur sa lancée… laissant faire Rabin, FM rockant à donf'… c'est le début de la fin du premier rêve de cette reformation, et il s'appellera "Big generator ".

note       Publiée le dimanche 14 avril 2002

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(N°6) › vendredi 25 novembre 2016 - 15:49  message privé !
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Tiens, je viens de voir une affiche pour un concert de "Yes", soit Jon Anderson, Trevor Rabin et Rick Wakeman. Yes, c'est un groupe Légo, t'achète les membres à part et ensuite du construit ton groupe comme tu veux. Vu à la télé !

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boumbastik › vendredi 25 novembre 2016 - 14:56  message privé !

Je l'aime bien aussi, c't'album. Un des premiers albums de musique "sérieuse" que j'ai apprécié gamin. Et aujourd'hui encore, il passe plutôt bien. Mais j'y retire une boule, paske faut pas déconner non plus.

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Raven › vendredi 25 novembre 2016 - 14:27  message privé !
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C'est déjà fait. Entre Invisible Touch et Rainbow in the dark.

Note donnée au disque :       
dimegoat › vendredi 25 novembre 2016 - 13:39  message privé !

Ah mais c'est Yes qui a écrit ce morceau typique de Radio autoroute, 107.7 quand tu captes même plus France Musique? ça va Raven, maintenant tu peux le mettre dans un blind.

mangetout › vendredi 25 novembre 2016 - 12:10  message privé !

Le pire des 80's ? Faut pas pousser mémé dans les orties (surtout qu'elle sait pas nager), à mon avis tu as dû passer à coté de Modern Talking Torquemada ? Personnellement, tout en aimant beaucoup le YES des années 70, cet album passe comme une lettre à la poste chez moi, les compos sont plus ramassées comme dit dans la chronique (ceci dit les plats en sauce de 20 minutes faut pouvoir les digérer) mais restent d'une efficacité redoutable, pour qui aime la pop et j'adore la production haute en couleurs de Trevor Horn, mais je ne suis pas objectif, étant un grand fan des Buggles depuis 1979. Je suis assez nostalgique de ces années où les tubes de merde qui passaient en boucle à la radio pouvaient être du calibre de "Owner of a Lonely Heart" (avec son très beau clip).