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Tool › 10.000 Days

cd | 11 titres | 76:06 min

  • 1 Vicarious [07:08]
  • 2 Jambi [07:30]
  • 3 Wings for Marie part 1 [06:13]
  • 4 10,000 Days [Wings Part 2] [11:15]
  • 5 The Pot [06:24]
  • 6 Lipan Conjuring [01:13]
  • 7 Lost Keys [Blame Hofmann] [03:48]
  • 8 Rosetta Stoned [11:13]
  • 9 Intension [07:23]
  • 10 Right in Two [08:57]
  • 11 Viginti Tres [05:02]

enregistrement

O'Henry, Burbank, Grandmaster et The Loft, Hollywood, Californie, USA

line up

Justin Chancellor (basse), Maynard James Keenan (chant), Danny Carey (batterie, percussions), Adam Jones (guitare)

chronique

6/6 sans restrictions à cette nouvelle bombe signée Tool ! Aaah, quel plaisir de retrouver les lourdes lignes de basse de Justin Chancellor, le jeu tortueux du guitariste Adam Jones, les parties de batterie toujours plus exposées au langage exotique des musiques du monde de Danny Carey et, bien sûr, la voix majestueuse de Maynard James Keenan qui réussit encore ici à nous surprendre en nous montrant de nouvelles facettes de son immense talent. Si vous comptez parmi les fidèles à avoir adhéré à tout ce que le groupe californien a réalisé depuis "Ænima", le monstrueux "Lateralus" compris, j'insiste, alors précipitez-vous sur ce "10.000 Days" ! Moins ouvertement violent que son prédécesseur, Tool revient ici à un discours plus nuancé, sorte de synthèse entre les deux meilleurs disques du groupe à ce jour. Bon... Fini de déconner... Ce que vous venez de lire, c'est, en gros, l'affabulation possible d'une contre-chronique que prépare déjà secrètement dans son coin notre webmaster adoré. C'est moins ma réputation d'empêcheur de tourner en rond qui est en jeu ici que mon souci de me montrer le plus juste possible, en échappant, tant que faire se peut, à l'excitation et à l'emballement généralement induit par des sorties telles que celles-ci, attendues par un nombre conséquent de personnes. Je ne présume pas de mes forces ; je ne dis pas que j'y échappe, mais j'essaye. Pour gonfler la légende, si le nouveau Tool porte le titre de "10.000 Days", c'est peut-être aussi parce qu'il essaye de transmettre l'idée comme quoi un temps considérable, presque interminable, leur fût nécessaire pour accoucher dans la douleur de ce nouvel opus. Moi, je veux bien, mais ça ne veut strictement rien dire... Il existe des albums beaucoup plus complexes que celui-ci qui ont nécessité nettement moins de temps. L'inverse est vrai aussi. "10.000 Days" est un très bon album, ne nous y trompons pas. S'il ne surpasse pas "Ænima" (ce qu'aucun album du groupe ne parviendra jamais à faire si vous voulez mon avis), je le trouve cependant nettement plus emballant que "Lateralus". Il n'est pas question de faire ici le procès d'un album pour lequel je n'ai jamais eu mon mot à dire, aussi m'en remettrais-je une fois encore au temps qui finira bien par faire son travail auprès de ceux qui ont trop rapidement abondé dans le sens de cet album qui avait pour défauts de vouloir dissimuler le manque de profondeur de ses propos dans des effets faciles et un excès de décibels, faute de mieux. "10.000 Days" n'évite pas les longueurs inutiles lui non plus (la plage titre) mais l'ambiance générale et le soin du détail apporté à ces compositions où leur vraie sensibilité mélodique peut enfin s'épanouir sans ressembler comme ce fût parfois le cas à un emboîtement à l'emporte-pièce d'idées éparses, tous ces éléments font que l'on traverse "10.000 Days" sans jamais s'ennuyer. On est même plutôt captivé au fur et à mesure que l'on progresse dans celui-ci, avec de nouvelles insolentes réussites à ajouter à leur tableau de chasse ("Jambi", "The Pot", "Rosetta Stoned" ou l'hybride exercice électronique de "Intension"). Pas un chef-d'œuvre donc, mais un très (très) bon album. Et dire que j'étais parti dans l'idée de lui coller une sale note...

note       Publiée le mercredi 26 avril 2006

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fallon › dimanche 9 juillet 2017 - 12:12  message privé !

ce n'est qu'en 2017 que je me suis enfin décidé de jeter une oreille sur un album de Tool, groupe dont on cessait de me parler. Verdict? on a affaire à des d'excellents musiciens, la production est irréprochable. Les 2 premiers titres sont massifs, majestueux et d'une maitrise qui impose le respect. Le titre éponyme impressionne et sa structure en crescendo doit tout à Pink Floyd, que c'est bon. Mais Tool sait aussi se montrer très frustrant.Pour preuve, le titre "intension" ne démarre jamais, c'est une introduction qui dure 7 minutes ce qui est bien long....Conclusion, ce groupe a une identité et une classe indéniable, quelques titres sont de véritables joyaux mais agace parfois par sa redondance et sa mollesse

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Klarinetthor › mardi 26 avril 2016 - 23:49  message privé !

il va avoir 10 ans argh; ca ne nous rajeunit pas (et on attent toujours avec autant d'espoir le nouveau)

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Rastignac › mardi 26 avril 2016 - 23:38  message privé !
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Album que j'ai bien mal reçu quand il est sorti : tout lisse, tout mou, trop long, trop chiant, pas assez tripant... je me le réécoute ce soir, et 1) je chante les morceaux comme sous la douche 2) tout coule tout seul 3) "basse qui claque" : je l'ai jamais aussi bien entendu Chancellor que sur cet album. Au bout du compte beau comme un camion de l'agence tous risques.

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innersilence › samedi 20 juillet 2013 - 15:29  message privé !

Pareil. Ce groupe me fait penser à Opeth dans sa façon de faire. Ça joue très bien, c'est parfaitement produit mais putain que c'est lisse et chiant à écouter parfois. Les parties expérimentales m'endorment (surtout sur cet album), et quand ça veut s'emballer ça reste bien trop gentillet et propre sur soi pour m'exciter. A retenter quand même, j'avais modérément apprécié quelques passages sur "Lateralus"...

salida › vendredi 19 juillet 2013 - 13:27  message privé !

Malgré tout leur talent, et ils ont en ont beaucoup, je ne peux m'empêcher de leur voir un balai coincé dans le cul. La faut à un son si propre, des compositions si carrés, l'absence de recul et de nuances de leur propos. Mais attention avec énormément de talent qui rende cet album et ce groupe incontournable !

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