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Radio Massacre International › Emissaries

12 titres - 136:32 min

  • CD #1
  • The Emissaries Suite (Studio) 59:58
  • 1.Seeds Crossing the Interstellar Void (16:23)
  • 2.A Priest Crossing Frozen Water (13:24)
  • 3.Mad Bob's Self-inflicted Torment (9:59)
  • 4.The Emissaries Reveal Themselves (9:09)
  • 5.The Ice Garden (7:37)
  • 6.A promise of salvation (3:28)
  • CD #2
  • Ancillary blooms (Live) 76:34
  • 1.An interstellar vacuum is far from empty (12:15)
  • 2.Mobile star systems (13:02)
  • 3.A piano wanders the incandescent vapours (11:12)
  • 4.Sympathy for the bedeviled (9:36)
  • 5.The arrival of the seeds (16:17)
  • 6.Deliverance from nuclear winter (14:17)

line up

Steve Dinsdale & Duncan Goddard ; Keyboards Gary Houghton; Guitare & Keyboards

chronique

Styles
electro
Styles personnels
musique Électronique berlin school

C’est toujours avec plaisir que j’écoute du RMI. Dès qu’il y a une nouvelle parution c’est avec empressement que je la découvre. Et ce même si une nouveauté de RMI n’en est pas nécessairement une. Quelques 10 ans plus tard et son 24 cd plus loin, le trio anglais conserve toujours la même approche musicale, la même structure de composition. Il n’a pas vieilli d’une ride. Longues introductions ambiantes, synthé lourd, mellotron enveloppant, guitare et séquenceurs fuyants. La bonne vieille méthode Berlin School. Le cd 1 est un enregistrement studio. Typique à ses ouvertures Seeds Crossing the Interstellar Void part le bal sur une note ambiante. Le ton est solennel, les bruits s’agitent laissant toute la place à la six cordes qui exalte de solos ambiants psychédéliques. Un peu à la Force Majeure de TD. Le séquenceur s’agite en mode galop et c’est la courte effervescence. Cette brève explosion sonore se meurt sur un époustouflant mellotron flûté qui nous impose un mélodieux ver d’oreille, qui colle aisément aux tympans, tout en faisant le lien avec A Priest Crossing Frozen Water. Doux mellotron, synthé nerveux et un séquenceur tout en rythme, la pièce explose sur des solos de guitares éthérées. Le rythme diminuant, laisse toute la place à la dextérité de Gary Houghton. Et tranquillement nous plongeons sur la même mélodie qui clôturait la plage un. Mad Bob's Self-Inflicted Torment est une jolie ballade hypnotique qui valse dans l’air et qui s’essouffle pour ne devenir qu’une bouffée de vent emplit de sons atmosphériques. Des particules vocales flottent dans l’espace et nous amène à The Emissaries Reveal Themselves. Enveloppée d’un discret synthé, le séquenceur se chamaille doucement entre des accords de six cordes et des percussions de fond de bouteille. Toute cette querelle s’harmonise pour créer une subtile mélodie qui nous amène au très atmosphérique Ice Garden où synthé et guitares désordonnés nous retourne à la mélodie de départ; A Promise of Salvation. Enregsitré lors d’une émission radiophonique sur les ondes américaines, Star’s End WXPN, en mai 2004, Ancillary Blooms est tout aussi fidèle au répertoire de RMI. De la pure improvisation le synthé croise la six cordes sur un fond très ambiant. Le gros mellotron prend la relève et emplit l’atmosphère d’une lourdeur synthétique à trancher aux respires. Lente, l’intro va jusqu’aux premières notes de Mobile Star Systems où un séquenceur nerveux crache du rythme. Le beat séquentiel à la RMI. Une excellente pièce que Gary Houghton arpente avec sa guitare. A Piano Wanders the Incandescent Vapours est plus vaporeux. Sur une ambiance statique de sobres notes de piano font la coure à la six cordes. C’est mollo, c’est jazzé et ça se poursuit sur Sympathy for the Bedeviled, une pièce atonique avec une prédominance à la guitare électrique. The Arrival of the Seeds mord l’ouïe dès les premiers accords du séquenceur. Hypnotique, le ton est en spirale et est nappé d’un profond synthé. La guitare atmosphérique vient casser le rythme et jette ses accords sur les pavés d’une route intemporelle. Là je dois admettre que ça m’agace un peu. Le trio Anglais se ressaisit sur Deliverance from Nuclear Winter. Un titre avec du coffre, ainsi qu’une brillante ligne séquentielle qui se divise, nous en mettant encore plus sous les tympans. Emissaries demande quelques écoutes, et aussi des concessions. Moi qui n’aime pas trop le genre planant et atmosphérique, j’en ai eu une bonne dose. Omniprésente, la guitare m’a agacé quelque peu. Par contre, il y a de beaux petits moments, notamment sur The Emissaries Suite, qui collent aux tympans et que l’on veut réentendre. Donc, il faut se taper l’essence vaporeuse. Et là on s’aperçoit que cette essence à une âme, une histoire à conter. Et c’est comme cela que l’on tombe dans le piège RMI.

note       Publiée le lundi 24 avril 2006

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ForceMajeure › vendredi 23 février 2007 - 08:43  message privé !
Un bon album de RMI surtout le CD n°1...
Note donnée au disque :       
fracture › lundi 24 avril 2006 - 19:46  message privé !
Ah ouais, RMI.... faut se le farcir! J'ai adoré écrire la chronique pour un autre site..... par contre, l'écoute a été un calvaire... ;o))))