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Sporto Kantes › Act.1

  • 2000 • Catalogue REF 18 • 1 CD digipack

13 titres - 52:20 min

  • 01 Confused (4:08)
  • 02 Go (3:53)
  • 03 Xx Live (4:48)
  • 04 Party (3:57)
  • 05 Mundo (3:49)
  • 06 18h27 (4:08)
  • 07 Nickson (4:04)
  • 08 Car Video (3:31)
  • 09 Never Trust A Guy...(Who's Never Been A Punk) (4:53)
  • 10 Gimme Five (3:28)
  • 11 Oh Nuit (4:03)
  • 12 Buster (3:22)
  • 13 Nino (4:15)

enregistrement

Produit par Sporto Kantes, excepté « XX Live » , mixé par Stephane Brossolet

line up

Benjamin Sportes et Nicolas Kantorovwicz (Samples, Atari S 2000) Fabrice Ploquin A.K.A. Sacha (Vocaux) Roland Wagner (Programmes)

remarques

chronique

Styles
trip hop
Styles personnels
soul / reggae / downtempo

Déjà, de l’objet émane quelque chose de repoussant, de peu accueillant. On sent que Sporto Kantes ne brûle pas d’envie de sortir de l’underground : une paire de seins un brin difformes en guise de pochette, un lettrage militaire, et à l’intérieur du digipack, que peut-on lire ? « Next time, you’d better buy vinyl ». Sympa. Autant dire qu’on s’apprête à être rebuté en insérant ce disque dans la platine. Et là, on se prend un coup de massue derrière les oreilles qui nous rappelle le vieil adage pas si caduc « ne pas se fier aux apparences ». « Confused », perle de trip-hop brumeux, rivalise sans honte avec les plus grands orfèvres de Bristol… Une superbe intro lugubre, suivie d’un beat étouffé, puis une voix soul qui semble complètement égarée, plantent le décor. La nuit tombe sur la ville… Une fumée âpre s’échappe des bouches d’égouts pour aller se perdre parmi des néons blafards, tandis qu’une ondée martèle le goudron scintillant… Bref, un morceau évocateur ! Si seulement le reste de l’album avait été de cet acabit ! Malheureusement, le trip-hop n’était que la partie la plus réussie de l’exercice de style auquel vont se livrer Benjamin Sportes et Nicolas Kantorovwicz (le nom Sporto Kantes est une fusion de leur noms). Voilà comment on pourrait définir le reste : Grand chaudron au fond duquel se débattent cuivres en folie, mariachis, beats hip-hop, samples de films et ritournelles ragga, le tout enfoui dans un maelström bien sale et désinvolte, à des lieues des compositions bien sages de Moby. Non, le gros patchwork défoncé balancé ici lorgnerai plutôt du côté des Beastie Boys gloutons de « Ill Communication » ou encore du Tricky schizo de « Blowback ». La mécanique fonctionne pas mal, et le duo ratisse large : musiques cubaines sur « Mundo », atmosphères purement cinématographiques sur « 18h27 », reggae jovial sur « Buster » (hommage au grand Prince Buster, auteur de « one step beyond » et « police & thieves »), le tout parfois entrelacé dans un maelström comme la fin des années 90 a su en produire (Midnite Vultures de Beck par exemple). L’approche instinctive et tout sauf snob ou intellectuelle rappelle le Sandinista des Clash, ou encore certaines formations de Ninja Tune. Hélas, la concurrence est rude dans le genre, et si ce disque se laisse volontiers écouter, il ne nous tiens scotché que sur la première track. C’est peu. Chose amusante, Nicolas Kantorovwicz est l’ex bassiste des Wampas, d’où le titre « Never Trust A Guy Who’s Never Been A Punk »… Que les Wampas lui renverront dans la figure avec leur album de 2003 : « Never Trust A Guy Who, After Having Been A Punk, Is Now Playing Electro ». No comment.

note       Publiée le mercredi 12 avril 2006

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