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Elysian Fields › Bum Raps & Love Taps

  • 2005 • Naïve NV805511 • 1 CD digipack

cd • 9 titres • 48:47 min

  • 1Lions in the Storm4:12
  • 2Set the Grass on Fire3:24
  • 3Sharpening Skills5:11
  • 4Duel With Cudgels8:29
  • 5Lame Lady of the Highways5:54
  • 6When6:32
  • 7Out to Sea4:37
  • 8Bum Raps & Love Taps7:02
  • 9We're in Love3:28

enregistrement

2005

line up

Thomas Bartlett (orgue, claviers, wurlitzer, piano, clochettes), Oren Bloedow (guitare, basse), Jean-marc Butty (drum loop), Jennifer Charles (chant, claviers), James Genus (basse), George Javori (batterie), Ed Pastorini (guitare, piano, orgue de barbarie), Claude Coleman (batterie), Shahzad Isaily (guitare, basse, sampler, shaker), The Alexandria Quartet (cordes)

remarques

chronique

Il faudra neuf nouveaux titres à Elysian Fields pour tenter de convaincre ceux que ça intéresse qu'il y a cette fois du changement en profondeur. Coup de tonnerre ; Jennifer Charles et Oren Bloedow ne sont officiellement plus ensemble ! Une bonne nouvelle pour ceux qui craquent littéralement pour le charme sulfureux de cette petite brune mi-ange mi-démon qui, pour sûr, ne doit certainement pas être facile à vivre. Je serais presque prêt à le prendre ce risque quand, dans mon oreille, elle vient faire mourir sa voix dans un râle de plaisir faussement contenu sur "Lions in The Storm". Leur cynisme légendaire ne les empêche pas de s'épancher toujours douloureusement sur des histoires d'amour impossibles, aujourd'hui sans doute plus que jamais, concluant cet ultime rendez-vous sur un "We're in Love" finalement bien ironique. "Bum Raps & Love Taps" charrie tout de même avec lui des sentiments nouveaux ; un côté plus surréaliste, un aspect à la fois lunatique et ludique, entre fête foraine sortie d'un univers parallèle aux contours brumeux ("Sharpening Skills") et bande son déteriorée d'un Ennio Morricone légèrement éméché ("Duel with Cudgels" et sa longue intro étonnante). Tout cela dans une lenteur de rigueur qui dérange ou stimule selon les attentes de chacun. Si l'on y ajoute "Lame Lady of The Highways" à la construction tout aussi inhabituelle, titre qui démarre sur un loop de batterie pour se vautrer ensuite dans une ambiance féériquement glauque que ne renieraient ni David Lynch ni Angelo Badalamenti, voilà les trois seules plages, logées en plein milieu du disque - en plein coeur pourrait-on dire - qui, en effet, pourraient presque nous convaincre que leur nouvelle fiole de chansons empoisonnées a une saveur différente. Mais c'est malgré tout toujours la même chose, Elysian Fields... Un groupe qui est parvenu à faire du flegme et de la paresse des critères de beauté absolue, voire intouchable, "When", "Out to Sea" ou la plage titre prolongeant le fantasme d'une sexualité interdite et refoulée entretenu par une aguicheuse dont le talent dans ce domaine n'est plus à prouver.

note       Publiée le samedi 8 avril 2006

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Note moyenne        11 votes

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(N°6) › mardi 10 mars 2015 - 14:51  message privé !
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"We're in love, so why am I crying ?"

Sigur_Langföl › lundi 27 octobre 2008 - 14:30  message privé !

Tout le monde devrait connaître ce disque.

Note donnée au disque :       
Walter Benjamin › samedi 26 avril 2008 - 14:27  message privé !
Bon ! Me voilà intoxiqué au moins pour le reste du week-end. Note de printemps et sans intervention de l'entendement, donc :
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juj › lundi 13 août 2007 - 18:32  message privé !
à écouter quand t'es au bord de te faire moine
Note donnée au disque :       
Aiwass › lundi 13 août 2007 - 18:30  message privé !
Connais pas, mais ton commentaire irait à ravir avec