Vous êtes ici › Les groupes / artistes › E › Elysian Fields › Bum Raps & Love Taps
Elysian Fields › Bum Raps & Love Taps
informations
2005
line up
Thomas Bartlett (orgue, claviers, wurlitzer, piano, clochettes), Oren Bloedow (guitare, basse), Jean-Marc Butty (drum loop), Jennifer Charles (chant, claviers), James Genus (basse), Shahzad Ismaily (guitare, basse, sampler, shaker), George Javori (batterie), Ed Pastorini (guitare, piano, orgue de barbarie), Claude Coleman (batterie), The Alexandria Quartet (cordes)
chronique
Il faudra neuf nouveaux titres à Elysian Fields pour tenter de convaincre ceux que ça intéresse qu'il y a cette fois du changement en profondeur. Coup de tonnerre ; Jennifer Charles et Oren Bloedow ne sont officiellement plus ensemble ! Une bonne nouvelle pour ceux qui craquent littéralement pour le charme sulfureux de cette petite brune mi-ange mi-démon qui, pour sûr, ne doit certainement pas être facile à vivre. Je serais presque prêt à le prendre ce risque quand, dans mon oreille, elle vient faire mourir sa voix dans un râle de plaisir faussement contenu sur "Lions in The Storm". Leur cynisme légendaire ne les empêche pas de s'épancher toujours douloureusement sur des histoires d'amour impossibles, aujourd'hui sans doute plus que jamais, concluant cet ultime rendez-vous sur un "We're in Love" finalement bien ironique. "Bum Raps & Love Taps" charrie tout de même avec lui des sentiments nouveaux ; un côté plus surréaliste, un aspect à la fois lunatique et ludique, entre fête foraine sortie d'un univers parallèle aux contours brumeux ("Sharpening Skills") et bande son déteriorée d'un Ennio Morricone légèrement éméché ("Duel with Cudgels" et sa longue intro étonnante). Tout cela dans une lenteur de rigueur qui dérange ou stimule selon les attentes de chacun. Si l'on y ajoute "Lame Lady of The Highways" à la construction tout aussi inhabituelle, titre qui démarre sur un loop de batterie pour se vautrer ensuite dans une ambiance féériquement glauque que ne renieraient ni David Lynch ni Angelo Badalamenti, voilà les trois seules plages, logées en plein milieu du disque - en plein coeur pourrait-on dire - qui, en effet, pourraient presque nous convaincre que leur nouvelle fiole de chansons empoisonnées a une saveur différente. Mais c'est malgré tout toujours la même chose, Elysian Fields... Un groupe qui est parvenu à faire du flegme et de la paresse des critères de beauté absolue, voire intouchable, "When", "Out to Sea" ou la plage titre prolongeant le fantasme d'une sexualité interdite et refoulée entretenu par une aguicheuse dont le talent dans ce domaine n'est plus à prouver.
dernières écoutes
- gregdu62
› - Raven
› - Gros Bidon
› - (N°6)
›
Connectez-vous pour signaler que vous écoutez "Bum Raps & Love Taps" en ce moment.
tags
- N&B (3550)
- pochette de patron (3)
- la dose fait le poison (5)
Connectez-vous pour ajouter un tag sur "Bum Raps & Love Taps".
notes
Note moyenne 14 votes
Connectez-vous ajouter une note sur "Bum Raps & Love Taps".
commentaires
Connectez-vous pour ajouter un commentaire sur "Bum Raps & Love Taps".
- Lord Tom › Envoyez un message privé àLord Tom
Pendant que certains sont condamnés à CREED en heavy rotation toute la soirée, un petit Bum Rams tourne depuis tout a l'heure. Le clivage de cette voix veloutée est moins évident que dans le (hate) field de chèvres et canards.
Message édité le 28-04-2025 à 21:58 par Lord Tom
- Lord Tom › Envoyez un message privé àLord Tom
Retrouvé dans un carton, Lame lady's on the highway, Out to sea etc voix, guitare, son, atmo. Jackpot
- Cinabre › Envoyez un message privé àCinabre

"Putain mais qu'est ce que c'est relou, les gens... Avec leurs querelles pathétiques et leurs angoisses qui ne regardent qu'eux mêmes. Qu'est-ce que j'en ai à foutre de leurs jalousies, de leurs rêves idiots, de leurs insécurités crasses, de leur égotisme sadique qu'ils ont tendance à faire passer pour des traits d'humours. Je vais en tirer un - tiens! de trait. Définitif qui plus est. Qu'ils me foutent la paix avec leur engueulades mélodramatiques qui ne servent à rien, si ce n'est faire diversion. Le monde fout le camp je vous dis. Mais moi je m'en fous. J'ai pas besoin des gens. J'ai pas besoin d'amour. J'ai juste besoin de ce disque." -
- Note donnée au disque :
- gregdu62 › Envoyez un message privé àgregdu62
Tiens, je n'avais pas encore mis la 6ème boule à ce petit bijou. C'est toujours mon favori celui-ci, mais il y a une partie de la disco que je ne connais pas puisque je me suis arrêté aux albums chroniqués par Progmonster. La récente découverte de "Last night on earth" (2011) puis de "Afterlife" (une chro sur guts qui m'avait longtemps échappé) m'incite à m'aventurer dans les autres albums plus récents.
- Note donnée au disque :
- Cinabre › Envoyez un message privé àCinabre

Oui.
La cover en revanche… même à chercher dans d’autres discographies, yapafoto.
Pis bon s’abstenir de juger un livre sur sa couverture ça a jamais été mon truc honnêtement.
Du coup çuilà est quand même mieux. CeuQueuFeuDeu.
Edit: scusez mon amour - euh humour pardon. Et l’alcool. Surtout l’alcool.
Message édité le 14-02-2023 à 21:32 par Cinabre
- Note donnée au disque :

