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Telefon Tel Aviv › Map of what is effortless

9 titres - 45:19 min

  • 1 When It Happens It Moves All By Itself (3:28)
  • 2 I Lied (5:53)
  • 3 My Week Beats Your Year (4:09)
  • 4 Bubble And Spike (3:59)
  • 5 Map Of What Is Effortless (5:23)
  • 6 Nothing Is Worth Losing That (5:07)
  • 7 What It Is Without The Hand That Wields It
  • 8 What It Was Will Never Again (4:16)
  • 9 At The Edge Of The World You Will Still Float (6:45)

enregistrement

Produit par Telefon Tel Aviv

line up

Charles Cooper (Guitare, Basse, Rhodes, Sound Design, Editing, Nord, Claps, Snaps, percussion, programmation, marteaux sur la 2) ; Joshua Eustis (Guitare, basse, Rhodes, Wurlitzer, Moog, Nord, programmation, sound design, percussion, claps, batterie, arrangement de cordes, direction d'orchestre, marteaux sur la 2) ; Damon Aaron (voix sur les pistes 2,6 et 9) ; Lindsay Anderson (paroles et voix sur les pistes 3, 4 et 8) ; Kevin Duneman (batterie); Wendell Harrison (flûte) ; The Loyola University Chamber Orchestra (pistes 1,2,5,7,9) ; Turk Dietrich (impetus?, mur de guitares) ; Fredo Nogueira (guitare slide, mur de guitares)

chronique

Styles
ambient
electro
pop
Styles personnels
glitch

S'il y a bien un groupe qui peut prétendre tacler les figures de proue de l’IDM anglais (Plaid, Boards Of Canada, Aphex Twin…) sur leur propre terrain, c’est Telefon Tel Aviv. Après un « Fahrenheit Fait Enough » sorti de nulle part en 2001, c’est ce très attendu deuxième album qui vient surprendre son monde en 2004, de par une orientation un poil différente… Tel un Radiohead qui aurait définitivement laissé tomber les guitares, Telefon Tel Aviv se focalise sur l’émotion, aérant ses blips électroniques de nappes doucereuses et flouées, se permettant même d’inviter un orchestre de chambre sur certains titres, ce qui donne une ampleur quasi-dramatique aux morceaux. Cependant, les beats sont souvent dénudés jusqu’à l’os, à vif derrière les voix sensuelles de Lindsay Anderson et de Damon Aaron – une nouveauté dans la formule du groupe. Le tout avec une propreté de son presque suspecte… Ces instants de minimalisme rappellent les productions R&B des défricheurs Neptunes et Timbaland, ce qui est plutôt incongru sur un disque classé electronica, genre qui se veut « intelligent » et éloigné de toute prétention commerciale. De là à dire que les deux compères de New Orleans cherchent à séduire le grand public, il y a un pas que je ne franchirai pas. Les beats aigus et acérés pourfendent les nappes de claviers veloutées avec encore un peu trop de violence… L’ouverture grandiose traduit les ambitions du duo : faire passer l’émotion et, si possible, le mystère , à travers leur musique. Pour cela, ils utilisent un art de la montée en puissance contrôlée évoquant les grandes heures du post-rock, sans jamais y sacrifier leur amour de la luxuriance sonore. « I Lied », pourvu de basses qui claquent, bien carnassières comme il faut, renvoie à quelque chose d’agressif et de hautain, comme si le groupe avait voulu parodier les poseurs de l’electro « chic » en utilisant le vocabulaire qui leur est propre. C’est peut-être ça la « carte de tout ce qui est sans effort ». « My Week Beats Your Year » accentue cette tendance, avec ses vocaux féminins (plus cyniques que premier degré) et son rythme aussi déconstruit que chaloupé… Difficile de percer les vraies intentions du groupe avec de telles pistes (qui sont pourtant parmi les plus réussies de l’album). Le public a d’ailleurs tendance à considérer ce deuxième opus comme une trahison par rapport au plus sage « Fahrenheit Fair Enough ». La présence de voix n’y est sûrement pas étrangère… « Nothing Is Worth Losing That » est une vraie chanson pop aérienne, délaissant les velléités post-rock pour une mélancolie paisible. « What It Is Without The Hand That Wields It», composition à double tranchant, reprend les hostilités et semble être un volcan en phase de réveil, parcouru de spasmes intermittents, ce qui finit par donner une belle éruption à la fin bien entendu. Le disque se termine sur une dernière envolée stellaire fort bienvenue, évoquant les minutes les plus planantes d’Air… Sans les égaler, malheureusement. Voilà un album qui parvient à nous maintenir en apesanteur sans nous « surcharger » les oreilles et, mieux, sans recopier les pointures de chez Warp

note       Publiée le vendredi 7 avril 2006

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Wotzenknecht › lundi 1 mars 2010 - 08:03  message privé !
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J'ai fait l'effort infini de me mettre à Boards le mois dernier donc je connais encore que superficiellement, je le reconnais ; mais en revanche ca ressemble bien à Freeform qui lui est monumentalement mésestimé

Note donnée au disque :       
dariev stands › lundi 1 mars 2010 - 07:53  message privé !
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wow. tu vois pas la différence avec Boards, tu veux dire Boards of Canada ? euh, sur le premier album, je comprendrai à la rigueur, mais sur celui-là...

Wotzenknecht › dimanche 28 février 2010 - 20:25  message privé !
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Dur de différencier de Boards et Freeform, mais bien aussi doux et gentil que lesdits

Note donnée au disque :       
Solvant › vendredi 24 avril 2009 - 19:37  message privé !

moi j'en veux bien du Incredible String Band, j'ai "the 5000 spirits or the layers of the onion" & "The Hangman's Beautiful Daughter", je les aime bien, c'est tout gentil.

dariev stands › jeudi 23 avril 2009 - 15:21  message privé !
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haha j'avais pas vu ce comm ! bah, quand je reviendrai à l'electro tu verras, tu sera initié au hippie folk par des finlandais barbus et anxiogènes et tu me demandera de chroniquer du Incredible String Band voire du Country Joe & The Fish... ;-)