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Traffic › Mr. Fantasy

  • 2000 • Island 314 542 823-2 • 1 CD

15 titres - 51:11 min

  • 1/ Heaven is in your mind
  • 2/ Berkshire poppies
  • 3/ House for everyone
  • 4/ No face, no name, no number
  • 5/ Dear Mr. Fantasy
  • 6/ Dealer
  • 7/ Utterly simple
  • 8/ Coloured rain
  • 9/ Hope I never find me there
  • 10/ Giving to you
  • 11/ Paper sun
  • 12/ Giving to you
  • 13/ Hole in my shoe
  • 14/ Smiling phases
  • 15/ Here we go 'round the mulberry bush

enregistrement

Olympic Sound Studios, Londres, Royaume-Uni, d'avril à novembre 1967.

line up

Steve Winwood (orgue, guitare, basse, piano, clavecin, percussion, voix), Chris Wood (uk) (flûte, saxophone, orgue, percussion, voix), Jim Capaldi (batterie, percussion, voix)

remarques

chronique

Certains se demandent peut-être ce que la musique des lointaines années 1960 peut avoir à offrir de plus libre, de plus bizarre et attrayant, de plus novateur et jouissif, de plus fou et décalé, de plus inspiré. Ils feront bien, s'ils ne se sentent pas attirés par un nom aussi fameux que celui des Beatles, de se pencher sur le premier album de Traffic, "Mr. Fantasy", au titre décidément bien choisi. Non seulement les musiciens qui composaient à l'origine le groupe étaient de toute première force, mais ils réussissaient en outre l'exploit d'oublier la technicité dont il étaient capables ("You know I mean, er... jazz") pour livrer un rock psychédélique complètement déjanté, et de forme en apparence délivrée de toute contrainte, s'alliant à des compositions rutilantes et jouisseuses. Le trio de compositeurs Winwood-Capaldi-Wood s'oppose déjà à Dave Mason (qui quittera bientôt le groupe) pour livrer les deux petites bombes qui entament ce recueil ainsi que la fameuse chanson éponyme. Mais tout est bon à prendre en fait sur ce premier disque chef-d'oeuvre. Qu'entend-on au juste ? Des mélodies fabuleuses égrénées par un instrumentarium bigarré (orgue, clavecin, flûte, saxophone, sitar, percussions orientales... se joignant régulièrement aux guitares, basse, batterie), des ritournelles qui font mine de sortir d'une petite boîte à musique, des vocaux jaillisant de la brume lointaine, des parties mécaniques se livrant à une sarabande festive (alternant avec des parties au lyrisme tendu et émouvant), des passages cartoonesques en diable, d'autres qui renversent tout sur leur passage, tels une locomotive lancée à toute vapeur. Cet album est difficilement descriptible tant la musique y virevolte sans cesse, passant du coq à l'âne, avec pourtant, toujours en ligne de mire, la redoutable efficacité de compositions servies par la synergie d'un groupe en totale cohésion (sauf peut-être, précisément, sur les trois morceaux signés du seul Dave Mason, qui n'en sont pas mauvais pour autant). Ajoutez à cela les nombreux et excellents bonus de cette réédition remastérisée (les singles qui, à l'époque, ne figuraient pas sur l'album) et vous tiendrez là un véritable must, à ranger aux côtés du premier Pink Floyd ou de Sgt Pepper's. Sweet sixties.

note       Publiée le mercredi 29 mars 2006

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Dioneo › mercredi 12 janvier 2022 - 14:30 Envoyez un message privé àDioneo
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Beh oui, c'est cool, Trafic - c'est d'ailleurs dommage que la suite soit absente d'ici, je me dis (chaque fois que je tombe sur cette chro)... D'autant qu'on y trouve du bon voire du très bon aussi. L'histoire du groupe est faite d'incessantes séparations/réunions (Winwood, Wood, Cappaldi et Mason avaient apparemment chacun son idée bien précise de ce que "devait" faire le groupe, tout en sentant que ça collait vraiment avec les deux autres niveau "émulation"...). Et si le suivant, qui s'appelle simplement Traffic et est sorti l'année d'après, peut encore pas mal ressembler à celui-là, ça dérivera ensuite vers des trucs plus ouvertement jazz, soul, parfois prog aussi. A un moment donné, le percussionniste Rebop Kwazu Baah - un type qui a joué aussi bien avec Randy Weston qu'avec Can (sur Saw Delight) entre autres - fera aussi partie du truc, et de mémoire il me semble que ça apportera encore autre chose à leur son... Ça me donne envie de me replonger dans leurs albums des débuts seventies, tiens, le triplé John Barleycorn Must Die/Welcome to the Canteen/The Low Spark of High Heeled Boys...

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Nicko › mercredi 12 janvier 2022 - 11:04 Envoyez un message privé àNicko
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A noter que l'album original ne contient que les dix premiers morceaux, les autres n'étant que des bonus tracks

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Shelleyan › mercredi 12 janvier 2022 - 10:09 Envoyez un message privé àShelleyan
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c'est là que les commentaires jouent leur rôle...Complètement zappé ce truc mais ça a l'air alléchant, je vais tenter.

Nicko › mardi 11 janvier 2022 - 23:19 Envoyez un message privé àNicko
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Pas mal du tout, sorte de mélange entre les premiers Pink Floyd, les derniers Beatles et le premier album de David Bowie. C'est bien ficelé, typiquement 60's, folk flower power.

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Nicko › mardi 26 janvier 2021 - 13:55 Envoyez un message privé àNicko
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J'ai failli les voir en concert il y a 27 ans ! Ils jouaient en première partie de Grateful Dead et j'étais arrivé en retard et ai loupé leur prestation !

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