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Anywhen › The opiates

  • 2001 - Clearspot, EFA 05419-2 (1 cd digipack)

cd | 9 titres

  • 1 The Siren Songs [6:06]
  • 2 Dinah and The Beautiful Blue [5:27]
  • 3 Scars and Glasses [4:43]
  • 4 Where's The High ? [4:11]
  • 5 Postcard [4:01]
  • 6 Mesmerene [5:11]
  • 7 Toy [4:49]
  • 8 Betty Caine [3:44]
  • 9 All That Numbs You [4:21]

enregistrement

Gothenburg, Suède et Studio M1, Varsovie, Pologne, 2001

line up

Thomas feiner (chant, guitares, piano, basse), Kalle Thorslund (batterie, percussions, guitares), Dag Young (guitares, choeurs, wurlitzer, piano), Mikael Andersson (basse), Jan Sandahl (guitare), Eric Amarillo (flûte), Sara Palsson (choeurs), Marcin Kaminski (flûte), Andrej Zielinski (accordéon), Orchestre Symphonique de la Radio de Varsovie (violons, instruments à vents, flûtes et cuivres)

chronique

Styles
pop

Voici un album qui ne mange pas de pain mais dont le travail de production est tout simplement exemplaire. Une pop mélancolique, comme je les aime - oui, et j'assume - mais qui traîne derrière elle ce résidu tenace de mélancolie qui s'accroche à vous telle une ombre que même la lumière ne parvient pas à chasser. Ce groupe suédois a le bon goût - facile pour certains - de s'entourer de l'Orchestre Symphonique de la Radio de Varsovie, apportant à chacune de leurs compositions ce côté larmoyant qui vous prend tout simplement aux tripes. Certains passages sont à rapprocher du travail de Craig Armstrong, et si je cite ce dernier, c'est dans l'espoir que cet exemple sera le plus parlant pour tous. Entre grandes envolées de violons et moments poignants où le lyrisme peut déployer toute sa force sans en faire des tonnes, l'équilibre entre leurs interventions et le reste du groupe qui privilégie un son définitivement tourné vers l'acoustique met judicieusement la musique en valeur, installant cette ambiance feutrée si délectable. Bon, le chanteur a parfois tendance à en faire trop, à aller rechercher la note la plus grave, la plus basse, pour essayer de faire son Nick Cave ("Dinah and The Beautiful Blue"). Mais la plupart du temps, sa sensibilité s'exprime derrière la rémanence d'écoutes attentives aux oeuvres de David Sylvian, Joseph Arthur, voire Jeff Buckley. Colplay aussi peut-être ("Where's The High ?"). "The Opiates" est un album aux teintes clair obscur, définitivement romantique, pétri d'une amertume qu'ils ont l'élégance un peu gauche de vouloir camoufler, heureusement pour nous sans succès (la presque marche funèbre de "Toy"). Anywhen ne résistera d'ailleurs pas à ce travail d'exigence, le groupe ayant depuis disparu dans les limbes les plus profondes. Au moins seront-ils parvenus à laisser derrière eux un souvenir authentique et vraiment touchant auprès des quelques chanceux qui auront pu goûter à ce calice aux saveurs opiacées. Et tout le monde ne peut pas en dire autant...

note       Publiée le mercredi 1 mars 2006

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Khyber › lundi 11 juillet 2011 - 19:36  message privé !

Ce disque est excellent, il n'y a pas à dire. Très d'accord avec la chronique, et le parallèle avec Sylvian est d'autant plus pertinent que ce dernier a eu le bon goût il y a trois ans de dépoussiérer l'album en le rééditant sur son label Samadhisound, avec nouveau packaging & titres réagencés (notamment avec deux titres plus récents de Feiner). Très très joli -- un coup d'oeil ici: http://www.thomasfeiner.com/tracklist/

Note donnée au disque :