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Lucie Cries › Prima Verba (1990-93)

cd • 20 titres

  • 1Alea jacta est
  • 2L'âme de Perperthus
  • 3Cassandra
  • 4Salamandres et mandragores
  • 5Vox Dei
  • 6La longue marche
  • 7Messaline
  • 8L'ost du silence
  • 9Vestale
  • 10Le manège
  • 11La chrysalide de l'ange
  • 12Soeur de sang
  • 13Timisoara
  • 14Sol lucet Omnibus
  • 15La dernière ordalie
  • 16L'oeil de Chronos
  • 17Clara
  • 18Venimus, vidimus, Deus vicit
  • 19Le premier pas
  • 20Ultima Verba

line up

Olivier Paccaud (chant, basse), Frédéric Bertin (guitare), Stéphane Vignon (guitare), Marc Le Gigan (batterie), Loic Dauvilliers (batterie)

remarques

'Prima Verba' regroupe la grande partie des 4 premiers maxis du groupe.

chronique

Il était une fois, non pas un prince charmant, mais un prof d'histoire ancienne, passionné d'Antiquité et de Moyen-Age. Après des débuts un brin laborieux à la fin des 90's, il devient vite leader d'un groupe à potentiel, Lucie cries. Après des débuts coulés dans la ligne d'une cold wave mélancolique, suite à des changements de line-up (l'arrivée du guitariste Frédéric Bertin notamment), c'est soudain l'éléctricité post punk goth qui frappe, orientant les compositions vers des territoirs hantés par les spectres de Play Dead, Killing Joke, 1919...Ce 'Prima Verba' compile la plupart des morceaux des quatre premiers maxis du groupe ('Les saisons du doute', 'Mythes et lumières', 'Nec Pluribus imparar' et 'La loi d'avril'), autrement dit la genèse. C'est assez flagrant sur 'Le manège', 'La longue marche' et 'Timisoara' qui nous présentent un Lucie cries bien différent de ce qu'il deviendra par la suite. Le son est mélancolique, un brin naïf, les guitares sont cristallines, les synthés présents (magnifiques sur 'Timisoara'), le chant moins assuré...on navigue dans un registre cold wave typique de formations à la Asylum Party, Little Nemo, pour ne citer que les plus connues. Cela ne durera pas, dès le second maxi, 'Mythes et lumières', changement de cap radical ! Batterie tribale, basse plombée et guitares sales défèrlent en emportant tout sur leur passage. Le timbre clair se fait plus rageur même s'il reste mélodique. Lucie cries reprend le fambeau du post punk goth anglais tout en conservant la langue de Molière pour des textes mystérieux, métaphoriques et poétiques très inspirés par le métier de Olivier. On constate une chose, la maturité rapide du groupe. Exception faite de 'Les saisons du doutes'(bien que les chansons soient mélangées, on les reconnaît entre mille au milieu des autres), la ligne directrice semble claire, les sons assurés et l'efficacité évidente. Du coup, les 'La dernière Ordaline', 'L'âme de Perperthus', 'Messaline' et autres 'Cassandra' sont de véritables régals sonores. Sachant comme il est difficile de se proccurer ces maxis, on se dit que cette compilation était bien inspirée même si l'on peut déplorer qu'elle achève la carrière d'un groupe si prometteur (par manque d'argent, l'ultime album ne sortira jamais).

note       Publiée le dimanche 26 février 2006

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MightyJayM › mercredi 28 février 2007 - 00:18  message privé !
Un peu inégal (effectivement, les titres les plus anciens se reconnaissent tout de suite) mais il y a pas mal d'excellents titres qui laissent présager de la suite.
Note donnée au disque :