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Masahiko Satoh & Soundbreakers › Amalgamation

  • 1971 • Alfa ALZZ 29 • 1 CD

2 titres - 37:07 min

  • 1/ Amalgamation I (15:49)
  • 2/ Amalgamation II (21:18)

line up

Peter Davis (trompette), D.D. Dickson (trombone), Louis Haynes (batterie), Masahiko Satoh (guitares, claviers), The Soundbreakers (basse, guitare acoustique), The Weline String Consorts (cordes)

remarques

chronique

Styles
jazz
Styles personnels
psychédélique

Voici un disque bien étrange comme seuls les Japonais savent le faire. Et compte tenu de la date de parution de l'ovni - 1971 - force est d'admettre que ça fait déjà longtemps que ça dure. L'esprit curieux sera en tout cas tout de suite happé par la présence en bonne place d'un gars qui visiblement n'a rien à faire là : Rudy Van Gelder. Monsieur "le son" de Blue Note, en personne, aux commandes d'un pur produit enfanté sans douleurs sous prise plus que probablement massive de LSD. Ça part dans tous les sens, et ce dès le coup de semonce qui survient en tout début d'album ; des jams, tantôt chaotiques avec un rapport au rythme plutôt biaisé façon Captain Beefheart, tantôt endiablées quand menées par un orgue incendiaire bataillant ferme avec une guitare acide. Au milieu de tout ça, viennent se greffer à l'avant-plan, pareil à des effets flashback tout droits sortis d'un film d'un autre temps, des interventions extérieures qui donnent à l'ensemble son aspect hautement décousu ; des cordes en veux-tu en voilà, un ensemble de cuivres sorti du néant balbutiant du bout des lèvres un semblant de marche funèbre, des processions de moines bouddhistes qui tombent au moment où on s'y attend le moins et même, même, les discours hors contextes de quelqu'un qui pourrait bien être Hirohito, quand ce n'est pas Adolf Hitler lui-même ! Quelque part donc, ce n'est pas innocent si l'album porte le titre de "Amalgamation". Pas vraiment jazzy, malgré une touche free évidente (conferatur le second titre très Don Cherry), plus franchement psyché dans l'approche, Masahiko Satoh et ses mystérieux Soundbreakers se montrent autrement plus extrêmes dans leur utilisation de l'orchestre, accouchant d'un album qui ferait passer "Atom Heart Mother" pour une gentille maquette bien inoffensive. C'est barré, c'est sombre, c'est expérimental. Mais c'est avant tout un gros morceau de musique allumée, un truc sans queue ni tête, un "Hiroshima, Mon Amour" version audio, qui se fout de la forme pour faire place à l'émotion. Et bonne chance pour le trouver ;o))

note       Publiée le mercredi 22 février 2006

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saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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Radin

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Alliage Envoyez un message privé àAlliage

Toujours un plaisir, on ne se lasse pas de ce joyau.

Réédité récemment chez Drone Syndicate, obtenu via Forced Exposure.

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Alliage Envoyez un message privé àAlliage

Hmm c'est b-bon.

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saïmone Envoyez un message privé àsaïmone
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salaud
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