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Dave Ball › In strict tempo

cd • 9 titres

  • 1Mirrors
  • 2Sincerity
  • 3Passion of a primitive
  • 4Strict tempo
  • 5Man in the man
  • 6Only time
  • 7Life of love
  • 8Rednecks
  • 9American stories

enregistrement

Produit par Dave Ball, mixé par Flood

line up

Dave Ball (chant, intruments), Gary Barnacle (saxophone), Genesis P-orridge (chant), Gini Hewes (violon), Ann Stephenson (violon), Gregg Parker (guitare), Bill Clark (slide guitare), John Darling (trombone), Gavin Friday (chant)

remarques

Marc Almond a participé à la création du booklet

chronique

Styles
ovni inclassable
Styles personnels
pop expérimentale/jazz/new wave décalée

Dave Ball, vous connaissez ? Si, si, c'était le compère de Marc Almond au sein du mythique duo pop décadent Soft Cell... Eh bien, Dave, il est comme Marc. Il fait de la pop, il a l'air de rien et ça ne l'empêche pas de collaborer avec les grands tordus de la scène indus old school, histoire de brouiller un peu les pistes. Ni une, ni deux, notre homme se fend d'un album solo où il en profite pour se lâcher et explorer les styles qu'il aime. 'Mirrors' est une introduction, le chef a donc choisi un cocktail de mélodies néoclassiques pour lignes de violon, touches synthétiques et une larme de piano. Premier invité de marque, rien de moins que le grand Genesis P.Orridge himself pour un très bon 'Sincerity' qui sonne comme un titre de Soft Cell... avec P.Orridge au chant ! Son timbre monocorde s'adapte parfaitement aux atmosphères décadentes et sulfureuses de la musique. Instrumental et plus expérimental, 'Passion of a primitive' dévoile le côté plus délirant de Dave qui mêle une rythmique tribale aux sonorités synthétiques, avec basses funky, saxos et une flûte baroque. 'In strict tempo', le chef-d'œuvre, avec l'immense Gavin Friday (Virgin Prunes) aux vocaux ! Rien que pour ce titre, le cd vaut l'achat (je m'emporte, je sais). Boîte à rythmes martiales, musique intense et décalée, notre Irlandais plus diabolique que jamais avec son timbre sulfureux... rien d'étonnant à ce que cette chanson attire aujourd'hui encore, dès ses premiers accords, les goths sur le dancefloor telles les mouches sur un crottin. Point encore rassasié, le sieur Genesis s'en revient pousser la chansonnette pour un 'Man in the man' qui m'évoque Fad Gadget... avec P.Orridge au chant ! 'Only time' et 'Life of love' voient le compositeur s'essayer au chant (plus sombre qu'on aurait pu le penser) et se lâcher sur des expérimentations pop dissonantes, bizarres dans la plus pure tradition des travaux de Yello ou certaines sonorités des Residents. 'Rednecks' est assez curieux, sorte de country électronique mélangeant harmonica, violons et synthés, plutôt marrant que vraiment intéressant. L'album se conclut par un 'American stories' bien.... barré. Tout y passe, impros jazzy, slaps funky, bruitages, samples, changements de rythme, touches synthétiques... on dirait la bande-son d'un film expérimental en noir et blanc; pas évident à s'envoyer, d'autant qu'il est relativement long. Après on s'étonne que le label s'appelle 'Some bizarre'...

note       Publiée le jeudi 16 février 2006

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mangetout › mardi 20 mars 2018 - 09:40 Envoyez un message privé àmangetout

Album bigarré, très "electro-pop expérimentale", parfois dignes d'Art Of Noise comme sur les excellents "Passion of a primitive" ou "Man in the man", mais il reste toujours très intéressant et puis il possède un single, le superbe et obsédant "Sincerity" avec Genesis P-Orridge au chant qui vaut sacrément le détour, et à mon avis plus que le "Strict tempo" avec Friday au chant.

Shelleyan › mercredi 26 mars 2014 - 16:54 Envoyez un message privé àShelleyan
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je m'inclus dans la grouillante et vrombissante masse ^^

22goingon23 › mercredi 26 mars 2014 - 09:56 Envoyez un message privé à22goingon23

"rien d'étonnant à ce que cette chanson attire aujourd'hui encore, dès ses premiers accords, les goths sur le dancefloor telles les mouches sur un crottin" : Ô que voilà une subtile métaphore pastorale Virgilienne !! quelle audace mon Twily de comparer les goths à ces sympathiques Lucilia Caesar soit la plus connue roturière "mouche à merde" !! je vais aller jeter une oreille ou plutôt une aile sur cette chose :-)

Shelleyan › mercredi 25 décembre 2013 - 14:26 Envoyez un message privé àShelleyan
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Oui, 92, c'est la réédition cd...Pour Yello, c'est une erreur de ma part, corrigée, merci ;0). Je pensais bien au groupe suisse Yello.

Scissor Man › mercredi 25 décembre 2013 - 09:28 Envoyez un message privé àScissor Man

Excellente découverte. Twilight, pourquoi l'avoir daté 1992 puisqu'il est sorti en 83 ? L'année de sa réédition ? Et tu cites Yello(w). On parle bien de Yello ou du YMO ? C'est très perturbant tout ça ! :-)

Note donnée au disque :