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Campo Di Marte › S/t

7 titres - 40:30 min

  • 1/ Primo tempo (8:04)
  • 2/ Secondo tempo (3:24)
  • 3/ Terzo tempo (6:19)
  • 4/ Quarto tempo (3:12)
  • 5/ Quinto tempo (5:57)
  • 6/ Sesto tempo (5:09)
  • 7/ Settimo tempo (8:25)

enregistrement

Studi Milani Recording, Milan, Italie, janvier 1973

line up

Enrico Rosa (guitares, mellotron, chant), Mauro Sarti (batterie, flûte, chant), Alfredo Barducchi (cuivres, flûte, piano, orgue, choeurs), C. Felice Marcovecchio (batterie, choeurs), Paul Richard (basse, chant)

chronique

D'aucun me reprocheront sans doute d'avoir fait durer le plaisir depuis bien trop longtemps déjà, alors autant en remettre une bonne couche, pas vrai ? C'est comme quand on est mort bourré en fait ; au bout d'un certain nombre, on est tellement h.s. qu'on ne se formalise même plus pour deux ou trois pintes supplémentaires... Campo di Marte est un groupe progressif italien des années soixante-dix, mais ça, vous l'aviez probablement déjà deviné d'un simple coup d'oeil à sa pochette, c'est dire si - sans le savoir - vous êtes désormais rompus à cet exercice ! L'originalité de ce groupe florentin n'est certes pas une de ses qualités premières, puisque tout ce que notre quintet a à nous proposer a déjà été entendu des centaines de fois ailleurs, et peut-être bien mieux. Toutefois, quelques spécificités permettent à l'objet de se démarquer. À commencer par sa formation qui réunit deux batteurs. C'est malheureusement moins spectaculaire à entendre qu'on aurait pu se l'imaginer, seules trois des sept pièces présentes ici faisant un usage évident et pertinent de cette combinaison. Ce sont "Primo Tempo", "Sesto Tempo" et "Settimo Tempo" qui, de surcroît, affichent également un esprit plutôt fourbe, toujours menés par une guitare bien heavy à situer dans le giron des formations hard rock les plus en vues de l'époque parties à la conquête du monde depuis la perfide Albion. À cela vient bien entendu se greffer une sensibilité toute transalpine, faite d'un chant mélodieux évoluant dans autant de tableaux pastoraux dont la ligne d'horizon se dessine au gré des envolées de guitare acoustique, flûte ou autres claviers vintage (orgue et mellotron principalement). Une écriture habile et fouillée parachève le tout mais en réalité rien qui ne surprendra outre mesure les amateurs de Banco, Museo Rosenbach et PFM réunis. Ainsi, sans être fondamentalement indispensable, l'unique album de Campo di Marte a tout de même pour lui suffisamment d'arguments que pour pouvoir faire pencher la balance de son côté.

note       Publiée le lundi 13 février 2006

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