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The Stranglers › The collection 1977-1982

  • 1982 - Liberty, CDP 7 46066 2 (1 cd)

14 titres - 55:35 min

  • 1/ (Get a) Grip (on yourself) (4:03)
  • 2/ Peaches (4:05)
  • 3/ Hanging around (4:27)
  • 4/ No more heroes (3:28)
  • 5/ Duchess (2:30)
  • 6/ Walk on by (6:22)
  • 7/ Waltzin' black (3:39)
  • 8/ Something better change (3:35)
  • 9/ Nice 'n' sleazy (3:11)
  • 10/ Bear cage (3:51)
  • 11/ Who wants the world (3:14)
  • 12/ Golden brown (3:28)
  • 13/ Strange little girl (2:42)
  • 14/ La folie (6:11)

enregistrement

détails non précisés

line up

Dave Greenfield (orgue, voix), Jean-Jacques Burnel (basse, voix), Hugh Cornwell (voix, guitare), Jet Black (batterie)

chronique

Styles
punk
rock

Les étrangleurs de Guilford... Il eût été dommage qu'un site comme le nôtre passât sous silence les méfaits d'un groupe de punk qui se baptisait ainsi. Introduisant dans le genre, dès leurs débuts, une bonne dose d'ironie, le quatuor britannique (avec un petit gars de chez nous à la basse), entre 1977 et 1982 (leurs meilleures années, même si le groupe a continué de tourner jusqu'à aujourd'hui), est aussi passé par une période noire (mais toujours un peu pour rire). Formés dès 1974, avec un son oscillant d'abord entre celui des Doors (l'orgue...) et de Television, puis irrésistiblement entraînés dans un courant nettement plus pop/new wave, avec basse énervée, guitares tressautantes, compositions courtes et accrocheuses, ils ont cependant su conserver une identité propre, forgée par cette ambiance cauchemardesque et décadente qui domine souvent. Les quatre premiers titres de cette compilation essentielle (il vous faudra passer outre une pochette ignoble) opèrent encore dans un registre rock 'n' roll/punk sombre, une musique balancée avec mépris à la face de l'auditeur ("Hanging around" est un hymne incontournable du genre) ; déjà l'orgue donne à ces ritournelles des allures de caroussel fou tournant dans une foire monstrueuse. Le délirant "Waltzin' black" en illustre mieux encore les particularités, de même que "Bear cage". S'il faut revenir sur l'atmosphère complètement décalée, idyllique, de "Golden brown" (une autre valse à l'ancienne jouée par des vieux punks depuis le village de Casimir) ou bien sur l'étrange et troublant soliloque de séduction nocturne (en Français) de Jean-Jacques Burnel dans "La folie", bercée par des nappes de synthé en écho lointain, il n'en demeure pas moins que c'est la reprise du standard de Burt Bacharach "Walk on by" qui retient le plus l'attention : un morceau démentiel, lyrique au départ, où la basse se fait ogresse, la guitare rythmique gratte jusqu'au sang, et l'orgue part dans des délires indescriptibles. Ces étrangleurs-là n'ont peut-être jamais tué personne, mais ici, jamais session plus brûlante n'était venue tempérer leurs ricanements moqueurs et glaçants. Grand disque.

note       Publiée le mercredi 25 janvier 2006

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Raven › mardi 19 janvier 2016 - 21:47  message privé !
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Il faut écouter tous les albums de Rattus à Aural Sculpture, period (je garde même Dreamtime pour deux-trois titres, nostalgie FM). Sur Aural Sculpture (que je tarde à chroniquer) il y a une de leurs plus belles, "North Winds". Les best-of n'ont plus aucun intérêt car les faces B et inédits sont désormais sur les rééditions des albums.

zugal21 › mardi 19 janvier 2016 - 20:19  message privé !

Existe aussi en dvd

Note donnée au disque :       
Dun23 › mardi 19 janvier 2016 - 20:17  message privé !

Tu l'as dit, bizarre, j'adhère pas à tout, Golden Brown, si quand même, putain de chanson ou Peaches dans sa décontraction réjouissante. Mais la Folie par exemple, pff, ça me parle pas du tout. Mais bon, chanson de circonstance en ce mois de janvier: No more Heroes!

E. Jumbo › lundi 18 janvier 2016 - 16:40  message privé !

Quel groupe bizarre... Entre punk, new wave et post-punk, mais avec cet orgue piqué aux '60s. Toujours pop et bordélique, souvent baroque et mélodique... La seule comparaison possible me semble être The Damned à partir de 1979, même si ces derniers semblaient avoir une idée plus précise de leur style. Rah, ces voix planantes à la fin de "Golden Brown"...

Note donnée au disque :       
Aiwass › mercredi 11 juillet 2007 - 01:23  message privé !
Le plus beaux des tangos de minuit... oui...