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Raoul Björkenheim › Apocalypso

9 titres - 41:05 min

  • 1/ Oracle (3:34)
  • 2/ Sages (6:15)
  • 3/ Rain (1:16)
  • 4/ Surf Dance (5:21)
  • 5/ Lament (1:25)
  • 6/ Circles (6:06)
  • 7/ Apocalypso (9:15)
  • 8/ Spirits (3:55)
  • 9/ Last Oracle (3:58)

enregistrement

Sea Wolf Studios, Suomenlinna, Finlande, été 2000-printemps 2001

line up

Raoul Björkenheim (guitares, basse, batterie, percussions)

remarques

chronique

Styles
jazz
rock
Styles personnels
avant garde > fusion

Que ce soit via ses participations actives aux projets de tiers ou, plus logiquement, au travers de la discographie complète de son groupe, Krakatau, le guitariste Raoul Björkenheim a suffisamment démontré de par le passé que son intérêt premier était de privilégier les atmosphères. Créateur de mondes ténébreux où se téléscopent les influences diverses que le musicien a pu collecté tout au long de son parcours, quand vient l'heure de réaliser son premier disque en solo, en somme, on sait déjà à quoi s'attendre. Oui. Sauf que "Apocalypso" fût à l'origine une oeuvre commanditée par le festival d'Helsinki, un truc énorme, aux proportions gigantesques ; un large orchestre de guitaristes et de percussionistes qui n'est bien entendu pas sans rappeler les travaux de Rhys Chatham et Glenn Branca réunis. Le présent disque en porte certes le nom, mais n'est hélas pas, comme on l'aurait peut-être souhaité, un témoignage en concert de ce qui devait à coup sûr représenter une incroyable performance. Cette version-ci voit le compositeur être aussi l'acteur principal de cette pièce en neuf actes au déroulement ininterrompu. En guise de brèves interruptions dans cette lente montée en puissance, on signalera tout juste les impressionistes "Rain" et "Lament" ou encore le passionné "Spirits" aux notes de guitare toutes mesurées. Mais ce sont sur des titres comme "Sages", "Surf Dances" ou "Apocalypso" en particulier que ses travaux pour Phantom City ou Bill Laswell ressortent le plus. Le côté tribal du Krakatau des débuts ressurgit donc aussi avec son martelement caractéristique, ses stridences volontaires et ses aberrations erratiques. Une légère touche exotique aussi, sorte de dub ténébreux qui cache des moments de colère diffus mais tenaces ("Circles"). En dépit du tribut conséquent qu'il doit fatalement aux technologies modernes, cet "Apocalypso" de Raoul Björkenheim est en réalité un disque de transe moderne qu'aucun antidote ne peut absoudre du charme vénéneux qui s'en dégage.

note       Publiée le vendredi 23 décembre 2005

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Solvant › dimanche 30 décembre 2007 - 20:44 Envoyez un message privé àSolvant
Le genre de disque que j'achéte direct rien que pour la pochette. Un vrai donut pulpeux & métaphysique.