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The Art Of Noise › In visible silence

11 titres - 45:04 min

  • 1/ Opus 4
  • 2/ Paranoimia
  • 3/ Eye of a needle
  • 4/ Legs
  • 5/ Slip of the tongue
  • 6/ Backbeat
  • 7/ Instruments of darkness
  • 8/ Peter Gunn (featuring Duane Eddy)
  • 9/ Camilla-the old, old story
  • 10/ The chameleon's dish
  • 11/ Beatback

enregistrement

1986

line up

Anne Dudley (touch sensitive), J.J. Jeczalik (sapientia fons vitae), Gary Langan (to be completed).

remarques

chronique

Styles
electro

Ancrée dans les années 1980, liée par le passé de ses membres à la pop new wave un peu grasse produite à cette époque par Trevor Horn (genre "Frankie goes to Hollywood"), l'electro-pop mâtinée d'échantillons audacieux et de beats cinglants de "The art of noise" surprend pourtant, encore aujourd'hui, par sa modernité et son extraordinaire efficacité. S'il ne contient pas le mémorable "Moments in love", "In visible silence" n'en demeure pas moins selon moi le meilleur album du groupe. Pratiquant le DJ-ing forcené, matraquant l'auditeur sous un bon gros big beat, ou au contraire l'hypnotisant par ses ambiances tantôt martiales, tantôt morbides, tantôt apaisantes, ce groupe a exercé une influence considérable sur toute la décennie suivante. "Opus 4" et ses samples de voix féminines se répercutant à l'infini, qui ouvre l'album, n'est pas loin d'une sorte d'heavenly électronique tout à fait fascinante, de même que le pont du titre suivant, construit à partir de souffles sensuels. "Eye of a needle" flirte avec un lounge racé, doté à l'arrière-plan d'un beat en forme de sons fracassés. "Legs", improbable single, "Peter Gunn" (ultra-classique, mais repris ici avec une redoutable force !) de même que les imparables hymnes "Slip of the tongue/Backbeat" et "The chameleon's dish/Beatback" (chacun concluant une face du LP), nous assomment tout simplement par la lourdeur de la rythmique, avec en prime un paquet de sons délirants qui viennent assaisonner le tout. "Instruments of darkness", en début de face B, féroce et guerrier, faisant entendre ses échantillons de voix murmurant "encore" ou hurlant à la manière d'un instructeur militaire aboyant ses ordres, avec ses extraits de discours de provenance politiquement sulfureuse, fait toujours son effet. Même chose, dans un registre totalement différent, pour "Camilla...", smooth et envoûtant, percus à l'avenant et basse énorme qui se promène, une méditation prenant tout à coup une enveloppe sonore sépulcrale. Peut-être est-ce la nostalgie qui me fait parler (car ce LP constitua quasiment ma découverte de l'electro) mais tant pis, je le dis : ce groupe a décidément bien choisi son nom, et cet album passe toujours aisément la rampe.

note       Publiée le mardi 20 décembre 2005

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Note moyenne        5 votes

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snooky › vendredi 27 août 2010 - 20:35  message privé !

Ah je me souviens ! J'avais découvert ce groupe tout à fait par hasard, par l'intermédiaire de mon neveu qui m'avait enregistré sur une K7, "Daft/In visible silence" et j'écoutais ça sur une vieille chaîne pourrie pratiquement en boucle.Et ce qui surprend aujourd'hui, à la réécoute,sur CD cette fois çi, c'est que cette musique n'a pas pris un gramme de poussière, la moindre ride.Extraordinaire modernité des sons, collages assez étonnants qui par instants peut évoquer Yellow,efficacité( la version sulfureuse de Peter Gunn).Malheureusement, la suite sera moins chatoyante.J'ai écouté l'album où il est fait référence à claude Debussy.J'aime beaucoup moins mais peut être qu'il faudrait que je le réécoute.En tout état de cause, et pour ceux qui ne connaîtrait pas, je conseille vivement ce Art Of Noise.

Valsturm › vendredi 23 janvier 2009 - 15:23  message privé !

Un classique même si leur premier album tabasse encore plus. "Beatbox" est une des plus grosses claques electronique qu'il est possible de recevoir.

toliveistodie › lundi 17 décembre 2007 - 21:42  message privé !
Je suis tombé sur un album d'eux dédié à Debussy, c'est pas mal du tout!
dariev stands › lundi 22 octobre 2007 - 21:03  message privé !
avatar
des que je rentre en france, je retrouve mes vyniles = du art of noise, ladies and gents
Lapin Kulta › mercredi 12 septembre 2007 - 00:57  message privé !
Ecouter de la musique électronique sans n'avoir jamais jeté une oreille à ce disque (groupe?) est une hérésie. A quand la suite?
Note donnée au disque :