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Dälek / Faust › Derbe Respect, Alder

8 titres - 45:56 min

  • 1/Imagine What We Started
  • 2/Hungry for Now
  • 3/Remnants
  • 4/Dead Lies
  • 5/Erratic Thoughts
  • 6/Bullets Need Violence
  • 7/Collected Twilight
  • 8/T-Electronique

remarques

chronique

Styles
indus
hip-hop
Styles personnels
krautrap

A priori, la rencontre entre le dieu du krautrock et le dieu du hip hop du 21e siècle pouvait laisser dubitatif. Rencontre hasardeuse, totale maîtrise multiethnique de 2 générations qui s'entrechoquent ? Le premier titre ne nous donne pas de réponse, se contentant d'être une longue plage noisy de percussions foisonnantes au sein d'une rythmique hip hop très puissante. Tribal et industriel à la fois, et peut être même shoegaze dans ses mélodies granuleuses qui puent la vapeur d'usine. Mais, dès "Hungry for now", on ne rigole plus. Dälek slamme, à la manière d'un Saul Williams presque, sur les rythmiques Faustienne, où basse rime avec batterie syncopée, d'un groove tout à fait 70's, avant de déboucher sur une plage ambiant glauquissime, post industrielle, où Dälek chuchote sur delay et reverb, englobé dans une nappe synthétique rappelant les vieux films d'horreur type cauchemar dans un film de Freddy. Assez terrifiant. Dès lors, l'on débarque sur une planète à la rythmique hip hop, mais cette fois ci venant de Faust, n'hésitant pas à se lancer dans des trips "clavier de metal psychédélique qui bouffe des boulons aux L.S.D.", où ça grésille, sa stridente jusqu'à destruction totale des oreilles - limites bruitistes, une grosse basse ronde et grasse, et Dälek qui hurle, slamme, toujours, mais avec de la distorsion sur sa voix: laminage cérébral garanti. Dälek et Faust inventent dès lors le Krautrap. Aucune garantie d'accrocher, d'autant plus que l'album souffre de quelques longueurs assez éreintantes ("Collected Twilight" qui ne finit jamais), mais la pochette vous met directement sur la voie: un rail qui s'étend à perte de vue. C'est post-industriel, ça pue la ferraille et la rouille, c'est rectiligne, ça grince comme au freinage du train, le voyage est long mais l'arrivée en vaut le coup ("T-electronique" qui est un pur chef d'œuvre de rap expérimental indus psyché). Pour nomades aguerris.

note       Publiée le dimanche 18 décembre 2005

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A.Z.O.T Envoyez un message privé àA.Z.O.T

C'est drôle j'avais parlé à péron après un concert e faust aux abattoirs. Péron a collaboré apparemment à ce disque puisque quand je lui en ai parlé il m'a dit que le groupe s'était brouillé avec dälek pour des raisons obscures. Ce disque arrive à plomber une aprèm ensoleillé (et la rythmique monolithique à la basse sur bruits indus rappelle scorn tout de même).

Damodafoca Envoyez un message privé àDamodafoca

T-electronique est un putain de morceau!!! Par contre je capte pas, y'a une sorte de conflit intra faust entre Irmler et Péron/Diermaier pourtant ils ont collaboré (sauf péron) a ce disque... On peut pas se blairer, on monte deux groupes parallèles, on se crache dessus en itw mais on fait quand même ce disque? En plus les version divergent selon les groupes... Bref, album zarb du point de vue de sa conception.

Crime Envoyez un message privé àCrime

Ça donne envi en tout cas je dirais mon avis après quelques écoutes.

blub Envoyez un message privé àblub
Aprés plus d'un an d'écoute, ce skeud se révéle dépendant sur l'organisme, il revient de plus en plus souvent dans ma platine de façon totalement inconsciente... le futur d'un certain Hip-Hop! et la meilleure collaboration de Dälek!
Note donnée au disque :       
Macbeth Envoyez un message privé àMacbeth
"How many mc's know who Faust is?" qu'y disait sur Classical Homicide. Moi je me suis pas méfié... On ne saurait à première vue mieux dire que Saïmone : "Aucune garantie d'accrocher". Pourtant plus je l'écoute, plus je suis convaincu et moins je regrette mon très irréfléchi et impulsif achat. Alors oui, il y a des, hum... longueurs vu que cet album est à peu près aussi fun et accrocheur qu'un Tarkovski en vo non sous-titrée mais à l'arrivée c'est une réussite, dense (dix idées par morceau, aucun qui ne débute comme le précédent se termine, faut suivre) et quasi-hypnotique (Collective Twilight et T-Electronique : superbes) qui selon moi ouvre de nombreuses voies pour l'avenir d'un certain rap, si on veut se donner la peine de dépasser le stade du "ouah trop chelou ce skeud".
Note donnée au disque :