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Tim Buckley › Goodbye and hello

  • 1989 • Elektra 74028-2 • 1 CD

10 titres - 42:55 min

  • 1/ No man can find the war (2:58)
  • 2/ Carnival song (3:10)
  • 3/ Pleasant street (5:15)
  • 4/ Hallucinations (4:55)
  • 5/ I never asked to be your mountain (6:02)
  • 6/ Once I was (3:22)
  • 7/ Phantasmagoria in two (3:29)
  • 8/ Knight-errant (2:00)
  • 9/ Goodbye and hello (8:38)
  • 10/ Morning glory (2:52)

enregistrement

Los Angeles, Etats-Unis, juin 1967.

line up

Jimmy Bond (basse), Tim Buckley (voix, guitares six cordes, douze cordes, bottleneck, kalimba, vibraphone), Jerry Yester (orgue, piano, harmonium), Lee Underwood (lead guitar), Brian Hartzler (guitare), John Forsha (guitare), Jim Fielder (basse), Eddie Hoh (batterie), Carter C.C. Collins (congas, percussion), Dave Guard (kalimba, tambourin), Don Randi (piano, harmonium, clavecin)

remarques

chronique

Après un premier album prometteur, Tim Buckley laisse réellement éclater son génie avec ce disque : une folk psychédélique touchée par la grâce, où se mêlent dans la plus grande harmonie professions de foi écologistes ou anti-militaristes et ballades médiévales, chansons d'amour fougueuses à l'élan irrésistible et visions hallucinatoires tout droit sorties d'un bain d'acide. Le groupe qui entoure Tim est merveilleux. C'est d'ailleurs plus qu'un groupe de rock, malgré le feu d'artifice des guitares, c'est un big band, c'est un orchestre symphonique, qui déploie mille trouvailles enchanteresses tout au long de l'album. Les compositions sont à tomber par terre. Que des classiques. (Et dire que Tim fut largement boudé par le public de son vivant... si c'est pas malheureux.) Et puis cette fameuse voix qui plane au-dessus de tout ça... Le bonheur : les congas et la douze-cordes qui rythment la plainte lancinante de "No man can find the war", l'orgue de barbarie déglingué de "Carnival song", "Pleasant street", sommet absolu de folk/rock torturé au lyrisme puissant et ravageur, "Hallucinations" et ses mille bruissements percussifs irréels, la furia intrépide de "I never asked to be your mountain" et ses assauts guitaristiques, la mélancolie sereine de "Once I was" et du célèbre "Morning glory", la complainte du "chevalier errant" venue d'un autre âge, et puis ce "Goodbye and hello", synthèse sublime et bouleversante de ce que les sixties ont de mieux à offrir : une utopie musicale. D'autre part, je sais que ce n'est pas le propos pour beaucoup, mais les textes, écrits soit par Buckley soit par son ami le poète Larry Beckett, sont à l'égal de cette musique : beaux, lyriques, puissants et expressifs. Oui, et "Goodbye and hello" (la chanson) offre à elle seule le résumé parfait des aspirations, des idéaux les plus grands de toute une génération. On en pleurerait. Bien sûr, certains préfèreront les hardiesses futures de Tim, qui partira dès l'album suivant vers de nouvelles aventures. Mais l'émotion dégagée ici est déjà au plus haut, je trouve (et je ne suis pas le seul à le penser). C'est vrai que dans "Starsailor", l'autre chef-d'oeuvre, il y a, entre autres, "Song to the siren", une des 10 plus belles chansons jamais écrites et interprétées. D'accord. Toutefois, "Goodbye and hello" restera dans mon coeur, éternellement, un favori. "I am young / I will live / I am strong / I can give / You the strange / Seed of day / Feel the change / Know the Way..." Buckley, prénom : Tim.

note       Publiée le mardi 13 décembre 2005

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notes

Note moyenne        17 votes

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Coltranophile › vendredi 29 janvier 2021 - 18:57 Envoyez un message privé àColtranophile

Tu ne m’en voudras pas trop si ta remarque me donne envie de rentrer chez moi?

Note donnée au disque :       
Raven › vendredi 29 janvier 2021 - 18:03 Envoyez un message privé àRaven
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À chaque fois que je vois passer cette pochette j'ai l'impression que Richard Cocciante est sur Guts.

Coltranophile › vendredi 29 janvier 2021 - 13:28 Envoyez un message privé àColtranophile

"Happy Sad" s'éloigne d'un pas décidé (et jazzisant) de celui-ci pour se rapprocher du fameux triptyque, "Blue Afternoon" étant son plus proche héritier comme l'a suggéré Khyber. "Lorca" est le plus "barré", même si je trouve que "Starsailor" l'est tout autant mais en plus intégré, ce qui lui donne une cohérence qui manque parfois à "Lorca". La folie de l'un a des moments de douceurs alors "Lorca" est dans le déséquilibre quasi-constant. On n'y pose jamais son cul. "Driftin'" fait vraiment mal, ce niveau d'expressivité est précieux. Ici, "Pleasant Street" est, en effet, sublime. Mais "Phantasmagoria For Two" n'a pas grand chose à lui envier.

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Shelleyan › jeudi 28 janvier 2021 - 22:48 Envoyez un message privé àShelleyan
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J'ai pécho un petit coffret avec ses disques, j'avoue que je ne m'attendais pas à des essais aussi expérimentaux parfois, sur 'Lorca' notamment...

Richter › jeudi 28 janvier 2021 - 22:22 Envoyez un message privé àRichter

Pas avant de remettre le nez et les oreilles dans ceux que j'ai cité...;)

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