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Linear Sphere › Reality Dysfunction

7 titres - 65:34 min

  • 1/ Reversal (10:38)
  • 2/ Father Pyramid (4:49)
  • 3/ Ceremony Master (6:23)
  • 4/ Division Man (4:21)
  • 5/ Life of Gear (7:41)
  • 6/ Marketing (6:32)
  • 7/ From Space to Time (25:10)

enregistrement

Nutopia Sounds, Angleterre, 2005

line up

Martin Coulding (guitare), Charlie Griffiths (guitare), Steve Woodcock (basse, Chapman stick), Nick Lowczowski (batterie), Adam Robinson (claviers), Jos Geron (chant)

remarques

chronique

Linear Sphere est une formation britannique qui, patiemment, depuis 2002, attend son heure. Ayant pleine confiance dans l'étendue de leurs talents surlesquels, par ailleurs, le groupe mise tout, c'est au crépuscule de cette année qui s'achève qu'ils viennent enfin nous délivrer le fruit de leur dur labeur. Une basse virevoltante, une batterie agile et technique, des guitares qui se partagent riffs secs et sanglants et solii anguleux, voilà autant d'éléments qui immanquablement nous font aussitôt songer à des formations métal ultra techniques comme Cynic ou Aghora. Pourtant, le visage de Linear Sphere est tout autre, bien loin de cette concurrence qui, du reste, a disparu. Excepté le saccadé "Father Pyramid" qui s'octroye une touche Meshuggah qui fera mouche à tous les coups, ailleurs leurs compositions plus fouillées que vraiment réfléchies se noient sous un déluge technique qui semble avoir rayé le mot réserve de leur dictionnaire. Des effets de voix en overdub tentant de singer les ambiances à la Neurosis ou Tool, sans pour autant en avoir capté l'essence, cachent difficilement en réalité l'ineptie profonde de leur premier album. La nature véritable de Linear Sphere se révèle par ailleurs assez vite ; une nouvelle protubérance à la face d'un métal prog boursouflé d'acné juvénile qui ne s'est jamais remis de l'éclosion de ses deux premiers boutons, Cairo et Dream Theater. D'ailleurs, si la voix de Jos Geron est à peine audible derrière le rack d'effets qui en rendent ses logorrhées presque incompréhensibles, c'est pour occulter une similitude parfois trop gênante avec James LaBrie, chose qui évidemment n'arrange rien. Quand survient "From Space to Time", la longue suite de plus de vingt cinq minutes, le haut le coeur qui nous révulsait jusque là se transforme alors en irrépressible nausée. Pas grand chose à retenir donc de cet essai poussif, excepté peut-être le titre de l'album, "Reality Dysfunction", vraisemblablement inspiré du roman fleuve de science-fiction du même nom signé Peter F.Hamilton, autrement plus mémorable que cet enregistrement fort dispensable.

note       Publiée le mercredi 23 novembre 2005

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RNO › lundi 16 janvier 2006 - 13:16 Envoyez un message privé àRNO
Heureusement que dans ROCK HARD, la qualité de cet album n'est pas passée inaperçue... c'est l'album du mois !!! :)
theclitmaster › mercredi 23 novembre 2005 - 16:49 Envoyez un message privé àtheclitmaster
suis rassuré de voir que je ne suis pas le seul à avoir du mal avec ce cd...