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John Adams (b.1947) › The John Adams earbox

103 titres - 607:01 min

  • CD 1 - 1 à 3/ Harmonium - 4 à 7/ Shaker loops - CD 2 - 1/ The chairman dances - 2 à 4/ Grand pianola music - 5/ Fearful symmetries - CD 3 - 1 à 22/ Nixon in China (excerpts) - CD 4 - 1/ The wound-dresser - 2/ Christian zeal and activity - 3 à 7/ Five songs (by Charles Ives) - 8/ Eros piano - CD 5 - 1 à 13/ The death of Klinghoffer (excerpts) - CD 6 - 1 à 2/ Two fanfares for orchestra - 3/ Common tones in simple time - 4 à 5/ El dorado - CD 7 - 1 à 3/ Harmonielehre - 4 à 6/ Concerto pour violon - CD 8 - 1 à 3/ Chamber symphony - 4 à 6/ Hoodoo Zephyr (excerpts) - 7 à 9/ Gnarly buttons - CD 9 - 1 à 15/ I was looking at the ceilling and then I saw the sky - CD 10 - 1/ Lollapalooza - 2 à 12/ John's book of alleged dances - 13/ Slonimsky's earbox - (Pour le détail des titres et les durées de chaque morceau, merci de vous reporter aux chroniques concernées.)

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Cet objet volumineux (10 CD) et luxueux, superbement présenté et accompagné d'un livret de 180 pages bourré d'informations et de photos, contient toute la musique composée par John Adams depuis ses débuts (1973, pour l'anecdotique "Christian zeal and activity") jusquà 1996, exception faite de la musique pour piano seul. Il n'y manque donc pas grand' chose, étant donné la relative faiblesse de ses derniers opus en date, "El Niño" (2000), et surtout "Naive and sentimental music" (1999). Le seul regret que l'on peut avoir étant la présence de ses deux chefs-d'oeuvre, les opéras "Nixon in China" et "The death of Klinghoffer", sous la forme d'extraits ; toutefois, pour Nixon, cela représente près de 80 minutes de musique quand même et l'on ne rate rien d'essentiel, c'est en revanche un peu plus dommageable pour Klinghoffer qui se voit privé d'un moment fort (l'aria finale de Marylin Klinghoffer). Pour le reste, il y a tout, vraiment tout, et c'est cela qui est fascinant. Prise dans son ensemble, l'oeuvre de John Adams traduit ce formidable parcours, ayant pour point de départ une musique répétitive calquée sur celle de Steve Reich et Philip Glass, et qui bientôt se mue en une espèce de post-modernisme conservant quelques traits du minimalisme pour y mixer un siècle entier de musiques venues de tous horizons, son langage s'élargissant constamment, prenant une tournure qui le fera passer de Reich à Stravinsky, puis à Puccini, Schönberg, Ravel, Debussy, Bill Evans ou Fats Waller, Stevie Wonder, le new-age ou Tex Avery... Une théâtralisation constante des formes et des expressions du passé, souvent dans un esprit de provocation ou de déconnade, qui est pour lui tout ce que l'avenir peut encore nous offrir. Rien n'est exclus, même pas un retour à la pureté musicale dans certaines pièces, ni le surgissement du pathos, aussi bouleversant qu'il est inattendu. Radar de spiritualité ou grand escroc de la musique contemporaine ? Il n'est pas encore temps de le dire. Moi-même, je n'en sais rien encore, mais je vous incite très fortement à vous faire une idée par vous-même. (Pour le détail de chacune des pièces contenues dans ce coffret, merci de vous reporter aux chroniques concernées.)

note       Publiée le dimanche 13 novembre 2005

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